Lundi 23 avril 2012
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Le 22 avril 2012 restera comme un jour historique : pour la
première fois en France, un candidat a réussi l’exploit d’arriver en tête du premier tour de l’élection présidentielle devant le président sortant. Quelle joie de voir les Françaises et les
Français faire mentir les pronostics qui prévoyaient une forte abstention et placer François Hollande en première position !
Dix ans jour pour jour après que j’ai décidé de m’engager au sein du
Parti socialiste, cette journée était pour moi un moment particulier de joie et d’enthousiasme. Mais c’est la joie collective qui me touche le plus : hier les Français ont montré qu’ils
étaient prêts au redressement de notre pays, prêts au changement qui nous fera renouer avec notre histoire, nos valeurs, nos principes.
Nous avons encore devant nous quinze jours de campagne : j’invite
toutes celles et ceux qui souhaitent ce changement à s’engager pour qu’il devienne réalité le 6 mai. Porte après porte, réunion après réunion, rencontre après rencontre : il nous faut
convaincre chaque jour et convaincre partout. Une élection ne se joue pas dans les sondages mais dans les urnes. Les différences constatées hier entre les pronostics et les résultats en sont une
preuve supplémentaire.
Le score de la candidate du Front national, plus haut qu’attendu, montre
la colère d’une partie des électeurs contre la politique du candidat sortant. Ce score est encore plus haut sur la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône, où il dépasse 20%. Ce
résultat m’attriste mais ne m’étonne pas : pour être chaque jour sur le terrain, à l’écoute de vos préoccupations, je sais votre colère, vos besoins, vos manques, la précarité dans laquelle
vous vivez, vos angoisses.
« Qui sème le vent récolte la tempête » : c’est cela qu'a
fait Nicolas Sarkozy. En instaurant le bouclier fiscal, en supprimant des milliers d'emplois dans l'éducation, la justice, la police, en négligeant les services publics, en considérant la
jeunesse comme une menace, en cherchant des boucs émissaires,…
Pourtant, les réponses de l’extrême-droite n’en sont pas :
dérembourser ou interdire l'IVG n'empêchera pas les avortements, cela mettra seulement des femmes en danger ; sortir de l'euro ne permettra pas le retour à la France des Trente Glorieuses, cela
mettra l'ensemble de nos entreprise et le pays en danger ; pointer du doigt les immigrés ne résoudra pas le chômage car c'est en créant de l'emploi qu'on sortira de la crise. Je veux
continuer à convaincre, en montrant comment François Hollande porte le changement que vous êtes si nombreux à attendre. Les réponses à votre colère ne se trouvent ni dans la violence, ni dans la
xénophobie, ni dans le rejet de l'autre. Permettre aux enfants d'être bien à l'école, permettre aux jeunes comme aux anciens de travailler, redonner le droit à celles et ceux qui ont travaillé 41
année de partir à la retraite à 60 ans, faire respecter la loi, retrouver l’exemplarité au plus haut niveau de la République : voilà le chemin.
Hier, vous avez placé François Hollande en tête du premier tour de
l’élection présidentielle. Le 6 mai, vous choisirez le nouveau président de la République. Notre pays a besoin de changement. La voie que propose Nicolas Sarkozy est une impasse, son bilan en dit
plus long que les milliers de pages que nous pourrions écrire : doublement de la dette depuis 10 ans, accroissement des inégalités, désindustrialisation, casse de nos retraites, mise en
danger du système de santé, Éducation nationale sacrifiée, justice et sécurité privées de moyens…
Tout cela n'est pas irrémédiable : notre France, c'est celle de la
République, de l'égalité, du respect, de la jeunesse, de l'avenir. Notre France, nous voulons la voir revivre. Le changement, c'est maintenant !
Le 6 mai prochain, votons François Hollande !