Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /Nov /2008 06:50
C'est aujourd'hui que les militants socialistes se rendent aux urnes pour déterminer leur ligne politique.
Mais un congrès du PS, qu'est ce que c'est, exactement, et quels sont les enjeux de celui-ci ? C'est à cette question que je vais tenter de répondre le plus brièvement possible.

Le Parti Socialiste organise un congrès ordinaire tous les 3 ans. Ce moment de démocratie interne permet de déterminer notre ligne politique et d'élire les 1er secrétaires : national, fédéral et de section (local)

Aujourd'hui, nous votons sur les motions. Ces textes font suite au premier temps de notre congrès, qui est celui des contributions. Contributions au débat, qui peuvent être thématiques (par exemple la contribution des Egales, sur la place des femmes) ou de politique générale (il y en avait 21). 

Suite à ces contributions, les motions ont été élaborées, à partir de regroupement entre les différentes contributions générales. Il reste 6 motions, sur lesquelles nous votons aujourd'hui.

Nous saurons donc demain quelle est la motion qui arrivera en tête. Puis viendra le congrès de Reims.

C'est à Reims que nous déterminerons notre orientation et notre organisation : soit nous ferons synthèse, soit il y aura une majorité et une minorité.

Puis, enfin, le 20 novembre nous voterons pour les 1ers secrétaires : national, fédéral et de section (au niveau local)

Voir les motions, les contributions, le calendrier

L'enjeu de ce congrès est très important, et cela pour plusieurs raisons. D'abord, c'est la première fois depuis bien longtemps que nous ne renouvellerons pas le 1er secrétaire sortant, François Hollande, puisqu'il ne se représente pas. (même s'il est 2eme signataire d'une motion).

Nous sommes à un moment crucial de notre histoire car si nous remportons nombre d'élections locales, nous échouons chaque fois aux élections nationales, et cela non parce que nos adversaires seraient exceptionnels, mais parce que nous n'avons pas su faire adhérer les électeurs à notre projet.

C'est pour cela que nous devons changer. Changer les pratiques, changer le fonctionnement, renouveler les équipes, retrouver la vision d'avenir que sait construire ce grand parti lorsqu'il travaille de façon collective. Il nous faut retrouver le goût de travailler ensemble, et retrouver la fierté d'être à gauche, d'avoir des idées de gauche, de vouloir réformer à gauche, de construire notre avenir à gauche. Bref, être socialistes, tout simplement socialistes.

Et c'est pour cela que j'ai, avec bien d'autres, rejoint la motion D conduite par Martine Aubry : nous proposons une méthode pour retrouver ce goût du travail collectif, basée sur l'argumentation et l'écoute. Nous voulons un parti aux couleurs de la France, et soumettons aux militants des propositions concrètes pour le construire.

Il ne sert à rien d'avoir de belles idées, si l'on est seul. C'est collectivement que nous construirons un projet innovant et crédible, il nous faut donc nous appliquer à nous mêmes ce que nous savons si bien dire dans de belles phrases.

C'est pour ça que les Reconstructeurs ont commencé à travailler ensemble, il y a un an déjà, par delà les chapelles et les courants. Ils ont décidé et réussi à dépasser les clivages du passé qui nous minent, alors que nous avons devant nous des objectifs communs à réaliser et que ceux sont eux qui importent aux français. Il ne s'agissait pas d'enfouir sous terre ce qui nous divisait, non, nous en avons parlé, nous avons argumenté, et nous avons trouvé le chemin commun qui nous a permis de bâtir, sur ces clivages, une route vers notre avenir collectif.

Nous sommes conscients que pour changer la France, il nous faudra d'abord changer la gauche. Et que les socialistes ont un rôle majeur à jouer. Avec Martine Aubry et son équipe, nous voulons jouer ce rôle là, et construire, avec tous nos camarades, le socialisme de demain.

C'est pour ça que ce soir, je voterai la motion D.
Par Gaëlle Lenfant
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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 10:26
J'ai cherché Obama dans Google : 213 000 000 de résultats, trouvés en 0,07 secondes...  Un bon indice du formidable espoir qui est né aux Etats-Unis mais aussi dans le monde entier d'un changement, que les peuples pressentent nécessaire face aux défis qui sont les nôtres aujourd'hui.

Je suis heureuse qu'Obama ait été élu Président des Etats-Unis d'Amérique, mais je n'oublie pas certaines choses.

