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La semaine dernière, un drôle de débat
s'est engagé au sujet des retraites, où l'on a pu croire que les socialistes souhaitaient désormais reculer l'âge auquel on peut légitimement souhaiter passer à autre chose que le travail, 60
ans.
J'ai encore en mémoire l'immense mouvement
populaire de 2003. Quel écoeurement j'en garde... Nous défilions, à Marseille, du vieux port jusqu'au stade vélodrome, et lorsque les premiers arrivaient, les derniers n'étaient pas encore partis.
Le soir, on annonçait 15 000 manifestants... Pour qui connaît Marseille, ce chiffre semblera aussi ridicule que ce qu'il nous a semblé à l'époque. Nous avions voulu louer le vélodrome, pour prouver
notre nombre : refusé ! Nous avons fait grève, des jours et des jours, pour le combat fondamental pour nos retraites, mais la droite n'a rien écouté, rien entendu, et Fillon a déroulé sa réforme
sans que le Parti Socialiste, les syndicats ou qui que ce soit ne puisse l'en empêcher. Une réforme qui se basait sur 5% de chômage, voyez un peu le sérieux de la chose...Lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, Martine Aubry a réaffirmé les priorités du PS pour une vraie réforme des retraites porteuse de progrès.
Dans leur participation au débat sur les retraites, les socialistes posent trois conditions.
D'abord la sauvegarde du système par répartition. En clair, les salariés payent des cotisations qui sont reversées aux retraités. «Ce n'est pas chacun se débrouille en plaçant de l'argent qui va lui rapporter, c'est la solidarité entre générations», a résumé la première secrétaire du PS.
Ensuite, le maintien du droit de départ à la retraite à 60 ans. C'est la question qui a cristallisé le débat cette semaine. L'allongement de la durée de cotisation a poussé l'âge moyen de départ en retraite à 61 ans et demie environ. Mais il y a une incohérence: même si vous avez cotisé tous vos trimestres - soit 40 ans et demi actuellement - il est impossible de partir en retraite avant 60 ans. Certains prennent leur retraite à 61 ou 62 ans aujourd'hui. Mais ceux qui ont travaillé tôt ou qui exercent un métier pénible doivent pouvoir cesser de travailler à 58 ou 59 ans.
Et évidemment, l'allocation pour chaque retraité d'un niveau de pension qui lui permette de vivre décemment. Actuellement, c'est tout l'inverse: la moitié des retraités touchent moins de 1.000 euros par mois. Et un million d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté. Normal? Non. Mais tristement logique: depuis la réforme Balladur , le niveau des retraites a baissé de 20%. Et une nouvelle baisse de 25% est à prévoir dans les années à venir.
Pour parvenir à cet objectif, le PS se laissera guider par deux principes.
Avant tout, des règles justes. Dans la prochaine réforme des retraites, il faudra prendre en compte la pénibilité du travail. Ainsi, les salariés exerçant les métiers concernés auront la possibilité de partir en retraite avant 60 ans, s'ils ont validés leurs trimestres. De même, les salariés qui sont entrée sur le marché du travail
Une vraie politique pour l'emploi des seniors. Comment débattre sérieusement de l'âge de départ à la retraite quand parmi les plus de 55 ans, seul un salarié sur trois a un travail? Les socialistes participeront à ce débat avec la volonté de permettre à tous de garder un égal accès à l'emploi.
Une fois ces principes affirmés se pose la question du besoin de financement de notre système de retraites: contrairement à ce que disait Nicolas Sarkozy en 2007, il n'est pas équilibré jusqu'en 2020. Il y a même urgence: nous avons besoin de 25 milliards d'euros d'ici 2012, et 68 d'ici 2050. Face à cela, il y a des moyens:
Que les salaires ne soient plus les seuls à financer les retraites. Aujourd'hui, les cotisations retraites ne reposent que sur les salaires. Il est tout à fait envisageable de prélever des cotisations sur les revenus de la valeur ajoutée. Le Fonds de réserve des retraites, laissé à l'abandon par la droite, serait également d'un secours profitable.
Le PS propose également de prélever des cotisations sur les stocks options, comme l'a préconisé Philippe Seguin. A la clé: rien de moins que 5 milliards d'euros pour contribuer à l'effort de solidarité que représente notre système de retraites.
C'est armé de de ces principes que le PS s'engagera dans le débat, et rencontrera les organisations syndicales, qui doivent rester les interlocuteurs privilégiés du gouvernement.
Mardi 29 mai
∙ 16h Permanence du local mobile de
campagne à l'école Pont-de-l'Arc - Aix
∙ 18h Conseil municipal - Aix
Mercredi 30 mai
∙ 9h30 Action de terrain avec les
militants - Aix
∙ 13h Permanence du local mobile de campagne à La Parade - Aix
∙ 17h Porte-à-porte avec les militants -
Aix
Jeudi 31
mai
∙ 16h Permanence du local mobile de campagne à l'école La Renardière - Les Pennes-Mirabeau
∙ 18h30 Apéro de campagne - Aix
Vendredi 1er juin
∙ 16h Permanence du local mobile de campagne à l'école les Amandiers - Les Pennes-Mirabeau
∙ 18h Fête des voisins - Aix
Samedi 2 juin
∙ 11h Fête des mères à la mairie annexe de Luynes -
Aix
∙ 12h Apéro de campagne - Aix
∙ 14h Tournoi sportif cantonal - Les Pennes-Mirabeau
∙
15h Fête du quartier La Gavotte Peyret - Septèmes
∙ 17h Inauguration du square des
Cadeneux - Les Pennes-Mirabeau
∙ 19h Spectacle de l'école de danse - Cabriès
Dimanche 3 juin
∙ Tournoi international de basket -
Aix