12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 19:21

Inutile de le nier : avec ces élections, présidentielles comme législatives, la gauche prend une claque monumentale. Le quinquennat de Hollande a suscité un tel rejet que le PS ne s’en relèvera probablement pas.

Le désormais président Macron a mené campagne dans le « ni-ni », en assurant dépasser les vieux clivages gauche-droite, et force est de constater qu’il y avait une attente pour cela. Je crois qu’il y aura sous peu aussi beaucoup de déception, parce que nous voyons aujourd’hui avec la composition du gouvernement et les premières mesures portées que cet argument de campagne n’était qu’un leurre. Le « dépassement des clivages » ça n’existe pas. Macron est un homme de droite. (Mais au fond, vous qui avez voté pour lui, ne le saviez-vous pas ?) Il a gagné. Et largement. Certes dans un contexte très particulier, mais il ne sert à rien de nier les évidences : il a gagné parce que les Français.e.s veulent « changer de système ». En cela ils ne sont pas seuls : de Podemos à Corbyn, en passant par Trump ou Syriza les formes en sont diverses mais la volonté de changement a le même cœur. La gauche Française n’a pas su, ne sait pas porter cette espérance. Pas encore, du moins. Il a gagné aussi parce que les Français.e.s, en réalité, voulaient un projet de droite. Comment expliquer, sinon, ces milliers d’électeurs de gauche votant Juppé à la primaire de la droite ? Comment expliquer que tous, nous avions intégré que la droite allait gagner ces élections présidentielles, et qu’il ne s’agissait plus, dès lors, que de savoir si c’était une droite conservatrice, une droite libérale, une droite humaniste, une droite sociale ou un mélange de tout cela qui présiderait au destin de la France ? Au 1er tour souvenez-vous : Macron, Le Pen, FIllon. Les droites dans toutes ses compositions ou presque. Et le moins clivant en tête. Il a gagné enfin parce que les Français.e.s voulaient un projet clair et un Président qui fasse ce qu’il dit. Et c'est le grand paradoxe de cette élection. Durant des semaines, nous avons assisté à la création du personnage Macron. Le programme ne venait pas mais il demandait d’attendre, et les quelques bribes lâchées suffisaient à faire patienter les fans, qui lui pardonnaient tout et pardonnent encore tout, de l’affaire Ferrand à Bayrou mettant la pression à Radio France. Une fois élu, Macron ne s’est pas caché derrière son petit doigt. La couleur a été annoncée dès la composition du gouvernement. Les mesures sont tombées dès avant les législatives : loi travail, sécurité sociale en danger, éducation nationale reléguée loin des priorités, augmentation de la CSG des retraités, suppression de l’ISF… Rien n’est caché aux Français.e.s qui savent donc à quoi s’attendre avec une assemblée nationale très majoritairement acquise à Macron.

Une majorité des Français.e.s est opposée à la loi travail mais plébiscite celui qui va en renforcer les aspects les plus durs… La démocratie est faite de ces paradoxes. J’ai renoncé à les expliquer, je les constate simplement.

Alors hier nous avons battu des records d’abstention.

Mais enfin, ouvrons les yeux ! Cette abstention a un sens, qu’il faut entendre : Macron n'a pas été élu par hasard. Mais l'adhésion n'est pas massive, c'est le moins qu'on puisse dire. Seulement, aujourd’hui, qu’ils aient ou non glissé un bulletin « Macron » lors de la présidentielle, les Français veulent lui donner pouvoir de faire. En votant pour ses candidat.e.s (il garde près de 80% de son électorat) ou en n’allant pas voter (la moitié des électeurs FN et FI se sont abstenus, plus de 40% des électeurs de Hamon…)

Une chèvre avec l’étiquette « Macron » avait donc plus de chance de finir en tête de ce premier tour qu’une femme ou un homme ayant prouvé son expérience, ses compétences, ses qualités, son engagement. L’estampille « Macron » fait office d’adoubement et s’il peut être réjouissant de voir l’Assemblée Nationale profondément renouvelée, je m’inquiète pourtant que l’on vote sur une simple étiquette, sans accorder la moindre importance aux personnes, niant en cela que chacune et chacun, au-delà d’un engagement politique forcément collectif a une personnalité, un parcours, des idées et qu’être député.e c’est faire la loi, réfléchir en profondeur aux problématiques de notre société, mais aussi être en lien avec le territoire de sa circonscription. Tout cela ne peut se faire en laissant les pleins pouvoirs à un seul homme qui déciderait de la direction dans laquelle doivent aller toutes choses, et c’est pourtant bien ce qui risque d’advenir.

