Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 10:36
 
6 mai 2007... Nicolas Sarkozy était élu président de la République Française avec un score sans appel, et fêtait sa victoire au Fouquet's avec Cécilia, Johnny et les autres. Rappelez-vous, c'était juste avant d'embarquer sur le yacht de Bolloré pour "habiter sa fonction". le terme de "bling bling" n'était pas encore à la mode, mais le style était déjà là. Un an après, la rupture a permis en vrac l'adoption du paquet fiscal, la franchise médicale, les peines planchers, les tests ADN pour les immigrés, la loi sur la rétention de sûreté... Les promesses sur le pouvoir d'achat : envolées. Gandrange : terminé. Les engagements du Grenelle de l'environnement : disparus. Il avait dit avoir changé durant la campagne. Il a été élu, il chute de façon vertigineuse depuis plusieurs mois dans les sondages, alors il nous refait le coup. Changement, rupture, changement... Et si la France avait surtout besoin d'équilibre ? Et si les français rejetaient non seulement le personnage et sa façon d'être, mais aussi la politique qu'il porte à Latran ou Dakar au travers de ses discours ? Il a fait des erreurs, dit-il. C'est le moins qu'on puisse dire. Il serait trop long de les énumérer ici, (sur le site de Marianne.fr : la première année de Sarkozy, semaine par semaine) mais chacun se souvient de la visite de Khadafi, des enfants de CM2 devant porter la mémoire d'un enfant mort (alors que dans le même temps, Hortefeux tient le cap...), du "casse toi pauvre con" et de tous les couacs du gouvernement, annonces, contre-annonces, re-annonces, re-contre-annonces... Le bilan de cette année est catastrophique. Et les plus fragiles sombrent. En témoigne le rapport de l'observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale que je vous engage à lire, et qui montre les dégats que provoque la droite dans notre société. En voici quelques extraits :


•De moins en moins de personnes pauvres sont situées juste en dessous du seuil de pauvreté
L’indicateur d’intensité de la pauvreté présente l’écart entre le niveau de vie médian des ménages pauvres et le seuil de pauvreté. Si cet écart s’accroît, cela signifie qu’il y a de plus en plus de personnes pauvres éloignées du seuil de pauvreté.
La pauvreté est donc plus «profonde». En 2005, une personne pauvre sur deux avait un niveau de vie inférieur à
669 euros par mois, soit le niveau de vie médian des personnes situées sous le seuil de pauvreté à 60%.
Entre 2004 et 2005, l’intensité de la pauvreté a augmenté de 0,2 point, poursuivant une tendance à la hausse entamée en 2002 :
– sur la période 1996-2002, associé à une conjoncture favorable, l’indicateur d’intensité de la pauvreté n’avait cessé de baisser, traduisant une certaine amélioration de la situation des ménages pauvres ;
– depuis 2002, l’évolution s’est inversée, avec une augmentation continue de 16,3 % en 2002 à 18,2% en 2005


•Le taux de renoncement aux soins augmente depuis trois ans
En 2004, 13 % de la population métropolitaine déclarent avoir renoncé à certains soins pour des raisons financières au cours de l’année. 20% des renoncements sont déclarés comme définitifs, les autres étant reportés. Les renoncements (ou reports) sont concentrés sur un nombre limité de soins, ceux pour lesquels la participation
financière des assurés est la plus importante : 49% concernent la santé buccodentaire, 18 % les lunettes et 9% les soins dispensés par des spécialistes.
Le taux de renoncement aux soins est en augmentation depuis 2002 (passage de 11,2 à 13 %). Ce résultat doit toutefois être interprété avec prudence car il s’agit d’une donnée subjective qui dépend de la perception qu’ont les individus de leur état de santé. Une hausse du taux de renoncement peut être fondée sur une moindre accessibilité du système de soins, mais aussi sur des attentes plus fortes des personnes envers ce système (plus les attentes des personnes sont fortes, plus elles peuvent avoir l’impression de renoncer fréquemment aux soins).