En premier lieu, je rappelle qu'il n'est pas Président du monde. Je le dis sur le ton de la boutade, mais en France et dans bien d'autres pays, cet homme a insufflé un tel espoir que l'on croirait qu'il va aider chacun des êtres de cette planète. Bien sûr, les Etats-Unis jouent un rôle important dans le monde et le Président Obama amènera, j'en suis convaincue, un grand changement sur le plan international. Mais il ne changera rien à la politique menée par Sarkozy et son gouvernement ici. Travail le dimanche, jusqu'à 70 ans pour les volontaires (mais qui serait volontaire pour travailler le dimanche et jusqu'à 70 ans si son salaire lui permettait de ne pas le faire ?), sont les dernières trouvailles de notre omniprésident. La privatisation de la Poste est aujourd'hui mise entre parenthèses, tant mieux. Mais il faut continuer de se mobiliser sur cette question, qui, j'en suis persuadée, réapparaîtra bientôt, et Obama, malheureusement, n'y pourra rien changer...

Et puis, imaginez le poids qui pèse aujourdh'ui sur ses épaules : tous ses électeurs mais bien au delà, des centaines de millions de personnes de par le monde lui font confiance pour ramener la paix sur terre, résoudre les crises, amener notre planète vers un avenir meilleur. Tout cela tient parfois du fantasme, du rêve que chacun tient ancré au fond de lui d'une humanité meilleure. Je le tiens aussi, ce rêve, et c'est même pour ça que je me suis engagée en politique. Mais le monde ne changera pas en un jour, ni grâce à un seul homme et le 44eme président des Etats-Unis a un énorme écueil à éviter : la déception de ces centaines de millions de personnes, qui vont devoir apprendre que si le rêve est nécessaire, la réalité demande de l'engagement, du courage, du temps et beaucoup de patience.
Les crises auxquelles nous sommes aujourd'hui confrontés ne vont pas disparaître soudainement. Crise financière, crise économique, crise sociale, crise écologique... Aux Etats-Unis, les inégalités de revenus et la pauvreté atteignent aujourd'hui les classes moyennes, et continuent d'augmenter (vous pouvez aller voir ici)

En France, la situation est très préoccupante. Obama n'est pas l'opposition du système Sarkozy, c'est une évidence qu'il est peut-être bon de rappeler. L'opposition de gauche doit se construire elle-même, et au PS, nous sommes à un moment crucial de cette construction. Obama, nous pouvons prendre exemple sur lui, sur sa force, sa lucidité, la façon courageuse et visionnaire dont il a mené sa campagne. Mais les enjeux auxquels nous avons à faire face ici demandent à ce que nous nous prenions en mains, nous, socialistes, pour permettre notre propre changement.

On a voté hier aux Etat-Unis, on vote demain au Parti Socialiste. Les deux évènements n'ont rien à voir au niveau de l'ampleur. Pourtant, si je lie ces deux votes, c'est qu'à mes yeux, celui qu'auront à effectuer les militants socialistes revêt une grande importance. De ce vote et du congrès de Reims peuvent arriver le changement que les français appellent de leurs voeux pour la gauche, pour changer la vie des gens. Claude Bartolone l'énonce bien mieux que moi : "Dans quelques heures, les militantes et militants du Parti socialiste auront entre leurs mains l'occasion de réinstaller l'espoir à gauche. En plaçant la motion D de Martine AUBRY en tête, chacun des socialistes peut par son vote soutenir une femme dont l'expérience et l'ancrage à gauche seront des atouts collectifs face à Nicolas SARKOZY. En constituant autour d'elle un premier et déjà large rassemblement ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans son discours, elle a su faire table rase des divisions du passé qui plombent le PS depuis 20 ans. Je suis certain qu'elle fera du PS un lieu où se pensera et se préparera avec sérieux un projet alternatif à un système financier qui s'effondre sous nos yeux. Depuis quelques jours, la victoire paraît possible. J'adresse donc ce message à mes camarades : avec Martine AUBRY, « changez à gauche pour changer la France » ! "

Je termine en vous faisant quand même une petite confidence : je me suis levée très tôt ce matin, pour connaître le résultat du vote aux USA, parce qu'à moi aussi, Obama a su donner l'espoir d'un changement réellement possible.

Tenez vos rêves bien au chaud !
Par Gaëlle Lenfant
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Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /Oct /2008 10:15
Par Gaëlle Lenfant
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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /Oct /2008 14:27

PARIS (AFP) — Martine Aubry, ex-ministre PS des Affaires sociales, a estimé mercredi qu'avec "ses mesurettes" pour l'emploi annoncées la veille à Rethel (Ardennes) le président Nicolas Sarkozy "ajoute de la crise à la crise".

En annonçant 100.000 emplois aidés supplémentaires pour 2009, le chef de l'Etat "ne fait que remettre aujourd'hui ce qu'il avait décidé de supprimer il y a trois semaines, autant dire que c'est une mesure pour rien et un peu de bricolage quand même par rapport à l'ampleur de la crise", a déclaré Mme Aubry sur Canal +.