Permettez-moi enfin quelques mots sur la 11eme circonscription. La gauche a disparu du second tour. Comme partout, la vague Macron est passée. Comme partout, l’abstention a progressé. Près de 4000 inscrits en plus, 7001 votes exprimés en moins. Nous ne dérogeons en rien à la moyenne nationale… Le candidat MODEM adoubé par Macron arrive sans surprise en tête avec 14495 voix. (J’en avais obtenu 16787 en 2012) Christian Kert qui obtenait 15696 voix en 2012 chute de façon spectaculaire puisqu’il n’obtient plus que 8041 suffrages. Le FN perd 2977 voix. Quant à la gauche, si les scores cumulés de la FI et du PC donnent un gain de voix (4131 pour Magro (Front de Gauche) en 2012, 6938 pour Hubert (FI) + Molino (PC) en 2017) cela ne rattrape en rien la dégringolade abyssale que nous subissons puisque le candidat investi par EELV et le PS n’obtient que 1410 voix. Je n’accable pas Dorian Hispa. Je regrette qu’il ait mené campagne sans dire clairement qu’il était le candidat issu d’un accord entre le PS et EELV car je pense qu’il aurait eu à gagner à ne pas brouiller le message auprès des électeurs. Mais à l’image d’autres circonscriptions c’est à un rejet massif du PS que nous avons assisté autant qu’à un plébiscite pour le Président de la République. Seule l’étiquette a compté. Les résultats d’Axelle Lemaire, de Karine Berger, de Ségolène Neuville, de Najat Vallaud Belkacem, d’Aurélie Filippetti, de Benoît Hamon et de tant d’autres encore sont injustes au regard du travail et des qualités de ces personnes.

Dans les Bouches-du-Rhône, aucun des sortants PS n’est présent au second tour. Pourtant Jean-David Ciot a été un bon député durant 5 ans. Je le dis d’autant plus volontiers que cela n’étonnera personne, nous ne sommes pas toujours d’accord en terme de ligne politique. Mais je l’ai vu travailler, servir la nation et ce territoire avec intelligence et engagement. Dans un autre registre, je pense aussi à Patrick Mennucci qui ne sera pas non plus au second tour.

Une élection fait des vainqueurs et des vaincus, et lorsque l’on s’engage en politique on connaît les risques. Il n’empêche que chacun.e de ces candidat.e.s est une personne, et j’ai une pensée pour elles et eux aujourd’hui.

Les Français.e.s ont souhaité voir advenir une autre Assemblée, et cela passait par ce « dégagisme » (que ce mot est laid…) C’est leur choix, et il est éminemment respectable. Qu’on me comprenne bien : je ne suis pas amère. Mais je m’inquiète de tant de pouvoirs laissés à un seul parti de droite.

La gauche est aujourd’hui un champ de ruines. Paradoxalement, c’est peut-être la meilleure perspective que nous ayons eue depuis longtemps. Mitterrand écrivait dans la paille et le grain en 1975 « Limiter notre critique au seul aspect économique du système en cours réduirait par trop notre capacité de convaincre. Au socialisme, il faut une morale. Un projet de société qui se passerait d’un projet de civilisation buterait vite sur l’impossible. L’amour et la beauté, la liberté et le savoir sont toujours à réinventer. »

Nous avons oublié que notre engagement était d’abord celui du changement de civilisation. A nous, aujourd’hui, d’imaginer la gauche et de la faire advenir.

Repost 0
Publié par Gaëlle Lenfant - dans Mes convictions
commenter cet article
8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 14:28

Mardi matin a été diffusé sur France Bleu Provence un reportage qui évoquait la parité sur Marseille. J'ai ainsi appris que non seulement j'étais marseillaise mais qu'en plus je me serais « désistée » dans la 11e circonscription.

