27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 12:10
«l’état n’est plus le garant de la santé publique et du système solidaire, mais le complice de l’actionnariat privé et le fossoyeur du système solidaire et de l’hôpital public. »

"Plus que jamais, en ces périodes d'incertitude et de crise, nous devons protéger et mettre en valeur notre système solidaire, dont l'Etat est le garant", a dit Roselyne Bachelot.

Le mouvement d’usagers et de professionnels « ensemble pour une santé solidaire » dénonce la tromperie sur les objectifs, et les dangers en termes de santé, individuelle et collective, que représente cette loi.

Tromperie, car la « longue concertation » à la sauce Bachelot-Sarkozy, c’est « cause toujours tu m’intéresses ».

Tromperie car l’objectif véritable n’est pas de mieux soigner mais de sélectionner les malades « rentables »… et donc de moins soigner les plus malades !!!

Tromperie car le but n’est pas de réduire les dépenses de santé mais bien au contraire de leur permettre d’augmenter… Supprimer la régulation par la puissance publique, c’est livrer au « marché » juteux de la « santé » et des soins une clientèle captive de gens prêts à tous les sacrifices pour se soigner.

• Après la parution récente du rapport de l’OMS qui prouve le lien direct entre accès aux soins et espérance de vie
• Après la parution de chiffres qui montrent que les systèmes de santé livrés totalement au marché et à la logique de « rentabilité » comme aux USA sont directement responsables de la mort d’enfants, de femmes et d’hommes faute d’accès à des soins (110 000 morts/an aux USA)
• Après les résultats de l’enquête du secours populaire qui fait apparaître au cours des derniers mois un recul important de l’accès aux soins (40% des français)

Ce projet, qui pousse encore plus loin une logique de « rentabilité » financière, incompatible avec la notion de santé pour tous, porte en lui le danger d’un véritable génocide « passif » des pauvres et des plus malades par exclusion du système.

Aux drames individuels, inacceptables moralement, s’ajouteront aussi épidémies et pandémies.

Dans ce jeu de dupes, l’état n’est plus le garant de la santé publique et du système solidaire, mais le complice de l’actionnariat privé et le fossoyeur du système solidaire et de l’hôpital public. Tous ceux qui défendent ou soutiennent ce projet de loi, qui est une doctrine ignoble grossièrement emballée dans un paquet trompeur, doivent mesurer le poids de leur responsabilité.

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Publié par Gaëlle Lenfant
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