Le nombre de jeunes sortant prématurément du système scolaire ne diminue plus
La proportion de jeunes âgés de 18 à 24 ans sortant du système scolaire prématurément a connu une baisse de deux points entre 1996 et 2000, puis s’est stabilisée aux alentours de 13 %. La France se situe en bonne position au sein de l’Union européenne à quinze, avec un taux inférieur de quatre points à la moyenne européenne.
Le niveau de cet indicateur varie nettement selon les pays. En 2006, il demeure de près de 30 % en Espagne et de 40% au Portugal, contre 8% environ en Finlande et 9,6 % en Autriche.

Le taux de demandes de logement social non satisfaites après un an est très élevé
Dans un contexte de fortes disparités régionales, de hausse importante des prix et des loyers sur le marché de l’immobilier, et de diminution de la mobilité du parc social évoquée par les professionnels du secteur, la part des demandes de logement social non satisfaites en 2006 est de 46 %. Ce chiffre n’est toutefois pas directement
comparable avec ceux de 2002 et 1996 (respectivement 33,6 % et 35,3%) du fait d’un changement des questions dans l’enquête Logement de 2006 de façon à en améliorer la pertinence43.

Le taux de demandeurs d’emploi non indemnisés augmente dans un contexte de baisse des demandeurs d’emploi
L’un des indicateurs d’exclusion qui figurent parmi les onze indicateurs retenus par l’Observatoire concerne le taux de demandeurs d’emploi non indemnisés. Ce taux connaît une augmentation marquée de 2,6 points au cours de la période récente (de 37,7 % en 2004 à 40,3 % en 2006), dans un contexte global de baisse du nombre de demandeurs d’emploi et de développement de l’emploi précaire.
L’évolution de cet indicateur est détaillée dans les pages qui suivent. La baisse du nombre de demandeurs d’emploi s’accompagne d’un développement de la pauvreté en emploi La croissance de la zone euro s’est améliorée sur les trois dernières années: + 1,5% en 2005, + 2,9% en 2006, +2,6% en 2007 (prévision). Pour la France, la croissance a été en deçà de ce résultat, avec + 1,7% en 2005, + 2,2% en 2006, + 1,9% en 2007.

Une part croissante des chômeurs n’est pas indemnisée
Entre juillet 2005 et juillet 2007, le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés au titre de l’assurance chômage et du régime de solidarité (allocation de solidarité spécifique [ASS], allocation d’insertion [AI] et allocation équivalent retraite48 [AER]) a diminué de 489 300, pour un total de 2088200 de personnes en juillet 2007.
Le taux de couverture des demandeurs d’emploi par ces différentes allocations49 a nettement reculé en 2005 (-2,8 points), avant de remonter légèrement de 0,3 point en 2006, pour atteindre 59,8% au 31 décembre.
Seuls six demandeurs d’emploi sur dix sont indemnisés. Parmi eux, la part des bénéficiaires du régime d’assurance chômage géré par l’Unedic a diminué. Les réformes intervenues en 2004 et 2006 ont en effet restreint les conditions d’accès et limité les durées d’indemnisation.
En partie du fait de cette restriction, le nombre de bénéficiaires du régime de solidarité a progressé en 2005, pour atteindre 460 000. Malgré un repli en 2006, le nombre de bénéficiaires reste supérieur en juillet 2007 à celui de février 2005 (427 600 personnes, contre 421 300 deux ans plus tôt). La hausse constatée en 2005 provient de la progression du nombre d’allocataires de l’ASS et de l’AER. Ces deux allocations sont venues en partie compenser la forte baisse du nombre d’allocataires de l’assurance chômage, dont beaucoup avaient épuisé leurs droits. Au total, en 2007, la part des bénéficiaires du régime de solidarité financé par l’État parmi les personnes indemnisées atteint 20,6%.


