28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 10:58

Deux millions. C'est le nombre de demandeurs d'emploi que compte la France. 46 900 personnes de plus se sont retrouvées sans emploi en octobre, soit une hausse de 2,4%.

Le précédent record date de 1993 (+54 600)...

 

Triste chiffre, dure réalité que celle que nous vivons aujourd'hui. La droite et ses slogans aguicheurs n'ont réussi qu'à précariser un peu plus les français. "Travailler plus pour gagner plus", "retraite à 70 ans", "travailler le dimanche". 3 axes forts de leur politique, 3 façons d'augmenter la précarité et le chômage.

 

Les heures sup : il faut savoir que nous sommes le seul pays où faire faire des heures supplémentaires coûte moins cher que d'embaucher. Quel espoir, alors, pour ceux qui n'ont pas d'emploi d'en retrouver un ? Ne vaudrait-il pas mieux réfléchir sur un partage du temps de travail, un partage des ressources créées par l'aide mécanique, électronique que nous apportent aujourd'hui les machines ? (assiette de l'impôt, taxe des plus-values, formation tout au long de la vie...)

 

Les retraites : La réforme de 2003 de François Fillon était déjà faussée à l'époque, ne serait-ce que parce qu'il se basait sur un taux de chômage ridiculement bas. Aujourd'hui, on voudrait nous faire croire que faire travailler les salariés plus longtemps résoudra la crise. Que cela diminue l'espérance de vie, oui, peut-être (je rappelle qu'il y a une différence de 7 ans d'espérance de vie entre un ouvrier et un cadre) mais que cela réduise le chômage, là, vraiment, il faut être naïf pour le croire. Ne vaudrait-il pas mieux travailler à la résorbption du chômage pour permettre une hausse globale des cotisation et ainsi financer les retraites ? Un nouveau système d'imposition ? Une meilleure répartition capital/travail ?

 

Le travail du dimanche, on s'en doute, et des études précises l'ont prouvé, cela augmente le chômage. En effet, lorsqu'on parle de travail du dimanche, c'est des commerces que l'ont parle. Des grandes surfaces, des centres commerciaux. Donc, cela pénalisera les commerces de proximité, qui sont trois fois plus créateurs d'emplois que les grandes chaînes à chiffre d'affaire égal. Les études montrent que s'il y a création d'emploi d'un côté, il y a destruction de l'autre. Et la balance est négative. Vous pouvez lire à ce sujet cet article de Capital (voyez qu'il n'est même pas la peine de piocher dans la presse de gauche...) Quelle société voulons nous ? Une société de consommateurs à tout crin ? (mais comment consommer lorsque les porte-monnaies sont vides ? En se surendettant ?) Ne devrions-nous pas au contraire privilégier les liens familiaux, amicaux, l'engagement associatif, la culture... Qu'est-ce qui fonde une société ? Voilà la question à laquelle nous devrions répondre.

 

En ce jour du centenaire de Claude Levi-Strauss, anthropologue, auteur notamment de Tristes Tropiques, lui qui toute sa vie a voyagé et démontré la richesse de l'humain et sa diversité, ma réponse est plus proche de la sienne que de celle que le gouvernement voudrait nous faire gober.

 

Inventons un nouveau modèle, il n'est que temps !

 

Je vais me remettre à lire de la philo, ça me fera beaucoup de bien, je crois.

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Publié par Gaëlle Lenfant
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rachid 29/11/2008 11:06

Bonjour à vous,

Le droit à la paresse
A quoi rêvent les Français ? A l’amour ? A la santé ? Même pas. Les Français rêvent à l’oseille. Pas à l’herbe que l’on met pour cuisiner le saumon, mais au pognon. Du moins c’est une enquête réalisée par Le Parisien qui le dit : 52% des Français aimeraient avoir plus d’argent. “Vous n’avez qu’à travailler plus”, ne manquera pas de répondre aimablement notre président de la République. Le problème, c’est que travailler plus ne rapporte pas forcément beaucoup plus par ces temps de vie chère. Ensuite, les Français rêvent aussi de disposer plus de temps à eux (32%). Et si on travaille plus, arithmétiquement comme dirait Benoît Hamon, on a moins de temps pour soi. Or, cela rime à quoi de s’animer dans tous les sens, de bouger sans cesse pour croire qu’on existe ? Les cimetières sont pleins de gens autrefois pressés, occupés, « surbookés » selon le vilain terme du bel aujourd’hui. La vraie vie demande du repos et même de la contemplation. De passer des heures à voir le temps s’égoutter. « Pour faire des vieux os/faut y aller mollo », chantait Michel Simon. Et Henri Salvador ne doutait pas que si le travail c’est la santé, « ne rien faire c’est la conserver ». On remarquera que les politiques, dont la première ambition devrait être le bonheur du peuple, ne pensent qu’en termes de rendement ou de consommation. L’idole de la droite, Nicolas Sarkozy, ne représente-t-il le prototype même du compressé, toujours sous pression comme une cocotte minute. La société dont l’UMP rêve ? Une grande surface ouvert 24h sur 24h, où ceux qui ne travaillent pas sont priés de venir consommer. A l’heure où l’on parle d’ouvrir les magasins le dimanche, la majorité se garde bien de proposer l’ouverture des bibliothèques. Il est vrai que le mot culture ne fait pas partie du vocabulaire préféré de la droite. Le neveu de Karl Marx, Paul Lafargue, pas marxiste pour un sou, revendiquait le droit à la paresse. Il en a même fait un livre. Je suppose que ce n’est pas le livre de chevet de Nicolas Sarkozy.

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