Ma première vidéo de campagne est en ligne ! J'y reviens sur mon engagement politique et mes valeurs. Je vous invite à découvrir et, surtout, à partagez ce clip autour de vous :
Ma première vidéo de campagne est en ligne ! J'y reviens sur mon engagement politique et mes valeurs. Je vous invite à découvrir et, surtout, à partagez ce clip autour de vous :
Je participais samedi à la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage. De ce moment de souvenir et d’émotion, je veux retenir deux leçons : tout d’abord l’infamie auquel on finit toujours par arriver lorsqu’on cesse de voir en l’autre un être humain et qu’on ne perçoit plus que l’étranger. Ensuite, que rien n’est immuable et que c’est le combat politique qui permet de changer les choses.
Des leçons d’histoire ? Pas seulement, comme le démontre l’actualité récente.
Il y a quelques jours, on expulsait encore une fois des familles entières des terrains qu’elles occupaient à Luynes, les condamnant à une misère et une précarité toujours plus grandes, parce qu’on ne voit plus en ces familles qu’un étranger nuisible, parce que, nous dit-on, « s’il y avait une bonne solution, ça se saurait ». Hier, la candidate UMP dans la 14e circonscription déclarait « les valeurs qu'a Marine Le Pen, je les ai toujours défendues ». Mais de quelles valeurs parle-t-elle ? La « préférence nationale » ? La désignation des immigrés comme source de tous nos maux ?
« Vainement aurions-nous proclamé la liberté et l'égalité, s'il reste sur le territoire de la République un seul homme qui ne soit pas libre comme l'air qu'il respire, s'il existe encore un esclave ! », c’est ce que déclarait Jean-François Delacroix à l’Assemblée nationale lorsque l’on y débattait de l’abolition de l’esclavage en 1794. Aujourd’hui, le terrain n’est heureusement plus celui de l’esclavage. Mais le combat pour la liberté et l’égalité demeure.
En tant que femme politique, je ne considère pas que mon rôle est de constater « qu’il n’y a pas de solution » ou, encore moins, de reprendre à mon compte les propositions les plus infamantes dans l’espoir de glaner quelques voix. Bien au contraire, je crois que les injustices ne sont pas immuables, je crois que la responsabilité d’une élue est de convaincre ses concitoyens que l’égalité et la dignité humaine doivent être au cœur de l’action publique. Voilà les bases de mon engagement.
Il y avait le 10 mai 1981. Il y a, maintenant, le 6 mai 2012. Ce jour où François Hollande a été élu président de la République par le peuple français. Je suis heureuse de cette belle victoire, celle de l'avenir, de la jeunesse, celle du changement dont a tant besoin la France.
Merci à toutes celles et tous ceux qui ont permis cela. Les électeurs d'abord, mais je pense aussi à tous les volontaires, les militants, qui ont depuis des mois mené une campagne formidable d'espoir sur nos valeurs de gauche, pour la France. Vous avez fait un travail extraordinaire, vous avez su porter le message de François Hollande candidat, vous avez cru en cette belle victoire, et vous avez participé à sa construction. Bravo pour cet engagement, pour votre enthousiasme, votre ténacité, qui permet aujourd'hui que la France soit présidée par cet homme, François Hollande, qui a déjà commencé de travailler pour redresser notre pays, pour le changement.
Il n'est pas le président de ses seuls électeurs, ni un chef de parti. Il est le nouveau chef de l'État, le président de tous les Français, comme il le dit : «Le premier devoir du président de la République, c’est de rassembler et d’associer chaque citoyen à l’action commune pour relever les défis qui nous attendent.»
Il faut saluer à ce propos l'attitude du président sortant, Nicolas Sarkozy, qui a invité François Hollande aux cérémonies du 8 mai ce matin, afin d'offrir à la France cette belle image d'unité républicaine.
Je comprends la tristesse et même la colère de celles et ceux qui souhaitaient la victoire du sortant. Mais certaines choses ne sont pas excusables. Les actes de vandalisme, tels que ceux perprétrés contre la permanence du cours Sextius à Aix par exemple, doivent être punis. Les élus de tous les partis républicains doivent unanimement les condamner car en tant que représentants du peuple, nous avons une exigence d'exemplarité à tenir en toutes circonstances. Je souhaite que cette exemplarité soit aussi visible à Aix qu'à Paris. L'élection de François Hollande est incontestable et chacun a le devoir, maintenant, d'en prendre acte. L'intelligence, c'est de savoir respecter le choix de ses concitoyens pour respecter le République. La défaite amère n'excuse pas certains propos, surtout lorsqu'ils sont tenus par des élus qui ont de grandes responsabilités locales et nationale. Il n'est pas admissible d'insulter des personnes parce qu'elles ont une sensibilité politique différente, comme il n'est pas tolérable de diffamer le chef de l'État. Je souhaite que chacun revienne rapidement à la raison, et je demande à Madame Joissains de s'excuser des propos outrageants qu'elle a prononcés au soir du 6 mai.
