22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 10:17
C'est hier 21 janvier que Martine Aubry présentait le contre-plan de relance des socialistes. J'ai entendu à plusieurs reprises dans les médias qu'il était inutile que nous proposions quoi que ce soit, puisque nous ne sommes pas au pouvoir.

Que signifie cette remarque ? Sommes nous dans un Etat si divisé et orgueilleux que l'opposition ne pourrait être écoutée par la majorité ? Evidemment, la crise politique nouée le 20 janvier à l'Assemblée Nationale conforte ce point de vue, mais nous, socialistes, ne nous résolvons pas à baisser les bras. Il est du devoir de l'opposition, lorsqu'elle considère que les décisions prises ne vont pas dans le bon sens, d'abord de les dénoncer, mais ensuite de proposer, comme il est du devoir de la majorité d'écouter ces propositions surtout lorsque le pays va si mal et que le plan annoncé par la droite ne concourra pas à le faire aller mieux.  Je souhaite que cette écoute puisse avoir lieu, sans quoi nous allons au devant de très grandes difficultés.

Depuis longtemps, d'ailleurs, les citoyens nous demandent cela. Combien de fois n'ai-je entendu quel'qu'un m'interpeller pour savoir quand, enfin, le PS allait proposer quelque chose ! Et maintenant que nous le faisons, il ne le faudrait pas ? Eh bien si. Il le fallait, et je suis fière de mon Parti et de ce contre plan de relance.

La droite au pouvoir a une stratégie bien établie, et toutes ses actions vont dans le même sens. Privatisations, y compris de secteurs tels que la santé ou l'éducation, libéralisme à tout va, tout cela, bien entendu, sur le dos des plus fragiles d'entre nous, qui, soit dit en passant, sont aussi les plus nombreux.

Le paquet fiscal, si cher à Sarkozy, nous préférons lui substituer un paquet social. Voilà la différence entre la droite et la gauche. 15 milliards d'euros (par an, entendons nous bien) versés à ceux qui ont déjà beaucoup. Est-ce cela, la justice sociale ? Des dizaines de milliards versés aux banques trop imprudentes et qui se sont piégées elles-mêmes sans même entrer dans le capital ! Et demain ?

Nous le voyons bien : avant d'être une crise financière, il s'agit d'une crise politique et sociale dont les effets sont encore à venir. Et nous souhaitons, nous, que l'on se préoccupe d'abord des catégories moyennes et populaire qui ont le plus à craindre. Les patrons de banques ne pourront pas toucher leur bonus ? Quoi de plus normal ! Mais que fait-on aujourd'hui pour toutes celles et tous ceux qui ont perdu ou vont perdre leur emploi d'ouvrier ou d'employé ? Eux ne risquent pas de pester contre la suppression d'un bonus, puisqu'ils n'en ont jamais eu, ils attendent seulement les moyens de vivre au jour le jour ! Warren Buffet, milliardaire, le disait : "la lutte des classes existe, et c'est la mienne qui est en train de la gagner" Sarkozy le pense aussi, et ça le met en joie. Nous, nous nous battrons. Parce que la régression sociale, nous ne l'acceptons pas. Nous sommes des progressistes, et c'est pour cela que nous considérons qu'au centre de tout doit se trouver l'humain. Donc, la justice sociale. D'où ce plan de relance, qui, lui, prend en compte le pouvoir d'achat des français, et d'abord celui de ceux qui en ont le moins.

Je vous invite vivement à consulter les documents ci-dessous. Vous pouvez télécharger le tract en cliquant sur l'image.

Et n'oubliez pas : le 29 janvier, tous ensemble dans la rue !

Télécharger le plan de relance des socialistes (résumé)

Pour écouter l'intervention de Martine Aubry, lencez la vidéo ci-dessous. Pour plus d'infos, vous pouvez vous rendre sur le site du PS

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Publié par Gaëlle Lenfant
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