27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 13:55

Questions :
1- Qu'est-ce que la violence envers les femmes ?
2- Qu'est-ce que la provocation à commettre un crime ?
3- Y-a-t-il vraiment des hommes qui assassinent des femmes, en France, aujourd'hui ?

Réponse à la question 3 : RAPPEL : une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son compagnon

Pour les réponses aux deux premières questions, je vous propose une illustration par l'exemple. Attention, âmes sensibles s'abstenir...
Il s'agit d'une chanson, dont le titre "sale pute" n'est rien en comparaison des paroles... "J'te déteste j'veux que tu crèves lentement / J'veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l'enfant", "On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée / On verra comment tu suces quand j'te déboiterais la mâchoire / T'es juste une truie tu mérites ta place à l'abattoir" J'vais te mettre en cloque (sale pute) / Et t'avorter à l'opinel" et tout à l'avenant, jusqu'à ce rappel pour le moins sordide à Bertrand Cantat qui avait assassiné Marie Trintignant : "J'te collerai contre un radiateur en te chantant ''tostaky''" (Tostaky est un titre de Noir Désir)

L'auteur de cette "chanson" se produira... au printemps de Bourges. La direction du festival se borne à nier le problème sous prétexte que cette chanson ne fera pas partie de la programmation...

De tels propos ne sont pas seulement odieux, choquants, terribles, à vomir. Ils sont aussi condamnables par la justice, alors affaire à suivre, et nous la suivrons.

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Publié par Gaëlle Lenfant
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commentaires

Boulanger Gabrielle 05/04/2009 20:02

Concernant ce sinistre "rappeur", il n'est pas seulement question d s'indigner sur un blog où chacun partage les mêmes idées; j'ai écrit aux différents responsables qui ont projeté de programmer ce "chanteur" : Metz, Lille, Bourges, La Rochelle (pour les Francofolies). Plus nous seront nombreux à nous manifester, plus aurons-nous quelques chance d'être entendus/entendues ! les adresses des lieux où il est programmé , peuvent être consultées sur le lien suivant http://femininlemporte.canalblog.com/archives/2009/04/02/13233521.html
à vos plumes, citoyennes, citoyens !
Gabrielle Boulanger

libre 02/04/2009 10:35

La censure revient à grand pas, c'est tout ce que je vois.

Louisa Hammouche 31/03/2009 14:36

La liberté d’expression, oui mais………..


La liberté d’expression, droit fondamental d’une démocratie ne saurait être un appel à la haine et à la violence. On ne peut accepter la bêtise absolue et la démesure.

La démocratie a ses limites, tout ne peut pas être toléré, elle se doit de protéger les « esprits fragilisés » prêts à interpréter au premier degré des propos inadmissibles et irrespectueux de la personne humaine.

Notre devoir moral est d’inciter « les grandes gueules » à ne pas aggraver leur cas en pérennisant leurs propos.

Enfin, il est humain de se tromper et il serait sage que le rappeur ORELSAN confesse son erreur et il serait de bon ton aussi que les organisateurs du PRINTEMPS DE BOURGES ne programme pas un rappeur qui délivre là un véritable message d’incitation à la haine.

Catherine Ferrand-Duvielbourg 30/03/2009 07:33

Odieux, en effet. J'ai toujours un problème avec ce genre de choses: faut-il dénoncer, voire attaquer, quite à faire de la pub à ces gens; ou bien ignorer et risquer de banaliser?
En tout cas, si une "chanson" utilisait ces mêmes termes en parlant des juifs, des arabes ou des noirs, il y aurait une belle levée de boucliers, alors pourquoi pas pour les femmes? Est-ce normal? Ont ils des excuses parce qu'ils viennent de quartiers dits sensibles? Non, aucune excuse. Merci en tout cas.

Obi. 27/03/2009 17:48

Bonjour.

Cette affaire m'interpelle, car voilà seulement 1 heure que je suis devant mon PC, et j'ai déjà pu voir cette info plusieurs fois.
En effet, déjà sur la page d'accueil de mon fournisseur d'accès internet, l'info est quasiment à la Une.
Je tombe ensuite tout à fait par hasad sur votre blog, grâce à over-blog qui met en évidence votre article.
Pour développer davantage sur cette info, je trouve tout aussi outrageant que l'on puisse avoir et tenir de telles propos dans un texte de chanson, ou autre.
Je suis tout aussi d'accord que l'on s'indigne de tels comportements agressifs et provocateurs.
Ma question est alors la suivante : Le fait d'en parler, de consacrer un article à cette info, de la mettre en "Une" d'une page d'accueil de fournisseurs d'accès internet, ou en faire l'écho un peu partout, n'est-il pas là un bon moyen de faire buzzer ce groupe de rap et même de lui prêter une promo d'enfer ?
L'information est aussi mon métier, mais je ne m'attarderai aucunement sur cette info qui pour moi, est tout bonnement un cadeau de promo et de publicité pour l'auteur, interprête de ce discours abérrant !
Je terminerai là dessus : Les femmes tiennent le monde entre leurs mains, elles construisent le monde, elles sont le monde, et pour tout ça, merci à vous mesdames... ne changez rien, si ce n'est le monde ! C'est comme ça qu'on vous aime, c'est comme ça que je vous aime !

Obi.

Gaëlle Lenfant 27/03/2009 20:23



Bonsoir,
La question que vous posez, je me la suis posée aussi. Doit-on en parler, au risque de faire grimper sa cote en flèche ? Ou ne rien dire, au risque de cautionner ce genre de propos ? J'ai opté
pour la première solution, après avoir relu les paroles une deuxième fois, lorsque la nausée m'est venue.
Et à la lecture du communiqué de presse envoyé par son label, je vous assure que je ne regrette pas mon choix : "Nous sommes exclusivement dans l'expression d'une pulsion que toute personne à
qui ce type de mésaventure serait arrivé aurait pu être amenée à ressentir dans ce genre de situation. En aucun cas ce texte n'est une lettre de menaces, une promesse de violence ou une apologie
du passage à l'acte"En gros, les "pulsions" qui tuent chaque année, en France, plus de 100 femmes sont tout à fait normales...


Ailleurs, il y est dit que c'est "une oeuvre de fiction" Ah bon. Marie Trintignant, à qui cette "oeuvre de fiction" fait référence a pourtant existé réellement, son meurtre est tout aussi
réel.

Je suis sûre que toutes les personnes qui ont commencé à parler de cette "chose" (non décidément, je ne peux pas appeler ça une chanson" ont eu, elles aussi, ce dilemne à l'esprit. Et ce sont dit
qu'en en parlant, on pourrait alerter. C'est en tous cas le raisonnement que j'ai suivi.

Le texte, et ensuite le communiqué de presse qui, croyant bien faire prouve juste qu'aucune réflexion n'a été menée et qu'il y a une méconnaissance totale de la réalité, permettent de combattre
ces propos en particulier, mais aussi les violences conjugales plus largement. Non ce n'est pas normal de se faire traiter de "sale pute". Non ce n'est pas normal que l'on veuille vous avorter à
l'opinel. Personne n'a à subir cela, ni en actes, ni en paroles. Porter ce message au devant de la scène permettra peut-être à quelques femmes de sauver leur peau...
Et puis c'est juste que lorsqu'on a connaissance de tels propos qui circulent, comment peut-on, en conscience, ne rien dire et pouvoir ensuite se regarder dans une glace ?



Jérôme 27/03/2009 17:14

C'est tout simplement consternant, qui est cet odieux personnage ?
J'espère qu'il n'est pas si connu ou sinon que ses faits et gestes sont suivis étroitement par des institutions sérieuses...

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