1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 18:35

Chaque année qui passe porte son lot de bonheurs et de tristesses. Il en est certaines plus lourdes que d’autres et 2016 aura été de celles-là. Attentats, guerres, famines, montée des racismes… Non, le monde ne va pas bien. J’en appelais l’an dernier à la raison, mais il faut se rendre à l’évidence : mon appel n’a pas été entendu. L’élection de Trump aux États-Unis ou le Brexit montrent que l’on est plus prêts de la folie que de la raison. En France, ce sont des motions anti-migrants qui fleurissent et les dérives racistes qui se multiplient. À Aix-en-Provence, Maryse Joissains donne régulièrement raison à l’extrême droite, supprimant une subvention par-ci, votant une charte de la laïcité rejetée par le tribunal administratif tant le texte posait problème par-là… Chez nous aussi 2016 aura été ponctuée d’actes et de visions populistes et parfois surréalistes. 

La droite extrême désormais au pouvoir dans notre Région PACA agit dans le même sens. Ces dernières semaines ont été particulièrement terribles : outre l’odieuse motion anti-migrants, le Président de Région a fait voter la suppression d’un dispositif de formation pour jeunes en difficulté, dont certains sous main de justice, certains fichés « S », qui ne seront donc plus encadrés. Il est aussi allé soutenir Netanyahu et son gouvernement contredisant en cela la position diplomatique française et européenne. Pire, il a annoncé le don de 50 000 € à un organisme accusé de participer à la colonisation des territoires Palestiniens. Ces quelques exemples montrent, s’il en était besoin, les dangers que représente une droite toujours plus tournée vers ses extrêmes, toujours plus démagogique et populiste.

2017 sera une année cruciale parce qu’elle portera au pouvoir un nouveau ou une nouvelle président.e de la République, un nouveau gouvernement, une nouvelle Assemblée nationale. Le choix des Français-e-s aura des conséquences importantes sur l’avenir de notre pays. « Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l’ignorance », écrivait Camus dans La Peste. Le premier vœux que je formule pour 2017 est que les écrans de fumée posés ici ou là par ceux qui cherchent à accéder au pouvoir par tous les moyens n’abusent pas nos concitoyen.ne.s. Que nous ayons la lucidité de regarder au-delà des discours et des images de télévision bien lissées pour voir la réalité des programmes et des projets. Quelle France voulons-nous ? Pour ma part, je souhaite qu’elle porte les valeurs pour lesquelles je me bats chaque jour, dans ma vie d’élue et de militante, mais aussi dans ma vie personnelle, ma vie de femme, de mère, de fille, d’amie… C’est à chaque instant, à chaque rencontre, à chaque partage que par nos paroles comme par nos actes nous pouvons savoir qui nous sommes et quelle direction nous voulons prendre. Je ne renoncerai jamais à la solidarité, au partage, à l’égalité, ni à la liberté de tous comme de chacun. Je suis de gauche. Viscéralement de gauche. Je sais vos doutes, vos lassitudes aussi, parce que vous me les dites souvent lorsque je vous rencontre. Mais au fond, vous ne doutez pas de la justesse de vos valeurs, vous qui comme moi pensez que nous devons nous tourner vers un avenir de gauche. C’est la capacité de tel ou tel à faire vivre vos rêves dont vous doutez. Et ce serait vous mentir que de vous dire que je ne partage pas ces doutes, parfois. Mais douter n’est pas renoncer. Nous avons des primaires de la gauche les 22 et 29 janvier. J’ai choisi de soutenir la candidature d’Arnaud Montebourg, parce qu’il me semble être le meilleur pour diriger la France. Il pourra nous conduire vers cette société plus juste, plus progressiste, plus humaine. Mais un homme, si exceptionnel soit-il, ne peut changer le cours des choses s’il est seul. Voilà pourquoi mon deuxième vœu est que chacune et chacun d’entre vous comprennent la puissance qui réside en chaque individu. Croyez en vous. En ce que vous êtes. En ce que vous faites. Battez-vous pour vos idées, faites grandir vos rêves ! Ensemble, nous pouvons construire une France qui nous ressemble. Je pense particulièrement à toutes celles et tous ceux qui souffrent plus que d’autres. Parce qu’ils n’ont pas d’emploi, pas de logement, parce qu’ils sont dans la solitude, dans la maladie, dans la souffrance pour quelque raison que ce soit. C’est pour elles et eux, surtout, que je veux une France qui renforcerait la solidarité, qui redistribuerait mieux les richesses, qui repenserait l’organisation du travail. C’est pour cela que je me suis engagée dans le soutien d’un candidat aux primaires de la gauche. La victoire d’Arnaud Montebourg lors des prochaines présidentielles est mon troisième vœu.

Bonne année à tous et toutes.

Je vous souhaite aussi des milliers de bulles de bonheurs dans vos vies.

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Publié par Gaëlle Lenfant - dans tribune Mes convictions
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Jacques 02/01/2017 08:50

Bravo !

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