Durant 3 semaines, je n’ai pas lu La
Provence. Ce n’est pas un exploit, on est d’accord là-dessus. Non, ce qui est difficile, c’est de s’y remettre en gardant son calme… Dimanche, je m’étais fait la remarque que notre quotidien
régional exagérait l’omission à la lecture d’un article sur Nathalie Ménigon, où pas une fois il n’est écrit qu’elle a été libérée pour raison médicale Aujourd’hui, c’est un autre article qui m’a
particulièrement hérissé le poil, et je me demande si ce n’est pas le grand jeu du moment : chercher l’omission (on gagne peut-être un abonnement d’un an si on les trouve toutes, qui sait ?).
En été, il ne se passe, rien, c’est bien connu. D’où la Une de notre quotidien avec enquête sur « le chariot de La Provence [qui] fait baisser certains prix, « Encore un enfant laissé dans une voiture » le drame évité (ouf) et la colère des pêcheurs sportifs au thon pour les éditions Etang et Salon. A Aix, le thon ne faisant pas recette, on préfèrera parler d’Atmel, puisque l’entreprise est située à Rousset. A l’intérieur, tout de même, un article dans les pages Bouches-du-Rhône sur les 180 départs annoncés chez Atmel (mais chut ! Pas trop de bruit ! On est en été, ça pourrait faire fuir l’estivant). Soljénitsyne quant à lui, a droit à la dernière page…
Mais j’en viens à ce fameux article hérisseur de poils. Il se trouve aux pages Aix. Il est inclus dans le feuilleton haletant de l’été, « à la découverte des personnages qui ont donné leur nom à nos rues ». Et il concerne Adolphe Thiers.
Personnellement, quand on me dit Thiers, je pense Commune, Foutriquet, mur des Fédérés, sang, barbarie, semaine sanglante (25 000 communards exécutés tout de même, sans parler des survivants qui se sont retrouvés au bagne…). Et je peste chaque fois que je passe dans cette rue, ou dans toute autre rue Thiers, d’ailleurs. Aucune rue ni lieu républicain ne devrait porter le nom de cet homme.
Les lecteurs de La Provence, eux, apprendront que Thiers est né à Marseille, non… à Aix, non… à Bouc Bel Air, d’un père qui a mis un mois avant de le reconnaître, et l’a délaissé par la suite quelle horreur. Il fut élevé par sa mère et sa grand-mère, éduqué par le curé du village, sachez-le, puis étudia à Marseille dans le lycée qui portera son nom (argh).
Et comme petit poisson deviendra grand, cet homme a ensuite fait une carrière. Il y a l’épisode dont je vous parlais plus haut, et il y a ce qu’en a retenu la Provence. Je vous cite la fin de l’article : « Il deviendra avocat, puis journaliste libéral, opposé à la monarchie, avant de devenir député, ministre, président du conseil et enfin le premier président de la IIIème République ». Tout cela est vrai, bien sûr. Mais de la période de la Commune ? De Versailles ? Rien. Pas un mot. La seule phrase faisant une vague allusion à la cruauté du personnage est celle-ci : « [le fait qu’il ait étudié le droit à Aix] expliquait – à défaut de la justifier- son appropriation par notre ville » Limpide, non ?
Pour demain, je propose la vie de Charles IX sans évoquer le massacre de la Saint Batrhélémy. Ou celle du Général Nivelles sans la boucherie du Chemin des Dames…
Mardi 29 mai
∙ 16h Permanence du local mobile de
campagne à l'école Pont-de-l'Arc - Aix
∙ 18h Conseil municipal - Aix
Mercredi 30 mai
∙ 9h30 Action de terrain avec les
militants - Aix
∙ 13h Permanence du local mobile de campagne à La Parade - Aix
∙ 17h Porte-à-porte avec les militants -
Aix
Jeudi 31
mai
∙ 16h Permanence du local mobile de campagne à l'école La Renardière - Les Pennes-Mirabeau
∙ 18h30 Apéro de campagne - Aix
Vendredi 1er juin
∙ 16h Permanence du local mobile de campagne à l'école les Amandiers - Les Pennes-Mirabeau
∙ 18h Fête des voisins - Aix
Samedi 2 juin
∙ 11h Fête des mères à la mairie annexe de Luynes -
Aix
∙ 12h Apéro de campagne - Aix
∙ 14h Tournoi sportif cantonal - Les Pennes-Mirabeau
∙
15h Fête du quartier La Gavotte Peyret - Septèmes
∙ 17h Inauguration du square des
Cadeneux - Les Pennes-Mirabeau
∙ 19h Spectacle de l'école de danse - Cabriès
Dimanche 3 juin
∙ Tournoi international de basket -
Aix