27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 09:03

 MARSEILLE, 26 jan 2009 (AFP) - Un vendeur d'un hypermarché Géant Casino à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) a été mis à pied trois jours en janvier pour avoir refusé de travailler le dimanche, a-t-on appris lundi de source syndicale.

        La direction du magasin a refusé de s'exprimer sur cette affaire.

        Selon le courrier signifiant au salarié sa mise à pied, dont l'AFP a obtenu copie, l'employé avait écrit à sa direction le 27 novembre pour l'informer qu'il ne serait pas volontaire pour travailler les dimanches ouvrés du mois de décembre.

        Le 4 décembre, la direction l'avait reçu pour lui indiquer que sa demande serait respectée "dans la mesure du possible" mais que "dans un souci d'équité" au sein du personnel, il était "possible" qu'il soit amené à travailler et que dans ce cas il serait informé de ses horaires. Le salarié avait répondu lors de cet entretien qu'il ne viendrait pas et qu'il s'était arrangé en ce sens avec ses collègues.

        Or, le 14 décembre, le salarié ne s'est pas rendu à l'hypermarché alors qu'il était censé travailler de 14 à 20 heures, sans s'être arrangé avec des collègues selon la direction qui reproche aussi à l'employé des problèmes d'étiquetage dans son rayon. En conséquence, elle l'a mis à pied les 15, 16 et 17 janvier.

        "C'est non seulement scandaleux mais, à notre sens, totalement illégal (...) Le directeur a voulu faire un exemple pour le +volontariat+ à venir", a souligné le syndicat CFDT, allusion au principe du volontariat qu'entend garantir le projet de loi Mallié sur le travail dominical, dont l'examen au Parlement a été repoussé au mois de mars.

Xavier bertrand, lui, déclarait dimanche 25 janvier à Eragny-sur-Oise : "Nous avons trouvé un équilibre au sein du groupe UMP. Le texte est centré sur les endroits où on a pris l'habitude d'ouvrir le dimanche. Nous voulons donner des garanties aux employés, faire en sorte que ceux qui bossent le dimanche puissent continuer" (Source)

Conclusion : comme nous l'avions annoncé, la question du volontariat pour le travail du dimanche est totalement pipeau. Ceux qui souhaitent travailler le dimanche pourront continuer, ceux qui ne le souhaitent pas seront forcés d'accepter ou de perdre leur emploi...

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Publié par Gaëlle Lenfant
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Rachid 30/01/2009 06:49

Shalom aleykhum,

Travailler le dimanche ? Le débat est ancien. Dès qu’elle le peut, la droite au prétexte de vouloir gommer les abus existants remet le couvert et revendique un assouplissement des règles. La manœuvre n’a en fait d’autre intérêt que de planter un coin dans le sacro-saint repos dominical. Les arguments sont ressassés. Dans beaucoup de pays, la législation du travail ne fait pas de différence entre le dimanche, le vendredi ou le mercredi.
Chez nous en France, plusieurs millions d’employés sont déjà occasionnellement ou régulièrement corvéables le septième jour de la semaine. Sans trop rechigner, ils goûtent à la joie d’abandonner leurs proches le dimanche matin pour ouvrir la caisse du Carrefour du coin, distribuer le pain, que sais-je encore. Alors pourquoi pas vous ?
Le gouvernement promet d’ailleurs de vous aider. En ouvrant les crèches ce jour-là. En obligeant les entreprises qui rêvent de faire portes ouvertes sept jours sur sept, à vous payer plus. Et il n’y a aucune raison que l’appât ne fonctionne pas. Que les salariés ne passent pas à la casserole du libéralisme triomphant. D’ailleurs, si tant de personnes le dimanche scrutent les têtes de gondoles des grandes surfaces, c’est bien qu’elles s’ennuient. Plutôt que de traîner les gamins à la plage ou de rendre visite à la grand-mère, elles prennent le temps de faire les courses. Elles peuvent bien pointer à l’usine ! A tous ces esprits mercantiles et n’en déplaise à Sarko, on rétorquera simplement que gagner plus ne doit pas forcément devenir le principal objectif de la vie de tout à chacun. Et que même si la famille sera bientôt à ranger dans le muséum des traditions éteintes, autant retarder le plus longtemps possible cette fatale échéance. Travailler le dimanche, c’est un peu plus déstructurer ce qui demeure le ciment de notre société.
C’est irrémédiablement exposer la société à de nouveaux dégâts sociaux, humains et culturels. Elle n’a pas besoin de ça.

Alors de grâce, évitons-nous ce nouveau sacrifice au tout puissant dieu Argent.

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