La grande majorité des travailleurs pauvres (78%) occupent un emploi toute l’année. Toutefois, 21 % d’entre eux occupent principalement un emploi à temps partiel (ce n’est le cas que pour 14 % de l’ensemble des travailleurs). Les indépendants (10 % des travailleurs, mais 27 % des travailleurs pauvres) sont surreprésentés
dans cette catégorie.
En moyenne, les travailleurs pauvres ont perçu 775 euros par mois en 2005 au titre de leur activité, soit environ la moitié des revenus d’activité moyens de l’ensemble des travailleurs. La composition du revenu de leur ménage laisse une part plus importante aux prestations sociales (21% contre 6% pour l’ensemble des ménages de travailleurs). Les revenus d’activité (hors allocations chômage) représentent 72 % du revenu disponible des ménages de travailleurs pauvres, contre 90% du revenu disponible de l’ensemble des ménages de travailleurs.

 

 

Par Gaëlle Lenfant
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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 15:45

Droits des femmes en danger :

Réagissons contre le démantèlement des politiques d’égalité femmes/hommes

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Après la disparition de tout ministre en titre chargé-e des droits des femmes et de l’égalité, c’est maintenant l’administration responsable de l’impulsion et de la mise en œuvre de cette politique, le Service des droits des femmes et de l’égalité (SDFE), qui est menacée de démantèlement.

Cette administration est composée d’un service central et d’un réseau de délégué-es régionales et de chargé-es de mission départementales placées sous l’autorité des Préfets, au plus près des territoires.

Le SDFE a pour principales missions de favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités politiques et économiques ; de favoriser l’accès à l’emploi des femmes et de promouvoir l’égalité salariale et professionnelle ; de favoriser une meilleure articulation des temps de vie ; de garantir l’accès aux droits fondamentaux ; de préserver les acquis (interruption volontaire de grossesse, contraception…) et de lutter contre les violences faites aux femmes. Il est un interlocuteur privilégié des associations de défense des droits des femmes sur tout le territoire, et des élus et organismes qui agissent pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Sans ministre en titre, sans administration nationale et sans réseau régional et départemental, l’égalité et les droits des femmes vont régresser, alors même que le Président de la République avait déclaré vouloir « appliquer à tous les niveaux et dans toutes ses dimensions (salaires, responsabilités, reconnaissance sociale), l’exigence d’égalité ».

L’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale portée par l’Organisation des Nations Unies, l’Union Européenne et la République Française. Au moment où s’ouvre la Présidence française de l’Union Européenne, le gouvernement est à contre courant des préconisations et des avancées européennes !

Mobilisons nous pour :

Le maintien du Service des droits des femmes et de l’égalité et de son réseau de délégué-es régionales et de chargé-es de mission départementales, doté de véritables moyens d’intervention ;

La nomination d’un-e ministre chargé-e des Droits des femmes et de l’égalité.


Soutenue par les organisations suivantes
CADAC, CFDT, CGT, CNDF, Collectif féministe contre le Viol, Femmes solidaires, FSU, LCR, MFPF, PC,
PS, réseau féministe Rupture

 

PremierEs Signataires :
Michèle André, sénatrice, ancienne secrétaire d’Etat chargée des droits des femmes

Martine Aubry Maire de Lille; ancienne ministre à l’emploi et à la solidarité
Marie-George Buffet Secrétaire nationale du PCF,

Nicole Borvo, membre du comité exécutif du PCF

Laurence Cohen, membre du comité exécutif du PCF

Antoinette Fouque, intellectuelle, auteure

Catherine Génisson, députée, ancienne rapporteuse de l’Observatoire de la parité

Françoise Laurant, Présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial

Laurence Rossignol Secrétaire nationale aux droits des femmes du Parti Socialiste
Yvette Roudy , ancienne ministre des droits des femmes,

