Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 13:47

Nous y voilà... Comme je vous le disais l'autre jour, Kert et Sarkozy sont bien sur la même longueur d'onde.
Entendu sur France Inter hier soir, de notre hyper président :  'J'ai grand respect pour la démocratie, j'ai grand respect pour le droit de manifester. Mais quand j'entends des slogans de manifestation de ces derniers jours, d'une petite partie de la fonction publique d'état, je me demande si ils se rendent compte de la gravité de la crise. Que des gens viennent, de bonne foi, me demander, en réponse à la crise, d'embaucher davantage de fonctionnaires et davantage d'emplois publics, je me demande si ils ont bien compris dans quel monde nous vivons'

Réponse de la FSU : "Plutôt que de jeter une nouvelle fois les fonctionnaires en pâture à l'opinion en les désignant comme d'insupportables budgétivores, le président ferait mieux de voir que dans cette crise, les valeurs de l'intérêt général et du service public auxquelles la population est attachée, doivent l'emporter sur l'appât du gain et la satisfaction des intérêts de quelques uns. (...) A un moment où cette crise touche l'économie dite réelle (...), peut-on se permettre de refuser d'investir dans les services publics qui sont pour un pays comme le nôtre autant d'éléments d'attractivité?", demande le syndicat.
"Peut-on ne pas tout faire pour assurer l'accès de tous les jeunes à des qualifications reconnues ? Peut-on accepter que l'Etat 'dégraisse' massivement et condamne au chômage ou aux emplois précaires des dizaines de milliers de jeunes supplémentaires ? Négliger le levier que constituent les salaires d'environ 5 millions d'agents des services publics ?"

J'entends souvent dire que "la gauche et la droite, c'est la même chose", discours que je ne cesse de dénoncer. Voilà encore une preuve que décidément non, la gauche et la droite, ce n'est pas la même chose.

Par Gaëlle Lenfant
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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 08:48
A l'occasion de la venue de Roselyne Bachelot à Aix pour un colloque sur l'avenir de notre système de santé au Pasino,
les syndicats SUD SANTE – CGT-  Coordination des Infirmières appellent à une

manifestation contre la casse des hôpitaux publics

vendredi

La loi « Hôpital, patients, santé et territoires » vient mettre une touche finale à la casse de l’hôpital public, afin de renforcer le pouvoir de l’argent spéculatif (dont on peut mesurer aujourd’hui les effets délétères mondiaux) contre un modèle social hérité de la Résistance, où les mots solidarité et humanisme ne sont pas de vains mots. On leur préfère aujourd’hui les mots garantie et assurance, qui sont d’un tout autre registre.

24 octobre à 9h devant le Pasino
Par Gaëlle Lenfant
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 10:33

 Décidément, la lecture du blog de Christian Kert m'étonnera toujours. Cette fois, j'en suis restée plus que bouche bée. Voici l'extrait qui a provoqué cette transformation subite en poisson sorti de l'eau :

"Cette crise financière qui affecte le monde a  une seule vertu, celle  de « ramener » les choses à certaines dimensions. Par exemple elle enraye le mécanisme qui paraissait devenir un peu fou du prix de l’immobilier. Et puis elle semble apporter de la mesure : la semaine dernière,   certains aiguilleurs du ciel enclenchent une grève. Comme on le sait, si leur  travail est essentiel à notre sécurité et requiert de vraies qualités, pour autant les aiguilleurs ne font pas partie des « forçats de la société ». Rapidement les commentaires des voyageurs, ceux des autres catégories de personnels des aéroports « remontent » probablement vers les grévistes et, rapidement, les choses rentrent dans l’ordre. Pour faire grève en pleine crise et en baisse de croissance, il faut d’impérieuses raisons immédiates.          Mais la crise dont nous souhaitons tous que nous puissions en sortir rapidement fait aussi des « victimes ». Il fait mauvais, par les temps qui courent être « patron » d’un établissement bancaire qui commet une faute. Les responsables de la Caisse d’Epargne qui a perdu 600 millions d’euros, l’ont vérifié à leurs dépens. Hors période de crise, je ne suis pas persuadé que l’on aurait exercé la même diligence."