Quant au recours aux CDD, "là on touche quasiment au cynisme", "c'est de la pure idéologie", s'est indignée la maire de Lille, notant que les propos du chef de l'Etat ont "d'ailleurs été applaudis par le Medef".

"Il fallait prendre des mesures pour augmenter le pouvoir d'achat, il fallait relancer le budget du logement et ne pas nous annoncer deux mesurettes qui sont du bricolage", a-t-elle jugé, préconisant notamment une augmentation des allocations familiales et du Smic.

Au lieu de cela, Nicolas Sarkozy "a mis le pays dans la crise" et aujourd'hui, "il ajoute de la crise à la crise", a-t-elle jugé.

Selon elle, l'exécutif pourrait relancer l'économie "en mettant par exemple entre parenthèse le bouclier fiscal, s'il ne veut pas le supprimer, ou les mesures de la loi Tepa sur les droits de succession" ou encore "en supprimant une partie des 20 milliards de niches fiscales".

Par Gaëlle Lenfant
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 12:10
«l’état n’est plus le garant de la santé publique et du système solidaire, mais le complice de l’actionnariat privé et le fossoyeur du système solidaire et de l’hôpital public. »

"Plus que jamais, en ces périodes d'incertitude et de crise, nous devons protéger et mettre en valeur notre système solidaire, dont l'Etat est le garant", a dit Roselyne Bachelot.

Le mouvement d’usagers et de professionnels « ensemble pour une santé solidaire » dénonce la tromperie sur les objectifs, et les dangers en termes de santé, individuelle et collective, que représente cette loi.

Tromperie, car la « longue concertation » à la sauce Bachelot-Sarkozy, c’est « cause toujours tu m’intéresses ».

Tromperie car l’objectif véritable n’est pas de mieux soigner mais de sélectionner les malades « rentables »… et donc de moins soigner les plus malades !!!

Tromperie car le but n’est pas de réduire les dépenses de santé mais bien au contraire de leur permettre d’augmenter… Supprimer la régulation par la puissance publique, c’est livrer au « marché » juteux de la « santé » et des soins une clientèle captive de gens prêts à tous les sacrifices pour se soigner.

• Après la parution récente du rapport de l’OMS qui prouve le lien direct entre accès aux soins et espérance de vie
• Après la parution de chiffres qui montrent que les systèmes de santé livrés totalement au marché et à la logique de « rentabilité » comme aux USA sont directement responsables de la mort d’enfants, de femmes et d’hommes faute d’accès à des soins (110 000 morts/an aux USA)
• Après les résultats de l’enquête du secours populaire qui fait apparaître au cours des derniers mois un recul important de l’accès aux soins (40% des français)

Ce projet, qui pousse encore plus loin une logique de « rentabilité » financière, incompatible avec la notion de santé pour tous, porte en lui le danger d’un véritable génocide « passif » des pauvres et des plus malades par exclusion du système.

Aux drames individuels, inacceptables moralement, s’ajouteront aussi épidémies et pandémies.

Dans ce jeu de dupes, l’état n’est plus le garant de la santé publique et du système solidaire, mais le complice de l’actionnariat privé et le fossoyeur du système solidaire et de l’hôpital public. Tous ceux qui défendent ou soutiennent ce projet de loi, qui est une doctrine ignoble grossièrement emballée dans un paquet trompeur, doivent mesurer le poids de leur responsabilité.
Par Gaëlle Lenfant
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Mardi 29 mai
∙ 16h Permanence du local mobile de campagne à l'école Pont-de-l'Arc - Aix 
∙ 18h Conseil municipal - Aix

Mercredi 30 mai
∙ 9h30 Action de terrain avec les militants - Aix
∙ 13h Permanence du local mobile de campagne à La Parade - Aix
∙ 17h Porte-à-porte avec les militants - Aix

Jeudi 31 mai
∙ 16h Permanence du local mobile de campagne à l'école La Renardière - Les Pennes-Mirabeau
∙ 18h30 Apéro de campagne - Aix

Vendredi 1er juin
∙ 16h
 Permanence du local mobile de campagne à l'école les Amandiers - Les Pennes-Mirabeau
∙ 18h Fête des voisins - Aix

Samedi 2 juin
∙ 11h
 Fête des mères à la mairie annexe de Luynes - Aix
∙ 12h Apéro de campagne - Aix
∙ 14h Tournoi sportif cantonal - Les Pennes-Mirabeau
∙ 15h Fête du quartier La Gavotte Peyret - Septèmes
∙ 17h Inauguration du square des Cadeneux - Les Pennes-Mirabeau
∙ 19h Spectacle de l'école de danse - Cabriès

Dimanche 3 juin
  Tournoi international de basket - Aix


 
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