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Par Gaëlle Lenfant
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 08:56
Le texte qui suit est issu du Bureau National du Parti Socialiste. Il s'agit de la position des socialistes au sujet des retraites : constat de l'échaec de la réforme Fillon, souhaits et préconisations.
Vous en retrouverez la source ici
D'autre part, j'invite ceux de mes lecteurs qui s'intéressent aux positions du Parti Socialiste à visiter régulièrement le site du national (l'adresse se trouve dans les liens que je donne). Vous y trouverez nombre d'argumentaires, de point presse, de documents, de forums, de vidéos etc.
Si vous souhaitez aller plus loin dans l'analyse du travail réalisé par le Parti Socialiste que ce qui est fait par les medias en général, pour qui les textes sont trop compliqués ou pas assez vendeurs, allez voir par vous mêmes. Lisez. Participez aux débats. Inventez l'avenir avec nous !

La loi Fillon de 2003 a échoué. Elle n’a rien réglé sur le plan social. Elle n’a pas évité le déséquilibre financier puisque le premier déficit date de 2004, pour atteindre près de 5 milliards d’euros en 2007. La déconvenue de la réforme Fillon de 2003 s’explique par la contre-performance économique de la droite depuis 6 ans. Le pari de la croissance et du pouvoir d’achat n’est pas au rendez-vous.Le pouvoir d’achat des retraites devient la question centrale ; 6 millions de personnes âgées vivent avec des pensions largement inférieures au Smic. 1 million de personnes retraitées connaissent la pauvreté. 620 000 relèvent du minimum vieillesse. On ne peut pas maintenir durablement des millions d’hommes et de femmes de plus de 60 ans au terme de leur activité professionnelle sous le niveau du Smic ou pire sous le seuil de pauvreté.

La baisse du taux de remplacement, liée à la précarité salariale, génère un risque de fragilisation des mécanismes solidaires de retraite. La Loi Fillon de 2003 se révèle particulièrement dangereuse et perverse, puisqu’elle sape les fondements mêmes de la confiance, notamment des jeunes générations, dans le système par répartition.

Nous souhaitons une véritable négociation avec les partenaires sociaux, pour faire aboutir une vraie réforme des retraites. Les partenaires sociaux ne peuvent être des alibis. Ils doivent être respectés et entendus à l’occasion d’une authentique négociation collective.

Nous sommes plus que jamais favorables au maintien et donc à l’amélioration d’un système de retraite par répartition solidaire, universel, fondée sur une démarche intergénérationnelle, juste et efficace, et une politique dynamique de l’emploi durable et correctement rémunéré.

Nous voulons une réforme qui permette l’amélioration pérenne du pouvoir d’achat de tous les retraités et d’abord des petites retraites, en particulier par la mise au point négociée d’un mécanisme à la fois actualisé et annualisé sur le taux réel de l’inflation. C’est une question de confiance et de justice.

La loi Fillon n’a pas tenu ses engagements sur trois autres points essentiels : le recul de la précarité salariale n’est pas au rendez-vous. L’amélioration du taux d’activité des salariés âgés de 55 à 60 ans n’a pas eu lieu. La question de la pénibilité des métiers et son corollaire, la profonde inégalité d’espérance de vie à 60 ans n’est pas traitée. Aussi, nous récusons, en l’état actuel, tout allongement de la durée de cotisations qui réduirait encore davantage la proportion des salariés parvenant dans l’avenir, à une retraite à taux plein et donc le taux de remplacement moyen, sans procurer de recettes supplémentaires pour le régime de base.

Alors que l’âge moyen de cessation d’activité ne dépasse pas 58 ans et 8 mois et que plus de 60 % des salariés de plus de 55 ans sont évincés du marché du travail, nous souhaitons :
- Le maintien d’une durée de cotisation de 40 ans
- L’amélioration sensible du taux d’activité des plus de 50 ans
- La préservation de l’accès à la retraite à 60 ans, conquête sociale majeure pour des millions de salariés. Il en va de la sauvegarde du niveau des pensions.
- La poursuite active des négociations sur la question de la pénibilité des métiers conformément aux engagements de la Loi Fillon. En cas d’échec de ces négociations, nous engagerions des consultations nécessaires avec les organisations syndicales.
- La proratisation du nombre d’années de référence pour le calcul des pensions en fonction du nombre d’annuités pleines pour les carrières incomplètes.