Quelques commentaires à cette superbe démonstration : si je comprends bien, pour le député Kert, c'est la crise financière qui enraye les dérapages créés par le capitalisme financier. Nous sommes là dans la pure logique capitaliste : la main invisible du marché résoud d'elle-même tous les problèmes, toutes les crises, et c'est pour cette raison que le système capitaliste ne pourra jamais être dépassé, qu'il est le meilleur etc. Si je vais au fond de la logique, cela signifie que grâce à la crise des subprimes, les pauvres vont bientôt pouvoir être tous propriétaires. Grâce à la crise financière, et sans qu'aucune politique économique ne soit impulsée en France, nous allons l'avoir, notre France de "propriétaires". C'est juste magique.

Il faut tout de même une sacrée dose de cynisme pour non seulement penser cela, mais aussi l'écrire. Tous les sans-logis, précaires, chômeurs que la situation actuelle est en train de démultiplier apprécieront. Vous allez perdre votre emploi parce que le système dans lequel nous vivons marche sur la tête et octroie des milliards à quelques uns quand l'immense majorité des humains souffre, quand nous vivons des émeutes de la faim au XXIeme siècle ? C'est pour votre bien.
Nous, nous disons avec Martine Aubry : "Nous vivons dans un monde où la richesse globale n’a jamais été aussi forte et où elle n’a jamais été aussi inégalement répartie.Les trois personnes les plus riches du monde ont une fortune supérieure à celle des 48 pays les plus pauvres ; à l’autre bout, trois milliards de personnes vivent avec moins de deux dollars par jour."

Mais non, tout va bien Madame la marquise, la crise a au moins une vertu.

Une seule ? Pas pour le député. Non, il y en a au moins une deuxième : la crise étouffe les grèves. Grâce à elle, les salariés se rendent compte que, finalement, leurs revendications n'étaient pas réellement justifiées. Heureusement, d'autres gensresponsables (eux au moins) ont su montrer aux grévistes combien il était puéril et dangereux de prendre en otage, selon l'expression consacrée par les médias, d'autres personnes bien plus nombreuses. Pour faire grève en ce moment, nous dit C. Kert, "il faut d'impérieuses raisons immédiates". Immédiates... Comme quoi ? La mort subite ? Mr Kert ne nous donne pas les raisons de ce conflit. Alors je suis allée chercher. Pas creuser, juste chercher, en 1 mn chrono. et je trouve ceci sur le site du SNCTA : "Un regret : seule la menace du conflit semble permettre de trouver des solutions et de faire respecter les engagements signés par l’Etat et ses ministères." (pdf conflits dans l'air) Qui est le plus responsable, dans l'affaire ? Le syndicat qui défend des emplois et souhaite que la parole de l'Etat soit respectée ou l'Etat qui supprime des emplois en ne respectant pas ses engagements ? Par quel biais résoudrons nous cette crise ? En continuant d'aller dans le mur ou en prenant nos responsabilités pour changer la donne ? Nicolas Sarkozy a prononcé un discours à Toulon que même Besancenot n'aurait peut-être pas renié. Mais les actes, où sont-ils ?

Au moins, me direz-vous, Kert est moins hypocrite et déméagogue que son patron. Lui il dit ce qu'il pense. C'est vrai. Et cela permet d'ouvrir les yeux sur ce que va faire la droite : continuer. Défendre toujours les mêmes. Cette crise l'arrange, même. Rendez-vous compte : nous sommes en crise. Il faut que les français soient resopnsables : les retraites doivent diminuer, la sécu ne pourra plus continuer comme ça, les allocations devront être revues, l'école devra faire autant avec moins de moyens (de toutes façons, est-il besoin pour nos enfants de professeurs qui aient fait tant d'études), les services publics ne pourront plus être présents sur l'ensemble du territoire, on va devoir fermer des hôpitaux, des crèches, bref, serrons nous les coudes. Oui mais qui se serre les coudes ? Sarkozy ? Kert ? les traders qui ne pourront même plus aller au boulot en taxi (si, je vous jure, j'ai lu ça dans le Figaro : «il n'y a pas que l'emploi, poursuit Stéphane Rambosson. Les banques font des économies dans tous les domaines, certaines ne remboursant même plus les taxis pour aller de Canary Wharf au centre de Londres.") Mais enfin, pour qui nous prend-t-on ?