Histoire d'être claire : je ne me suis pas désistée. J'aurais pu le faire, notez. Dès la mi-janvier, en effet, j'avais appelé à une discussion franche et ouverte de l'ensemble des formations de gauche et j'avais signifié clairement que ce serait un honneur pour moi de me retirer si cette solution permettait une union de la gauche qui, seule, pouvait aller chercher la victoire. Mais cette discussion n'a jamais eu lieu. En effet, c'est un accord national qui a attribué la circonscription à un candidat EELV. Il n'y a donc pas eu de désistement de ma part mais simplement le respect d'une décision prise à Paris et qui permettait en retour à des candidat·e·s socialistes des Bouches-du-Rhône d'avoir le soutien actif d'EELV.

Je regrette l'utilisation de ce terme de « désistement ». S'il s'était agi d'un homme dans cette simple situation de respect d'un accord, je doute que le responsable socialiste qui s'est exprimé aurait choisi ce terme. Les femmes ne sont pas moins combatives que les hommes. Il n'y a pas d'un côté des hommes qui se battent et des femmes qui se désistent et qui créeraient ainsi elles-mêmes le non respect de la parité.

Voir les commentaires

Repost 0
Publié par Gaëlle Lenfant
commenter cet article
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 14:19

Après ce premier tour des présidentielles, nous renouvelons ce constat sans appel : désunie, la gauche perd. Pire ! Elle se perd. Avec intelligence et conviction les socialistes et les écologistes en ont pris acte dès le début de cette campagne présidentielle en choisissant d’unir leurs forces. La gauche unie aurait pu gagner, et nous n’avons pas attendu le résultat de ce premier tour pour le dire. Nous regrettons que ce rassemblement n’ait pu aller au-delà, et, très clairement, que la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon ait refusé les discussions. Néanmoins, les regrets ne sont utiles que s’ils forgent des leçons pour l’avenir. Nous regrettons amèrement l’accession du Front national au second tour de l’élection présidentielle et ferons tout pour que cela ne se reproduise pas sur la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône lors de la législative. C’est pourquoi, dans l’élection qui est devant nous et qui peut encore voir la gauche l’emporter, nous faisons à nouveau ce choix du rassemblement. Unis, socialistes et écologistes présenteront une seule candidature à l’élection législative, celle de Dorian Hispa.

Conscient·e·s de la volonté de renouvellement exprimée par nos concitoyen·ne·s, face à un député sortant élu depuis près de trente ans, nous avons, nous, le courage, l’audace et l’intelligence de proposer un candidat nouveau, jeune, qui permettra de donner un nouveau souffle à cette circonscription

Profondément convaincu·e·s que la politique doit renouer avec le fond, se pencher sur les projets et les idées plutôt que sur les personnes et les affaires, nous choisissons de mener une campagne citoyenne. Afin de renouer le dialogue avec les gens un comité citoyen a été lancé il y a de cela plusieurs semaines. Il travaille à des propositions concrètes, et continuera à œuvrer avec Gaëlle Lenfant afin d’enrichir le programme du candidat.

Nous faisons nôtre la formule de Benoît Hamon que nous sommes fier·e·s d’avoir soutenu, et qui marquera notre société sur le long terme tant il a su ouvrir sur les enjeux fondamentaux que sont par exemple la transition écologique ou la question du travail : « seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin ».

C’est ensemble que nous mettrons tout en œuvre pour qu’une candidature unique de la gauche puisse émerger sur cette circonscription. C’est ensemble que nous bâtirons cette campagne. Et ensemble que nous irons chercher la victoire les 11 et 18 juin prochains.

Dorian Hispa et Gaëlle Lenfant

Repost 0
11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 21:50
Inauguration de l'exposition Chibanis : la question de Luc Jennepin précédée d'ateliers calligraphie, écriture et aquarelle

S’engager en politique, c’est se battre pour construire le monde auquel on aspire, non pas pour soi, mais pour tous et toutes. Tolérance, respect, ouverture, justice sociale sont quelques-uns des mots remplis de sens qui, au côté de la devise de notre république, Liberté, Égalité, Fraternité m’accompagnent chaque jour dans mon action.

 

Cette action politique, je ne la conçois pas sans culture. Celle d’ici, celle d’ailleurs, la populaire et l’élitiste qui peuvent s’interchanger pour peu que notre regard le veuille. L’actuelle et celle dont est patinée notre histoire, je veux dire l’histoire du monde, de tous ces mondes auxquels nous devons penser, nous, responsables politiques, lorsque nous mettons en place des politiques publiques. La culture est au coeur de la campagne de Benoît Hamon comme elle est au coeur de ma

campagne.

