Je devrais d'ailleurs plutôt employer le "nous". En effet, je considère que la politique, c'est savoir construire à plusieurs, et j'applique ce précepte. Avec Frédéric Vigouroux, et de nombreux
autres amis de tout le département, nous avons l'habitude de réfléchir et de décider ensemble.
C'est ce que nous avons fait encore à la veille du dépôt des motions, en nous réunissant pour décider de l'orientation que nous souhaitions pour ce congrès de Reims.
Voici le compte-rendu de notre réunion et les arguments qui nous ont conduits, de façon raisonnée, pour des raisons politiques et stratégiques, à rejoindre la motion conduite par Martine Aubry,
"Changer la gauche pour changer la France".
Compte-rendu de la réunion du 22 septembre 2008
Communes des BDR représentées : Aix, Arles, Cabries, Cornillon-Confoux, Eguilles, Gardanne, Miramas, Port Saint Louis, Saint-Martin de Crau, Salon de Provence, Septèmes les Vallons, Vitrolles.
En juillet dernier, après une lecture attentive de toutes les contributions, nous avions décidé de n’en signer aucune. De notre point de vue, certains 1ers signataires avec qui nous avons
longtemps travaillé, au lieu de penser à l’intérêt général du Parti, de la France et de la société, ne pensaient qu’à leurs égos, incapables de se mettre autour d’une table pour décider ensemble
d’un texte commun. Nous avions donc rédigé une lettre ouverte intitulée « Si vous aimez le Parti Socialiste, rassemblez-vous ! » dans laquelle nous appelions les socialistes souhaitant confirmer
nos alliances à gauche à se rassembler très vite.
Malgré le fort écho de cette lettre ouverte auprès des militants socialistes, nos responsables n’ont pas su en tenir compte. Pour notre part, nous avons maintenu le cap, et aucun d’entre nous n’a
signé de contribution générale.
A la veille du Conseil National de synthèse qui entérine les motions qui feront ce congrès de Reims, nous nous sommes à nouveau réunis afin de débattre entre nous de la ligne politique et
stratégique qu’il nous semblait préférable d’adopter.
Le débat fut riche, mais serein. Plusieurs options se présentaient en effet à nous qui représentions, au dernier congrès, le courant « rassembler à gauche ». Certains des camarades présents ce 22 septembre à Miramas travaillent ensemble depuis de nombreuses années, d’autres les ont rejoint plus tard, d’autres encore nous rejoignaient hier. Tous ont en commun de partager d’abord les valeurs socialistes, d’aimer la politique au sens noble du terme, et d’œuvrer pour changer la vie des gens, cela en portant les socialistes au pouvoir, en améliorant les pratiques politiques, en luttant, chaque jour, pour que la « res publica » et la question sociale soient au centre de nos préoccupations.
Nous avons tous constaté que ce que nous appelons, par commodité, « l’aile gauche du parti » partait désunie pour Reims. Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez d’un côté, Benoît Hamon Henri Emmanuelli, Marie-Noëlle Lienneman et Gérard Filoche de l’autre. Certes, des rapprochements se sont opérés, mais qui nous semblent, au final, largement insuffisants. Depuis plusieurs années, depuis plusieurs congrès, nous choisissons, avec Jean-Luc, Henri ou d’autres, tout en sachant que nous ne gagnerons pas, de faire entendre notre voix dans le Parti, mais nous constatons aujourd’hui que cela ne fonctionne pas ou mal.
C’est pourquoi, nous regardons attentivement ce que propose Martine Aubry, qui a été rejointe notamment par Laurent Fabius (chef de file de « Rassembler à gauche »), ainsi que par Arnaud Montebourg ou encore Alain Vidalies. De nombreux arguments politiques d’abord, mais aussi stratégiques, ont été avancés.
Ne nous le cachons pas, la fracture du « oui » et du « non » au TCE a laissé des traces. Il nous paraît nécessaire, aujourd’hui, de dépasser cela. Un chemin commun à tous les socialistes doit être trouvé. Martine Aubry le souhaite aussi, et montre qu’elle est capable de le réaliser. Elle-même avait voté oui. Laurent Fabius, on le sait, était engagé dans la campagne du non. Tous deux, ensemble, le disent : les socialistes sont tous européens. Ils veulent tous construire l’Europe sociale. Ce sont les stratégies qui, à un moment donné, ont différé : certains pensaient qu’il fallait refuser le TCE pour reconstruire, d’autres qu’il fallait adhérer pour construire à l’intérieur de ce texte. Ces divergences doivent être dépassées pour avancer, c’est ce que disent, ensemble, Martine Aubry et Laurent Fabius.