 Les victimes de la crise seraient les banquiers, selon Mr Kert. Je n'accepte pas d'entendre de tels propos quand on sait que les banquiers de la City viennent de se partager... 20 000 000 000 d'euros de primes 20 milliards... Si l'on divise par 60 millions de français, cela fait 333 euros par personne. Qui a donné ces 20 milliards ? Croyez-vous qu'ils soient sortis tout seuls du chapeau ?
Il n'y a pas de planche à billet magique. Nous ne vivons pas dans le monde du Père Noël où les cadeaux arrivent un matin par la cheminée. Ces milliards, figurez-vous qu'il faut bien aller les chercher quelque part. Et comme ces gens ne sont pas particulièrement du genre partageurs, et qu'ils ne sont pas non plus très nombreux... Je vous laisse deviner où ils vont aller les chercher...

Quant aux inquiétudes de C Kert, elles n'ont pas lieu d'être, je le rassure : Charles Milhaud, Nicolas Mérindol et Julien Carmona, les 3 responsables de la Caisse d'Epargne vont retrouver un très joli placard tout doré dans les jours prochains. J'espère au moins qu'on en entendra parler... En attendant, voici la très injuste punition de Mr Milhaud, victime de la crise : "Même si l'ex-patron de l'Ecureuil ne touchera pas de golden parachute, il ne part pas avec rien. D'abord, officiellement, Milhaud est toujours président du conseil de surveillance de Natixis (fonction qui lui permet de toucher 308 000 euros par an, somme comprise dans le total énoncé plus haut). En plus, cet homme de 65 ans pourra toucher la retraite maison de la Caisse d'Epargne. Son contrat de travail lui donne le droit à "une rente annuelle égale à 10% de la rémunération brute moyenne des trois meilleurs années civiles complètes perçue au sein du groupe Caisse d'Epargne". Il s'agît, comme par hasard, des trois dernières années. Et cela donne 119 000 euros par an." (ici) Vous en connaissez beucoup, vous, des retraités qui touchent des pensions pareilles ? Moi je veux bien faire perdre 600 millions d'euros à qui voudra bien, en échange, me payer 500 000€ par an. S'il y a des volontaires...

Pour terminer, voici la fin du billet de Mr Kert : "Surtout la crise crée un climat malsain d’inquiétude qui paralyse les initiatives. Oui, il faut en sortir. Et que l’on soit favorable au président Sarkozy ou que l’on y soit hostile, je crois que tous nous devons reconnaitre qu’il « mouille la chemise » pour hâter la reprise. C’est d’ailleurs ce que le tout récent sondage du JDD veut sûrement dire."

Juste un mot sur le sondage du JDD : il vient d'en sortir un, et les gros titres pleuvent : "67% des français pour le travail le dimanche". Mardi, notre omniPrésident va en faire un discours à pleurer à chaude larme (En bref : pour ramener l'entrecote, faut travailler plus, et ceux qui feront des efforts, il est normal qu'ils soient récompensés. C'est tout de même extraordinaire que dans ce pays, madame, des gens qui se retroussent les manches plus que d'autres ne soient pas récompensés plus que d'autres) Où en étais-je ? Ah oui... Les sondages d'IFOP (dirigé par Laurence Parisot), paru dans le JDD (du groupe Lagardère) sur le travail du dimanche. Je vous donne ici copie de la question, et vous laisse juger par vous même de l'ouverture des réponses possibles...

Travailler le dimanche est payé davantage qu'en semaine. Si votre employeur vous proposait de travailler le dimanche, accepteriez-vous?
Présupposés : 1) vous avez un employeur (Rappel : l'ouverture des magasins le dimanche supprimerait plusieurs dizaines de millers d'emploi, notamment dans le petit commerce) 2) vous avez un employeur sympa : il "propose" (rappel : le contrat de travail est un contrat de subordination de l'employé envers l'employeur) 3) Vous avez un employeur très sympa : il vous paye plus le dimanche (ce qu'on ne vous rappelle pas : et le reste de la semaine, s'il vous payait plus, accepteriez-vous toujuors de travailler le dimanche ?) Là dessus, 17% répondent oui toujours, 50% oui parfois et 33% non jamais. Ma conclusion : 83% de sfrançais ne sont pas favorable au travail du dimanche, mais 50% ne peuvent pas faire autrement, car les porte-monnaies sont vides.