Les résultats, sur Aix-en-Provence comme sur la 11e circonscription, montrent que la droite perd un nombre de voix important, et de cela aussi je me réjouis, surtout quand cette droite là flirte avec les extremes. «Électeurs du Front national. Je partage une partie de vos inquiétudes et vos engagements : l’élue que je suis l’a prouvé» pouvait-on lire dans un tract signé de Maryse Joissains la semaine dernière. Les logos au bas de ce tract en faisait une propagande officielle (ou bien ces partis ont été usurpés ?) et je crois que nombre d'Aixois de la droite républicaine réfléchiront à deux fois avant de glisser leur prochain bulletin dans l'urne. Je sais que beaucoup d'entre eux ne tolère pas cet engagement de l'UMP vers l'extrêm-droite. Les législatives du mois prochain seront l'occasion de dire que la France mérite mieux que cela.
Ces élections seront également l'occasion de donner une majorité parlementaire à François Hollande qui lui permettra de mettre en œuvre son projet. Si vous m'élisez députée, le 17 juin prochain, j'aurai pour mandat de participer à ce travail. Députée de la Nation, je voterai les lois de la République, et élue du pays d'Aix, je représenterai ce territoire de la 11e circonscription - d'Eguilles, d'Aix-en-Provence, de Cabiès-Calas, des Pennes-Mirabeau et de Septèmes-les-Vallons - à Paris.
Accompagner François Hollande dans cette lourde tâche, serait un immense honneur. Pour l'heure, je me réjouis de le voir élu à la tête de l'État, avec un score sans appel qui lui permet, dès aujourd'hui, de lancer son projet.
Vive la République, vive la France !
C'est ce soir à minuit que la campagne présidentielle se termine. Ce blog sera donc inactif, jusqu'à la proclamation des résultats.
Je souhaite, comme tant de nos compatriotes, qu'enfin l'ère du changement arrive. Pour cela, comme François Hollande le répète, il ne suffit pas d'écouter les sondages, il faut aller voter dimanche et remplir votre devoir, qui est aussi un droit tellement important : celui de choisir qui vous représentera, à la tête de l'Etat. Qui, de Nicolas Sarkozy ou François Hollande, saura redresser la France et la République. L'un a un bilan, et au vu du débat de mercredi, nous le savons maintenant, son projet c'est son bilan. Et son bilan, nous le connaissons. Une France divisée et précarisée, une République affaiblie, une laïcité attaquée. Et je ne pourrai ici faire la liste des promesses non tenues, des fausses bonnes idées, des vrais renoncements et des reculs sans précédent de notre pays. J'évoquais ce matin les Roms.
Voilà maintenant que le Conseil constitutionnel vient d'abroger la loi sur le harcèlement sexuel. Oui, vous avez bien lu. Cette loi, promulguée par la gauche, devait être revue, c'était les conclusions en 2009 de la mission d'information sur les violences faites aux femmes présidée par Danielle Bousquet. Il fallait harmoniser les définitions françaises et communautaires du harcèlement. Cela n'a pas été fait, la droite n'en n'a pas voulu. Et aujourd'hui, nous aboutissons à cette aberration, une de plus ! Alors que 40% des femmes déclarent avoir été victimes de harcèlement au travail, c'est un recul terrible qui vient clore cette campagne. François Hollande s'est déjà engagé à faire rédiger et inscrire le plus rapidement possible une nouvelle loi à l'agenda parlementaire (le communiqué ici).
Cette abrogation, c'est la démonstration une fois de plus qu'il est temps de tourner la page et de renouer avec ce qui fonde les valeurs de notre pays, cette France, notre France, celle que nous aimons toutes et tous. L'ouverture aux autres, la solidarité, l'innovation, l'exception culturelle. Des valeurs, tout simplement, de liberté, d'égalité et de fraternité. C'est ce changement que nous voulons, et pour changer, il faut voter !
Le 6 mai, pour le changement, votez François Hollande !
Ainsi donc, à Aix-en-Provence, les abris de fortunes des bidonvilles des Trois Sautet et de Luynes ont été détruits. Ces baraques, caravanes, cabanes, abritaient des personnes très précaires. Des Roms, en majorité. Que va-t-il se passer pour ces familles, maintenant ? Elles étaient installées là parfois depuis plusieurs années. Elles ne quitteront pas la France. Elles vont pourtant devoir trouver un abri et reconstruiront donc, un peu plus loin, un peu moins bien, avec un peu plus de peur, un peu plus de mal.