Elle souhaite ancrer sa motion « clairement à gauche ». Elle est claire sur les alliances, qui devront se faire à gauche.
Contrairement à d’autres, dont on dit qu’ils sont socialistes « de gauche » ou socialistes « de droite », elle, se revendique simplement, pleinement, socialiste. C’est ce que nous sommes aussi. Elle est vue comme cela par les camarades, mais aussi par la population. Et ce dernier point n’est pas des moindres. En effet, nous partons du principe que le ou la premier(e) secrétaire de notre Parti devra être proche de la population, qui souffre aujourd’hui, et a besoin d’une gauche forte pour les soutenir. Par ses actions passées, par sa gestion, sa force de proposition, Martine Aubry nous semble à même de réunir les socialistes et les faire travailler à une opposition qui serve le peuple français, et au-delà, le peuple européen mais aussi l’internationalisme de notre Parti.
Bien sûr, nous nous sommes interrogés sur le fait que les strauss-khaniens soient une force non négligeable de cette motion. Mais à l’heure où nous sommes attendus partout dans le pays et au delà, à l’heure où l’on nous demande de nous rassembler pour mieux lutter, pouvons nous rejeter certains de nos camarades alors qu’ils souhaitent, eux aussi, construire ce chemin commun ? Nous prenons acte que Laurent Fabius et ses amis ont été accueillis très chaleureusement chez Martine Aubry et qu’il s’en est fallu de peu pour que Benoît Hamon ne rejoigne, lui aussi, cette motion.
C’est pourquoi, après ce débat, nous avons voté à main levée pour savoir si nous étions dans l’ensemble d’accord pour nous positionner sur la motion conduite par Martine Aubry.
Les participants ont très largement approuvé ce positionnement, à l’unanimité moins une abstention.
A l’heure où nous avons tenu notre réunion, « l’aile gauche » du Parti était balkanisée. A seulement quelques heures du dépôt des motions, une union s’est opérée. Notre vote ayant eu lieu avant ce regroupement, Frédéric Vigouroux, Mohammed Rafaï et Gaëlle Lenfant ont appelé la quasi-totalité des présents afin de voir avec eux si cette situation changeait notre décision.
Considérant que le dépassement du clivage oui/non était de première importance pour nous ; que Martine Aubry est en capacité d’emporter ce congrès contrairement à Benoît Hamon (et
que, donc, il nous semble important de lui apporter dès maintenant le plus de suffrages possibles) ; que cette union de dernière minute ne présageait pas de travail commun à long terme, nous
avons décidé collectivement de rester fidèle à l’engagement de raison que nous avions déjà pris avec Rassembler à Gauche lors du congrès du Mans et de maintenir notre soutien à la motion conduite
par Martine Aubry si tant est que les conditions préalables soient respectées.
Lundi 13 février
▪ 9h30 Conseil d'administration du lycée Valabre - Gardanne
▪ 15h30 Réunion du groupe Socialiste et Républicain au Conseil régional - Marseille
▪ 16h30 Rendez-vous avec des associations à la Région -
Marseille
Mardi 14 février
▪ 17h Bureau national du Parti
socialiste - Paris
Mercredi 15 février
▪ 12h Réunion de
l'équipe de campagne nationale de François Hollande - Paris
▪ 18h30 Réunion de section PS - Cabriès
Jeudi 16 février
▪ 9h30 Rencontre à l'Amicale du Nid - Marseille
▪ 12h Inauguration de la boutique solidaire d'Emmaüs - Aix
▪ 14h30 Comité de pilotage de l'opération programmée d'amélioration de l'habitat - Pertuis
▪ 16h Visite des Pennes-Mirabeau
▪ 18h30 Réunion de section PS - Les Pennes-Mirabeau
Vendredi 17 février
▪ Assemblée plénière du Conseil régional
Samedi 18 février
▪ 10h Lancement de la campagne pour les législatives - Restaurant Le Passage, Aix-en-Provence
▪ 17h Challenge Licciardi d'escrime - Aix-en-Provence