Mais je suis déjà beaucoup trop longue.

Je laisse Martine Aubry répondre à la dernière partie du billet de C. Kert :

"On ne peut pas tenir un discours et puis dire +circulez, y a rien à voir+ quand on regarde ses actes, c'est tout le problème aujourd'hui du président de la République et d'une partie de sa crédibilité sur ces sujets-là aussi bien en Europe qu'au niveau international", a ajouté Mme Aubry, candidate à la direction du PS.

"Nous lui demandons non pas d'aller faire des grands discours chez M. (George W.) Bush sur la réforme du capitalisme mondial" mais "de changer son budget 2009 pour redonner du pouvoir d'achat aux Français", a-t-elle également affirmé.

La maire de Lille a estimé que la suppression de la prime transport, décidée mardi en commission par les députés, était "une promesse de plus non tenue" du chef de l'Etat, "après +le président du pouvoir d'achat+, +le travailler plus pour gagner plus+, +la France des propriétaires+". (AFP, aujourd'hui)

 PS : l'initiative de la suppression de la prime transport, elle, n'a pas été supprimée, en tous cas...

Par Gaëlle Lenfant
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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 10:13
« Pour moi, réforme doit être synonyme de progrès. Ce beau mot est aujourd’hui trop souvent utilisé pour masquer des régressions. » (ici)

Martine Aubry répondait ainsi à Rachida Dati vendredi à Lille, lors de la convention nationale des avocats.
C'est une vision des choses que je défends personnellement depuis longtemps, et je suis heureuse de voir qu'aujourd'hui, enfin, nous nous en emparons. En effet, c'est la gauche qui, toujours, a porté les plus grandes réformes : congés payés, 40 heures puis 39 puis 35, abolition de la peine de mort, sécurité sociale, CMU la liste serait longue si on la voulait exhaustive.

Or aujourd'hui, lorsqu'on entend le mot "réforme" on entend casse du code du travail, des retraites, de la justice, du pouvoir d'achat et là encore la liste serait longue...
Ce ne sont pas des réformes que met en oeuvre la droite : c'est la casse implacable de toutes les réformes portées par la gauche. Et Martine Aubry a raison : réforme et progrès vont ensemble. La droite fait rimer aujourd'hui ce mot avec recul social, à nous de lui redonner son véritable sens.
Par Gaëlle Lenfant
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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 09:40
Grande émotion pour moi que celle de rencontrer cet homme. Il signait ses autographes comme un ouvrier travaille à la chaîne et cela ne portait pas vraiment à la conversation, mais il n'empêche : ce petit moment là était précieux.
(oui, je sais, la photo est floue, mais que voulez-vous : je préfère avoir un téléphone qui prend des photos floues plutôt qu'un téléphone qui rende floues les conversations)
Par Gaëlle Lenfant
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Mardi 29 mai
∙ 16h Permanence du local mobile de campagne à l'école Pont-de-l'Arc - Aix 
∙ 18h Conseil municipal - Aix

Mercredi 30 mai
∙ 9h30 Action de terrain avec les militants - Aix
∙ 13h Permanence du local mobile de campagne à La Parade - Aix
∙ 17h Porte-à-porte avec les militants - Aix

Jeudi 31 mai
∙ 16h Permanence du local mobile de campagne à l'école La Renardière - Les Pennes-Mirabeau
∙ 18h30 Apéro de campagne - Aix

Vendredi 1er juin
∙ 16h
 Permanence du local mobile de campagne à l'école les Amandiers - Les Pennes-Mirabeau
∙ 18h Fête des voisins - Aix

Samedi 2 juin
∙ 11h
 Fête des mères à la mairie annexe de Luynes - Aix
∙ 12h Apéro de campagne - Aix
∙ 14h Tournoi sportif cantonal - Les Pennes-Mirabeau
∙ 15h Fête du quartier La Gavotte Peyret - Septèmes
∙ 17h Inauguration du square des Cadeneux - Les Pennes-Mirabeau
∙ 19h Spectacle de l'école de danse - Cabriès

Dimanche 3 juin
  Tournoi international de basket - Aix


 
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