6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 10:04

Les partis et organisations de gauche réunies mardi 3 février à Paris se félicitent de l’ampleur du succès de la mobilisation sociale du 29 janvier. L’importance des grèves et des manifestations qui ont marqué cette journée témoigne d’un rejet massif des choix politiques du gouvernement Sarkozy-Fillon, marque une colère légitime face aux vagues actuelles de licenciements et de suppressions d’emplois, dans le privé comme dans le public, confirme l’exigence d’un « bouclier social » à l’opposé du « bouclier fiscal » pour les plus riches, et de mesures en faveur de l’emploi et des salaires à l’opposé des choix du gouvernement qui distribue sans contrepartie des milliards aux banques et aux grandes groupes.

Le message de la journée du 29 janvier est clair. Ce n’est pas au monde du travail, à la population de payer la crise. Contrairement à ce que vient d’affirmer le Premier ministre, la journée du 29 janvier porte clairement  la demande d’un changement de cap, notamment  sur les questions des salaires, de l’emploi, des services publics. Nicolas Sarkozy et le gouvernement ne peuvent se dérober à ces exigences et ignorer les grands axes avancés dans la plate-forme syndicale unitaire.

Plus largement, un très grand débat public est nécessaire dans le pays sur les mesures alternatives aux choix politiques actuels qui permettront de s’attaquer réellement et efficacement aux racines de cette crise et d’imposer une autre répartition des richesses et un autre type de développement.

Les organisations réunies apportent leur soutien aux mobilisations qui se développent  ces jours ci dans  l’éducation, dans l’enseignement supérieur et la recherche où le gouvernement doit revenir sur la loi Pécresse et ses décrets d’application, dans les hôpitaux et la santé, où l’inscription à l’ordre du jour du Parlement le 10 février prochain du projet de loi Bachelot doit être annulée. Parce que ces textes représentent des attaques inacceptables contre les services publics, elles appellent à prendre et à soutenir dans les jours qui viennent les initiatives nécessaires pour les combattre.

Elles s’alarment dans ce contexte des atteintes répétées aux libertés publiques et syndicales, qui en cherchant à intimider les mouvements de contestation, conduisent à une inquiétante dérive autoritaire du pouvoir qu’elles ne peuvent accepter.

Enfin, elles tiennent à apporter leur soutien à l’imposant mouvement social qui mobilise depuis plusieurs semaines la Guadeloupe, et demandent au gouvernement d’engager au plus vite de réelles négociations sur les revendications exprimées, notamment sur la question du pouvoir d’achat.
Les organisations réunies ont convenu de se revoir après l’intervention télévisée présidentielle du 5 février et la réunion des organisations syndicales prévue le 9 février pour décider de la suite de leur démarche commune en appui du mouvement social.

Ont donné le 3 février :

Les Alternatifs, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Lutte Ouvrière, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo 


Déclaration commune de forces de gauche du département des Bouches du Rhône
 
Le 29 janvier dernier, les salariés de notre pays ont manifesté en nombre, avec le soutien massif de la population. Ce fut notamment le cas à Marseille. Ces mobilisations ne font pas suite à des "inquiétudes", comme la droite tente de le faire penser, mais elles sont porteuses d'une colère et d'aspirations au changement. Les salariés de ce pays ne veulent pas payer la facture d'une crise dont ils ne sont pas les responsables. Ils pensent qu'une réorientation de la politique de notre pays est nécessaire. Ils veulent qu'un véritable dialogue s'installe et que leur point de vue soit pris en compte. C'est bien le moins que l'on peut attendre d'un gouvernement.
 
La politique menée par les gouvernements de Nicolas Sarkozy est une politique de casse sociale. Elle détruit les droits et les garanties dont on a besoin plus que jamais en temps de crise. Elle encourage la spéculation financière dont on connaît le rôle dans la situation actuelle. Elle démantèle les services publics qui font obstacle à la marchandisation maximum. Elle s'en prend à l'éducation et à la recherche, qui sont d'autant plus indispensables aujourd'hui. Elle s'en prend aux chômeurs, aux migrants, comme s'ils étaient les responsables de la crise et du chômage. Elle rançonne les collectivités locales et les empêche de jouer pleinement leur rôle.
 
Cette mobilisation montre du doigt les choix politiques. Elle met les forces de gauche devant leurs responsabilités. Nous étions tous présents le 29 janvier. Nous prenons l'engagement de nous battre dans les semaines qui viennent pour que cet évènement majeur ne reste pas sans suites.
 
Nous savons également que la situation pose une double exigence : celle de faire vivre un projet de gauche à la hauteur des attentes, et celle de rassemblements capables de modifier les rapports de force. Concernant l’analyse de la situation et les solutions à mettre en œuvre, il faut encore mener le débat pour surmonter les obstacles. Ce débat n’est pas une affaire réservée aux militants politiques, mais une affaire citoyenne dans laquelle les forces sociales doivent pouvoir intervenir à leur façon. Mais sur la recherche, la poste, l’éducation et tant d’autres sujets, nous pouvons déjà agir en politique et nous avons commencé. A chaque fois que nécessaire, nous saurons mener ensemble le débat pour agir sur le terrain, afin de faire valoir en politique la colère et les aspirations du 29.
 
Marseille, le 4 février 2008
 
Premiers signataires : Les Alternatifs, Fédération 13 (Gauche Alternative), Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti Socialiste, Les Verts.


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Publié par Gaëlle Lenfant
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