En termes de financement, nous préconisons :

-Le réabondement régulier du fonds de réserve, à travers la rétrocession par l’État d’une partie des dividendes des entreprises publiques, et le versement du produit des pénalités financières exigées des entreprises qui ne jouent pas le jeu de l’emploi des seniors. Le fonds de réserve des retraites fait partie du contrat social. Son renforcement est indispensable. Il pourrait l’être en particulier à travers les cessions d’actifs de l’État et des cessions du patrimoine immobilier de l’État.

-La sollicitation des revenus financiers et des niches sociales dans le financement des retraites, ce qui peut dégager au moins 3 milliards.

-L’analyse critique du montant des exonérations des cotisations sociales, et le remboursement scrupuleux des sommes dûes par l’Etat au régime général ; le seul remboursement régulier représente un gain potentiel de 3 milliards.

-L’annulation d’une partie du paquet fiscal, notamment celle relative à l’exonération des grosses successions pour un montant de 2 milliards environ.

-Un transfert éventuel d’un ou deux points de cotisation Unedic sur l’assurance vieillesse.

Le Parti socialiste milite pour une réforme négociée des retraites, fondée sur la justice sociale, la solidarité intergénérationnelle, et la confiance retrouvée des générations actuelles de quadra et quinquagénaires. Il en va du contenu et de l’authenticité de notre contrat social.

Par Gaëlle Lenfant
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 12:03
Voici qu'avril se termine, et que demain, nous serons le 1er mai. Le jour du muguet, oui, mais aussi jour de lutte depuis bien des decennies... Pour résumer très rapidement ces années de luttes, voici quelques repères : à la fin du XIXème siècle, les conditions de travail sont déplorables, et les revendications se font fortes. C'est aux Etats-Unis, que suite au 1er mai 1886, 200 000 travailleurs obtiennent une journée de 8 heures. En France, c'est la CGT qui réclame, le 1er mai 1906, les 8 heures pour tous. La manifestation pacifique de Fourmies en 1891, terminée dans le sang après la charge des forces de police n'avait pas découragé les travailleurs.
En 1936, le 1er mai tombe... 2 jours avant l'élection législative qui portera au pouvoir le front populaire. Certains disent que le succès de la manifestation ce jour là a contribué à la victoire de la gauche, et donc, à la mise en place des congés payés et la légalisation des 40 heures hebdomadaires.

C'est en 1941 que cette journée devient officiellement "Journée de la fête du travail et de la concorde sociale"".

En 1947, sur proposition d'un député socialiste, le 1er mai devient jour chômé et payé.

Puis, jusqu'en 1968, l'activité se réduit. Les manifestations seront même totalement interdites durant la guerre d'Algérie. Mais cette fameuse année de "mai 68" voit revenir des foules énormes lors du défilé du 1er mai.

En 2002, quelques jours après le choc du 1er tour de l'élection présidentielle, les français sont revenus défiler en masse, pour lutter contre l'extrémisme et la xénophobie.

Demain, quel 1er mai vivrons-nous ?

Pour ma part, je serai à Marseille, à 10h30 aux Réformés, pour défiler, comme je le fais chaque année. J'espère vous y retrouver nombreux(ses) !

Les autres rendez-vous du moi de mai :
- 15 mai : Grève de la fonction publique
- 22 mai : lutte pour les retraites.
J'aurais l'occasion de revenir en détail sur ces journées. Si vous avez des infos locales, vous pouvez les laisser sur ce billet, ou me les envoyer par mail afin que je les relaye.
Par Gaëlle Lenfant
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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 17:18
Voici un compte rendu succinct du Conseil Municipal qui s'est tenu hier soir à Aix.

