Rendez-vous est donné à 10h30 à la Rotonde. Soyons nombreuses et
nombreuxà manifester, pour nous battre pour l'emploi, pour le pouvoir d'achat, et pour nos retraites !
Ci-dessous, l'appel unitaire aixois :
Le gouvernement, malgré la claque des régionales, accélère ses réformes antisociales. Sa petite musique au sujet des retraites : « il y a de plus en plus de retraités et pas assez de cotisants. Il faut que les salariés cotisent plus longtemps, ou qu’ils se constituent leur retraite, en capitalisant».
Pour les exonérations de charges au patronat, il y a de l’argent ! pour le bouclier fiscal, il y a de l’argent !
Le financement des retraites, c’est un choix de société, un problème de redistribution des richesses !
Public-privé, tous les salariés trinquent !
Dans le public : Les attaques du gouvernement sont révélatrices de leur volonté de destruction du service public. Toute la politique gouvernementale obéit à un dogme: la réduction de l'emploi et des dépenses publiques.
Dans l’Education nationale, en dix ans, dans les collèges et les lycées de l'académie, ce sont 1705 postes qui ont disparu, soit 10% des emplois ! C'est comme si on avait fermé tous les établissements scolaires des Alpes de Haute Provence. Dans le même temps la précarité se généralise : on parle maintenant de recruter de "jeunes retraités diplômés (!) " pour assurer certaines tâches pédagogiques ou administratives, faute de remplaçants.
A l’hôpital, les IDE passent en catégorie A. Pour 50 euros de plus, elles doivent travailler 5 ans de plus, car les catégories A partent à la retraite à 60 ans et au lieu de 55. Les sous-effectifs constants des personnels soignants entraînent une pression insupportable. Des suicides ont lieu aussi à l’hôpital !
Dans les crèches, depuis des années, la grande braderie de la qualité d’accueil des jeunes enfants bat son plein : plus d’enfants confiés à des équipes moins qualifiées, c’est plus d’insécurité matérielle et affective pour chaque enfant, plus de stress pour les professionnel-les.
A la Poste, les conditions de travail se dégradent rapidement dans les bureaux d’Aix. Au bureau de la mairie, ce sont 1,6 emplois qui sont menacés.
Dans le privé, les mobilisations de salariés se sont multipliées depuis le début de l’année, contre la politique ultra-libérale des patrons, au détriment des salariés.
CARREFOUR était en lutte le 19 mars. Comme les salariés Italiens et Belges, ils refusent d’être pris en otage dans le jeu de la « financiarisation » engagé par le Groupe.
Le Crédit Agricole dénonçait le mois dernier la fermeture des sièges d’Arles et Avignon, déplaçant ainsi 450 salariés sur Aix, sans plan d’accompagnement digne de ce nom !
RICOH était en grève contre un plan social, contre des conditions de travail déplorables et pour une réelle revalorisation salariale, pendant que leur Direction mange au Fouquet’s et roule en BMW.
Partout, la colère monte chez les salariés !
A l'approche du 1er mai, fête internationale des travailleurs, le besoin d'unité et de solidarité entre tous les salariés d'Europe et du monde se fait entendre. En Grèce, ceux qui ont encouragé et développé des politiques financières spéculatives prétendent aujourd'hui appliquer de sévères mesures d'austérité contre la population et les salariés. En Palestine et dans les territoires occupés, le blocus et l'occupation prennent en otage les salariés palestiniens et leurs familles. Partout il faut faire entendre la volonté des peuples : une volonté de paix, de justice et de progrès social.
Salariés aixois, le 1er mai soyons encore plus nombreux à manifester dans l’unité, pour nos conditions de travail, pour nos salaires et pour nos retraites.
C’est tous ensemble qu’on fera plier le gouvernement et le MEDEF.
FSU Aix, UL CGT, CFDT
La Mairie d’Aix-en-Provence, toujours
dirigée de manière autoritaire par une Maryse Joissains pourtant bien mal réélue avec à peine 90 voix d’avance le 19 Juillet 2009, a décidé de mettre en vente l’Hôtel de Caumont. Nous rappelons
que des procédures de recours, qui pourraient bien invalider ce scrutin, sont actuellement en cours d’examen devant le conseil d’Etat.