 

Le comité citoyen de la 11e circonscription a souhaité organiser une réflexion autour du film documentaire de Rachid Oujdi « Perdus entre deux rives : Les Chibanis oubliés ». Ce film sera projeté vendredi 21 avril (quel symbole n’est-ce pas…) au local de campagne, en présence du réalisateur.

 

Mais avant cela, nous avons le grand plaisir d’accueillir Luc Jennepin, photographe, artiste militant, qui nous fait l’honneur de nous prêter ce magnifique hommage artistique et photographique fait aux Chibanis qui prend la forme d’une exposition photographique.

 

Elle sera inaugurée samedi 15 avril vers 16 h 30, en présence de l’artiste qui revisitera avec et pour nous ces magnifiques portraits. Les visites de cette exposition seront possibles jusqu’au 21 avril, tous les après-midi aux heures d’ouverture du local de campagne.

Télécharger le dossier de presse

Repost 0
9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 11:59

Suite à l’article de La Provence ci-joint vous avez été nombreux à m’interroger. Je veux donc vous le dire clairement : aucun accord n’a été validé formellement et je reste la candidate légitime du PS sur la 11ème circonscription. D’ailleurs, qui pourrait penser qu’à 15 jours du 1er tour de la présidentielle des responsables politiques s’amuseraient à cela ?

Les gens sont las de ces accords d’appareil, de ces petites réunions dans des cafés ou des arrières cuisines, moi la première. Mon engagement politique tient à des valeurs, des projets, une vision de la société que je souhaite promouvoir. C’est à cette action politique là, cette action noble et enthousiasmante que je me consacre aujourd’hui encore.

Forte du soutien que vous m’apportez chaque jour, vous, militant.e.s, citoyen.ne.s, responsables politiques (Merci encore à Najat Vallaud-Belkacem en particulier), forte de vos soutiens, je continue la campagne ! Celle de la présidentielle pour notre candidat, Benoît Hamon, qui est le seul à proposer un projet de société auquel j’adhère pleinement, et, dans la lignée de ce projet, la campagne des législatives.

La semaine prochaine, grâce au comité citoyen, nous vous proposerons de découvrir une exposition photos de Luc Jennepin, « Chibanis : la question » qui sera inaugurée au local de campagne samedi 15 avril, lors d’une journée festive que nous vous dévoilerons plus en détail en début de semaine.

Vendredi 21 avril, c’est en présence de Rachid Oujdi que nous diffuserons son film « Perdus entre deux rives : les Chibanis oubliés »

Bien entendu, le comité citoyen continue de travailler. Ouvert à toutes et tous, vous pouvez le rejoindre dès maintenant !

Je veux mener une campagne de proximité citoyenne. Nous la déployons depuis plusieurs semaines, et nous continuerons demain de la déployer.

Repost 0
Publié par Gaëlle Lenfant
commenter cet article
4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 15:44

Je suis très heureuse de vous annoncer que Najat Vallaud-Belkacem viendra dédicacer son livre, La vie a plus d'imagination que toi, ce jeudi 6 avril à 15h30 à la Librairie de Provence (31, Cours Mirabeau) à Aix.

Ce sera un honneur pour moi d'accueillir la ministre de l'Éducation nationale et un vrai bonheur de recevoir celle qui est aussi une amie.

Najat Vallaud-Belkacem à Aix le 6 avril
Repost 0
30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 09:52

Dans cette présidentielle rien ne nous aura été épargné. Quand je dis nous, je parle de la gauche. Les affaires Fillon ou Le Pen prennent la place sur les projets et la vision du pays que devraient pouvoir exprimer les candidats. Du coup, une bulle monte sans jamais exploser : Macron peut bien être creux au possible — il est l'exacte illustration de ce qui fait monter l'extrême droite avec un ni-ni qui m'attriste autant qu'il m'effraie — il monte. Valls dit aujourd'hui que si Fillon gagne il faudra bien négocier avec la droite républicaine. On en est donc là. 
Et nous, à gauche, incapables de nous entendre. De nous parler, même. Alors que nous aurions pu. Tant de grandes choses nous attendaient… tant de progrès pour le pays. Tant de vies changées. Mais non. Il faut en prendre acte.