Nous sommes en campagne pour le second tour de l'élection présidentielle. Je serai bientôt moi-même en campagne, sur mon nom, pour être élue députée de la Nation. Ce moment n'est donc pas anodin. La question des Roms est une question difficile et, on me l'a répété souvent depuis que je m'y intéresse - c'est à dire depuis le discours de Grenoble - en parler, défendre un point de vue différent de celui qui nous est imposé aujourd'hui par les discours rétrogrades et même parfois inquiétants, est politiquement risqué.
Mais il est des moments où le risque vaut mieux que de faire taire sa conscience, et ses valeurs politiques. J'assume tout ce que j'ai dit, et surtout fait, pour tenter de faire évoluer les choses pour ces familles, et donc pour toutes celles et ceux qui les côtoient, de façon volontaire parce qu'ils sont engagés dans un combat citoyen, ou de façon involontaire, parce qu'ils vivent à proximité sans l'avoir choisi.
En tant que Vice-Présidente de la région PACA, j'ai présenté au vote de l'assemblée régionale la signature d'un protocole d'accord avec des associations, ayant permis, entre autres actions, la construction d'un Espace Solidaire d'Hébergement à Marseille qui a permis à plusieurs familles de sortir des bidonvilles et donc d'aboutir au résultat que tout le monde souhaite : en terminer avec ces camps. Car oui, je le dis clairement, j'ai en commun avec Maryse Joissains et d'autres cet objectif là. Oui, ces camps sont insupportables, pour les familles qui y vivent comme pour ceux qui habitent alentours. Oui, la responsabilité des politiques est de trouver les solutions permettant de sortir de cette situation. Mais non, la solution n'est pas l'expulsion ni l'évacuation. Cela ne sert à rien ! Ces personnes ne vont pas disparaître sur place ! Si les camps d'Aix ont grossi, c'est parce que les évacuations de Marseille ont forci. Demain, à Marseille à nouveau, les familles évacuées d'Aix vont revenir. Et puis ensuite ? Toujours plus de précarité, toujours moins de soins (comment suivre médicalement des personnes, des enfants, que la peur fait se cacher toujours davantage ?), toujours plus de risques et d'insécurité, pour tout le monde.
Une partie de la solution, une grande partie, passe par la concertation responsable de l'ensemble des collectivités, et de l'État. Depuis des mois, je réclame une table ronde réunissant l'État, la Région, le Département, les villes de Marseille et d'Aix, la CUM et la CPA.
Il ne sert à rien de se rejeter les responsabilités. Il faut ensemble prendre la mesure de la situation, pour pouvoir y remédier. Les solutions passent aussi par l'Europe, qui alloue des crédits permettant de mettre en œuvre des actions (je rappelle que la France avait été sévèrement condamnée par le Conseil de l'Europe en 2010). Des opérations innovantes, comme l'Espace Solidaire d'Hébergement fonctionnent. Les enfants sont scolarisés, les familles s'insèrent dans un parcours d'intégration qui leur permet, ensuite, d'évoluer de façon positive. D'autres expériences ont été et sont menées, ailleurs. C'est sur elles que nous devons nous appuyer, sinon, contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, jamais nous ne nous débarasserons des camps. L'archevêque d'Aix ne dit pas autre chose, dans son éditorial du moi ne mai du journal diocésain : "l'expulsion sans recherche de solution ne peut suffire"
Parfois, il faut savoir prendre un chemin un peu escarpé, et voir grand, pour voir mieux comment construire l'avenir. C'est ce chemin là que je veux prendre.
> Pour aller plus loin, voir par exemple cet article de Marsactu
Mardi 29 mai
∙ 16h Permanence du local mobile de
campagne à l'école Pont-de-l'Arc - Aix
∙ 18h Conseil municipal - Aix
Mercredi 30 mai
∙ 9h30 Action de terrain avec les
militants - Aix
∙ 13h Permanence du local mobile de campagne à La Parade - Aix
∙ 17h Porte-à-porte avec les militants -
Aix
Jeudi 31
mai
∙ 16h Permanence du local mobile de campagne à l'école La Renardière - Les Pennes-Mirabeau
∙ 18h30 Apéro de campagne - Aix
Vendredi 1er juin
∙ 16h Permanence du local mobile de campagne à l'école les Amandiers - Les Pennes-Mirabeau
∙ 18h Fête des voisins - Aix
Samedi 2 juin
∙ 11h Fête des mères à la mairie annexe de Luynes -
Aix
∙ 12h Apéro de campagne - Aix
∙ 14h Tournoi sportif cantonal - Les Pennes-Mirabeau
∙
15h Fête du quartier La Gavotte Peyret - Septèmes
∙ 17h Inauguration du square des
Cadeneux - Les Pennes-Mirabeau
∙ 19h Spectacle de l'école de danse - Cabriès
Dimanche 3 juin
∙ Tournoi international de basket -
Aix