14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 23:00

Nous sommes maintenant à moins de 100 jours de l'élection présidentielle, 99 très exactement. C'est le moment que je choisis pour vous présenter mes vœux, parce que pour cette année 2012 si décisive, il m'apparaissait nécessaire d'y porter une attention toute particulière. 

En effet, pour l'ensemble de nos concitoyens, et ce qu'elle que soit votre situation individuelle, cette année 2012 ne sera pas anodine. Alors que la France vient de perdre ce triple A auquel le président de la République attachait, il y a encore peu, une si grande importance et dont il nous dit aujourd'hui que cela n'est qu'une anecdote, les Français n'ont plus confiance en ce gouvernement et n'ont plus d'espoir en l'avenir. 

C'est cet espoir que porte aujourd’hui notre candidat à l'élection présidentielle, François Hollande. Il l'a dit récemment, ce n'est pas la France qui a été dégradée par la notation d'agences financières, mais bien la politique de Nicolas Sarkozy.

Comment nos concitoyen-ne-s voudront-ils trouver des solutions, aujourd'hui, alors même que lorsque des salariés souhaitent reprendre eux-mêmes leur entreprise on leur ferme la porte ? Comment apaiser la France, et les Français entre eux, alors qu'en matière de sécurité et de justice on préfère les fausses solutions médiatiques aux vraies avancées, certes plus complexes, mais tellement plus porteuses d'avenir ? Comment croire en l'avenir d'un pays fracturé lorsque l'on réforme les collectivités territoriales sans penser aux conséquences, pour les associations, pour la démocratie de proximité, pour tous ces projets qui, demain, ne pourraient pas voir le jour ?

Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, les premiers vœux que je vous adresse sont des vœux de courage. Courage parce que vous avez, nous avons, 99 jours pour changer cela. Un avenir existe, si nous savons aller le chercher, avec François Hollande. Cela ne sera pas de tout repos et nous aurons une campagne difficile à mener, il faut que chacune et chacun en ait conscience. Et je vais même plus loin : même si nous gagnons, nous aurons encore besoin de courage parce que nous ne relèverons pas la France en un jour ; la crise est très dure. Il faudra des efforts collectifs, ce sera difficile et, il faut le dire, les socialistes n'ont pas vocation à faire de fausses promesses. Mais il faut dire aussi que lorsque nous aurons remis l'économie devant la finance, redonné ses lettres de noblesse à la démocratie, redonné sa place à note jeunesse - si porteuse d'avenir contrairement à ce que pensent certains - nous serons déjà sur le chemin de la reconquête.

Nicolas Sarkozy se fait plus social, aujourd’hui, il revient à des paroles dignes de son discours de Toulon : il fera voter la taxe Tobin, promet-il. Il aurait trouvé un accord avec Angela Merkel sur ce point (ce qui est faux, Mme Merkel ayant redit récemment son opposition). Et l'on devrait applaudir ? Monsieur Sarkozy, pourtant président de la République, n'a t-il vraiment pas connaissance du fait que la gauche l'a déjà fait voter, cette taxe ? S'il tenait vraiment à honorer cette promesse, et cela irait dans le bon sens du moment que l'on s'accorde en Europe, il lui suffirait simplement d'en promulguer le décret. Voilà pourquoi nous disons, nous, qu'il ne le fera jamais, comme il n'a pas tenu tant d'autres promesses. 

Je représentais cet après-midi le président de notre Région Michel Vauzelle auprès de Madame Jeanette Bougrab, Secrétaire d'État à la Jeunesse et à la Vie associative, venue passer la journée à Aix-en-Provence à l'invitation de Christian Kert. De 15h à 17h, elle était là en tant que Secrétaire d'Etat… le reste du temps en campagne. Cela m'a été confirmé par un élu UMP. J'imagine que le voyage sera lui aussi imputé proportionnellement aux frais de campagne ? Mme Bougrab rencontrait les familles de Harkis. Ces femmes, ces hommes, pour qui la République est une réalité si forte, et dont je comprends la fierté de voir l'une des leurs accéder à une telle reconnaissance, se questionnaient et questionnaient Madame la Ministre, eux aussi, sur l'opportunité d'enfin faire respecter une promesse de campagne, à moins de 100 jours d'une élection présidentielle. 
Ces illustrations m'amène à mon deuxième vœux, celui de lucidité. Nous avons devant nous une campagne qui sera rude, car nous savons l'importance des moyens qui seront déployés, et j'en ai eu un bel aperçu tout à l'heure. Mais la démocratie ce n'est pas la communication, et face à des discours de banalisation du racisme, face à ces experts qui voudraient qu'on en termine avec les décisions du peuple, nous arriverons à convaincre, j'en suis certaine, parce que remettre les valeurs de la République en avant, c'est déjà reconstruire la France.

 

Enfin, je voudrais aussi vous adresser tous mes vœux de bonheur. Bonheur parce que même si le contexte est difficile il ne faut jamais cesser d'espérer. Et ne jamais cesser de se donner les moyens de concrétiser cette espérance, pour se construire, pour nous construire, un avenir meilleur. Plus d'égalité et de justice, une économie rendue aux femmes et aux hommes qui la construisent et qui ont droit, eux aussi, de bénéficier de la redistribution que nous devrons organiser, voilà ce que je nous souhaite pour 2012. Parce que cela signifie une vie meilleure, pour chacune et chacun.

Permettez-moi de vous souhaiter une bonne et heureuse année en terminant avec ces quelques mots d'Epictète, qui fondent mes bonnes résolutions pour 2012 : «N'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive et tu seras heureux.»

Partager cet article

Repost 0
Publié par Gaëlle Lenfant
commenter cet article

commentaires

JEAN PAUL TOUCHARD 17/01/2012 16:58


dommage  j habite avignon et je suis vieux et c est loin


de tout coeur avec vous


 

Accueil

Qui est Gaëlle Lenfant

Contacter Gaëlle Lenfant

Gaëlle Lenfant sur Facebook

Gaëlle Lenfant sur Twitter

Démocratie pour Aix, groupe d'opposition républicaine au conseil municipal

Section socialiste d'Aix-en-Provence

Parti socialiste