Alors dans ce contexte, certain·e·s pourraient se décourager. D'autres se tourner au 1er tour vers un candidat qu'ils ne cautionnent pas. D'autres encore ne pas aller voter. Se lamenter. Crier dans le vide. Se tourner vers Le Pen parce que la sérénade de l'anti-système, si si, ça marche.

Eh bien moi je vais vous dire : Benoît Hamon est mon candidat. Il est celui qui porte les idées, les projets, les valeurs du PS. Il est celui qui sera un président de la République historique parce qu'enfin nous changerons de siècle. Il est celui, encore, avec qui j'ai travaillé comme secrétaire nationale du PS, que je connais personnellement, que je sais honnête, humain, brillant, plein d'empathie et d'humour aussi. Je connais ses convictions, sa grandeur d'âme, sa conscience politique, son engagement. 

Oui, le moment est difficile. Mais c'est dans ces moments là que l'on peut savoir qui l'on est vraiment. Qui êtes-vous ?

Moi, je suis une combattante. J'ai le socialisme au fond des tripes et je me battrai, chaque jour, chaque minute, pour vous convaincre que nous avons une chance historique d'élire un président de la République hors norme, qui nous mènera très loin.

Je n'ai aucun doute sur mon vote des 23 avril et 7 mai prochain. Je n'ai aucun doute et je sais que nous sommes des millions à sentir la justesse de ce vote. Alors disons le. Montrons le. Soyons tous et toutes des combattant·e·s. Et le futur sera enfin désirable.

Repost 0
Publié par Gaëlle Lenfant - dans politique nationale élections
commenter cet article
25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 16:14
À la mi-janvier, constatant une inflation des candidatures de gauche dans la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône, j'invoquais l'intelligence collective par une lettre ouverte parce que l'union de la gauche a toujours été une priorité pour moi: « J’en appelle solennellement à une réunion de l’ensemble des partis, courants, personnes et personnalités concernés. Ensemble, mettons sur la table ce que nous voulons vraiment. Ensemble construisons nos candidatures, dans le respect de chaque tendance, de chaque parti, mais sans oublier le principal : mieux vaut gagner ensemble que de tout perdre seul. »
 
Je l'ai dit à l'époque et le redis aujourd'hui : si mon retrait favorisait une dynamique de rassemblement, ce serait pour moi un honneur que de renoncer à me présenter.
 
Aujourd'hui, j'entends des rumeurs, venues d'ici ou là... On me dit qu'à Marseille et à Paris, des socialistes et des écologistes se sont entendus entre eux pour que la candidature dans la 11e circonscription revienne à EELV.
 
Se rassembler, oui. Commencer par un rassemblement PS-EELV encore oui. Mais les méthodes traduisent aussi une certaine conception des choses : alors que j'en appelais à la discussion franche et ouverte, certain·e·s parlementent dans d'obscures arrières salles, sans impliquer ni même prévenir la candidate officiellement investie par le PS. Ces négociations qui consistent à échanger une circonscription contre une autre sans tenir compte des réalités du terrain, ni que les candidats potentiels ne se parlent, ces marchandages d'appareil qui passent outre les militant·e·s  et le débat public : ce sont là des méthodes d'apparatchiks datant du siècle dernier et auxquelles je suis fermement opposée. Tout cela est un avilissement de la politique et c'est exactement ce contre quoi je me bats.
 
Le comité citoyen que j'ai lancé le 11 mars, qui regroupe des gens qui ont tous en commun de vouloir lutter pour concrètement changer la vie des gens travaille dans une dynamique de rassemblement populaire de gauche. Et quelles que soient les décisions venues d'en haut, nous continuerons de travailler, de rassembler, de partager pour construire ce futur désirable qui n'a rien à voir avec de sombres combines politiciennes.
Repost 0
Publié par Gaëlle Lenfant
commenter cet article
16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 10:08

samedi dernier Anonymal TV est venu filmer le lancement du comité citoyen de la 11eme circonscription.

Retour sur cette belle matinée qui a donné lieu à des échanes passionnants sur la culture, l'urbanisme, la vie des quartiers, l'égalité entre les femmes et les hommes, l'économie et bien d'autres sujets !

A suivre : les réunions du comité citoyen commenceront très prochainement. Les dates vous seront indiquées ici et sur Facebook.