46 délibérations étaient à l'ordre du jour. Beaucoup concernaient la désignation de représentants au sein de diverses commissions (finances, conseils d'école, associations, CCAS etc.) Il semblerait que pour ce mandat, madame le maire ait décidé de faire une place à l'opposition. Elle a accepté plusieurs des demandes du groupe des élus d'Aix pour Tous, demandes portées par Jacques Agopian, et est même revenue sur son refus d'accorder un siège au Conseil d'Administration de l'hopital. Rémy Jean y siègera donc.
Hormis ce type de délibérations, le Conseil a voté sur, par exemple, des marchés, le tarif des droits d'entrée aux spectacle publics du conservatoire Darius Milhaud, le programme de relations interculturelles élaboré par l'école supérieure d'art, les créations et suppression d'emplois à l'effectif municipal, les indemnités de fonction des élus etc.

Je retiendrai deux délibérations qui me semblent valoir la peine d'être commentées.
La première concernait une convention entre la ville et une société privée organisatrice de la course cyclosportive "La Cézanne sainte Victoire". A juste titre, Fleur Skrivan a fait remarquer que subventionner une société commerciale était pour le moins étrange, d'une part parce que lorsqu'il s'agit de société privée, il ne peut être question de subvention de la part des collectivités, et d'autre part, parce qu'Aix comptent un grand nombre de clubs qui, eux, peuvent être associés sans problème. Madame Joissains reconnaissant l'illégalité de cette délibération l'a annulée, ainsi que la suivante, qui était du même ordre.(Il s'agit de n°40 et 41) Le directeur des sports n'était pas très à l'aise, la course devant avoir lieu... le 11 mai prochain ! Mais tout sera réglé à temps a promis le maire.

La deuxième délibération dont je vous parlerai ici concernait l'attribution de cette fameuse indemnité pour frais de représentation versée au maire. Le montant de cette indemnité est de 15 000€ par an (tout de même...) Hervé Guerrera a pris la parole pour faire remarquer que ces fameux "frais de représentation" ne pouvait pas être comptabilisés de façon transparente, du fait du versement forfaitaire de cette somme. Il a ensuite fait remarquer que le maire avait bénéficié, entre les deux mandats, d'une augmentation équivalente à environs 7% par an. On n'atteint bien sûr pas les 140% de Sarkozy, mais 7% d'augmentation par an, il me semble que beaucoup d'Aixois seraient très heureux de subir le même sort !

Vous pouvez télécharger l'ordre du jour de ce conseil ici

Le prochain Conseil Municipal aura lieu le 26 mai. Venez nombreux !
Par Gaëlle Lenfant
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  • Engagée au Parti socialiste depuis le 22 avril 2002, je suis depuis 2010 Vice-présidente de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Je suis candidate aux législatives dans la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône.

  

L'agenda de Gaëlle Lenfant

Lundi 6 février
▪ 12h30 Comité départemental de campagne de François Hollande - Marseille
▪ 15h Débat "Combat contre l'excision" organisé par Gam Paca - Marseille
▪ 15h30 Inauguration de la maison du don du sang - Aix 

Mardi 7 février
▪ 18h30
 Rencontre avec les habitants de Septèmes-les-Vallons

Mercredi 8 février
 Réunion de l'équipe nationale de campagne de François Hollande - Paris

Jeudi 9 février
▪ 9h30 Séminaire du PS 13 - Marseille
▪ 10h Commission d'études et de travail au Conseil régional - Marseille
▪ 14h Inauguration du nouveau pôle des Milles avec Michel Vauzelle - Aix
▪ 15h Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance - Marseille
▪ 18h30 Réunion avec les habitants d'Aix-en-Provence  

Vendredi 10 février
▪ 10h Visite du pôle médico-judiciaire de l'hôpital de Carpentras
▪ 19h30 Conférence sur le thème de la parité avec Hélène Mandroux - Montpellier

Samedi 11 février
▪ 11h Aix Natation, dans le cadre du mois sportif aixois


 
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