Repost 0
Publié par Gaëlle Lenfant
commenter cet article
9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 08:46

Candidats investis par le Parti Socialiste pour les prochaines législatives Gaëlle Lenfant et Emilien Goguel-Mazet vous donnent rendez-vous samedi 11 mars à partir de 10 heures au 5 Bd de la Grande Thumine à Aix-en-Provence (Bus n2 Arrêt Payot) pour le lancement du comité citoyen de la 11ème circonscription des Bouches-du-Rhône.
 
"Je veux que ce moment soit différent de ce que l'on fait d'ordinaire. Je veux permettre à des citoyennes et des citoyens de s'impliquer dans un travail politique. Depuis que je me suis engagée je me bats pour que le fossé entre la caste politique et les gens puisse être comblé. Nous sommes dans un moment particulièrement difficile, mais je ne baisse pas les bras, bien au contraire. C'est pourquoi, tout au long de cette campagne, je laisserai place au débats, aux rencontres improbables, aux projets, aux idées nouvelles. Je suis convaincue que tous les gens qui disent ne rien avoir à faire avec la politique ont au contraire beaucoup à lui apporter, et je veux leur donner la parole, recueillir leurs idées, bâtir à partir de cette matière. "
Gaëlle Lenfant a demandé à quelques personnes représentatives de ce que sera ce comité citoyen de prendre la parole samedi prochain.
 
Audrey C B Gatian
Socialiste, mais aussi (et surtout ?) féministe, Audrey Gatian milite pour que les femmes aient, de façon effective et concrète, les mêmes droits que les hommes. A quelques jours du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, ce sera pour elle l'occasion de rappeler que le combat se mène aussi ici, en Pays d'Aix.
 
Houria Hannachi
Habitante du quartier du Jas de Bouffan, Houria Hannachi rejoint cette démarche parce que là où il y a création de liens entre les gens, volonté d'agir, de faire vivre la démocratie, elle est là. Convaincue que les politiques nationales ont des conséquences sur ce qui se passe chaque jour pour les gens, notamment dans nos quartiers populaires, Houria Hannachi veut pouvoir donner son avis.
 
Rachid Oujdi
Auteur réalisateur, Rachid Oujdi connaît bien ce territoire, même s'il habite plus haut dans le pays d'Aix. Ses documentaires sur les chibanis, ou plus récemment sur les mineurs isolés ouvrent à la connaissance de sujets essentiels, parfois (souvent) relégués comme accessoires. Rachid Oujdi, en homme lucide, engagé, humaniste, porte ce regard au travers de son art comme dans vie de tous les jours.
 
Matthieu Poitevin
Architecte de métier, Matthieu Poitevin ne construit pas que des bâtiments. Il pense les lieux dans lesquels les gens pourraient aimer vivre. Alors forcément, lorsqu'il s'agit d'imaginer le monde de demain et même de se révolter contre les injustice celui d'aujourd'hui il est là.
 
Nicolas Romain
"start-upper", enseignant, père, passionné.. Nicolas Romain ne se range dans aucun tiroir. Fin connaisseur des possibilités de ce territoire, il porte aussi un regard plus global sur les politiques économiques (mais pas seulement) qui sont ou qui pourraient être menées. S'engager à travailler dans ce comité citoyen est pour lui la possibilité d'ouvrir d'autres possibles.
 
Samedi sera un moment certainement décalé par rapport à ce que nous avons l’habitude de voir, d'entendre et de faire en politique. Et tant mieux. S'y exprimeront des gens anonymes et d'autres plus connus. Tous différents. Mais tous avec un engagement à gauche chevillé au corps et l'envie de "faire ensemble". De partager. De construire.
 
Je vous invite à partager ce moment d'échanges mais aussi de convivialité avec nous, et à inviter autour de vous celles et ceux qui voudraient aussi nous rejoindre.
 
Un apéritif convivial viendra clôturer cette matinée.
 
Amitiés,
 
Gaëlle Lenfant
Repost 0
Publié par Gaëlle Lenfant
commenter cet article

Accueil

Qui est Gaëlle Lenfant

Contacter Gaëlle Lenfant

Gaëlle Lenfant sur Facebook

Gaëlle Lenfant sur Twitter

Démocratie pour Aix, groupe d'opposition républicaine au conseil municipal

Section socialiste d'Aix-en-Provence

Parti socialiste