15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 10:02

Le redécoupage électoral est en cours depuis plusieurs mois déjà. Dans les Bouches-du-Rhône, nous devrions garder le même nombre de circonscriptions, mais une serait retirée à Marseille (qui passerait donc de 8 à 7), et une ajoutée au département (qui passerait de 8 à 9).

Le pays d'Aix et le pays Salonais devraient être être au coeur de ce redécoupage, car la 11ème circonscription pourrait être divisée en deux, avec une partie aixoise qui se tournerait vers Septèmes et Trets, et une partie salonaise qui comprendrait Pélissanne et Berre l'Etang...

Au plan national, on peut constater que ce n'est pas l'Etat, mais bien  l'UMP qui sort les ciseaux et profite de la nécessité de redécouper pour se faire des circonscriptions sur mesure. Un exemple de plus de leur attachement à notre démocratie, et aux droits de l'opposition...

Ci-dessous, l'avis du PS sur les coups de ciseaux de l'UMP

A lire aussi, cet article sur Libération

Martine Aubry a évoqué, le 14 avril, devant la presse, le projet de redécoupage électoral mené par le secrétaire d’Etat aux collectivités territoriales, Alain Marleix. Selon la Première secrétaire du PS, “Le redécoupage est rendu nécessaire par l’évolution démographique, ce qu’a rappelé le Conseil constitutionnel au gouvernement”, mais “sur 33 suppressions prévues, 23 circonscriptions sont de gauche et 10 de droite et sur 33 créations, 9 sont en faveur de la gauche et 24 en faveur de la droite. Cela représente une différence de 28 circonscriptions en faveur de la droite. Le déséquilibre est manifeste.”

“Au lieu de combattre le chômage et de s’attaquer véritablement à la sécurité, le gouvernement laisse la crise  faire son œuvre et contraint nos libertés, pour rendre difficile l’alternance politique. Après les lois qui limitent encore les droits de l’opposition à l’Assemblée nationale et au Sénat, il faut faire en sorte que le vote des Français soit détourné de son sens, tel est le projet d’Alain MARLEIX.

Alain MARLEIX a souhaité s’exprimer après la publication d’informations dans un quotidien du soir. Il répond dans un texte précis. La réponse d’Alain MARLEIX ne correspond pas aux chiffres qu’il a avancés. Il y a un mépris de l’opposition et de l’opinion publique et de ceux qu’il informe.

Rappelons comment nous avions décidé de travailler avec le gouvernement. Le redécoupage est rendu nécessaire par l’évolution démographique, ce qu’a rappelé le Conseil constitutionnel au gouvernement. Nous n’avons jamais contesté la nécessité de prendre en compte le résultat des derniers recensements, mais nous souhaitons que les consignes et l’esprit de ce redécoupage, soient pleinement respectés. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le Conseil constitutionnel a fixé un cadre très strict : les écarts de population doivent être les plus réduits possible. Entre les mêmes circonscriptions d’un même département autour de la moyenne départementale. Les cantons ne peuvent pas être redécoupés, à moins de 40 000 habitants et peuvent l’être dans les cantons qui ont plus de 40 000 habitants, si cela est justifié de manière impérative.


Le Conseil constitutionnel a clairement indiqué que l’équilibre démographique devait être le critère numéro 1. Or ces critères ne sont pas respectés. Nous avons vu avec Jean-Marc AYRAULT, Alain MARLEIX, le 10 mars dernier. Nous étions prêts à travailler dans la transparence et l’équité. Il nous avait dit qu’il avait l’ensemble des propositions des préfets et il nous avait assuré qu’il nous les donneraient le lundi 16 mars. Depuis cette date, nous avons eu 7 rencontres et nous n’avons toujours pas la totalité des circonscriptions. Il manque Paris, la Moselle, les Bouches-du-Rhône et la Réunion.


Nous continuons à penser qu’un véritable dialogue républicain peut avoir lieu. Nous avions dit que nous ne donnerions pas d’information publique tant que nous n’aurions pas de vision globale de la réforme entreprise. Nous pensions aller le revoir  avec cette vision globale, étant donné la difficulté de l’exercice. La réalité est telle que nous ne pouvons pas entrer dans ce travail de négociation.


Sur 33 suppressions prévues, 23 circonscriptions sont de gauche et 10 de droite et sur 33 créations, 9 sont en faveur de la gauche et 24 en faveur de la droite. Cela représente une différence de 28 circonscriptions en faveur de la droite. Le déséquilibre est manifeste. Au-delà des suppressions et des créations, les contours de plusieurs dizaines de circonscriptions ont été modifiés avec pour seul objectif, celui de renforcer les positions de l’UMP. On affecte dans le redécoupage, par exemple, un canton de droite à une circonscription pour lui  permettre de basculer à droite. Si on ajoute aux 28 circonscriptions de suppressions et de créations, on trouve encore une quinzaine de circonscriptions qui sont confortées à droite pour faciliter ce basculement. C’est en tout une quarantaine de circonscriptions qui sont en faveur de la droite, dans le redécoupage proposé. 54 départements sont touchés contrairement à ce que dit Alain MARLEIX qui prétend que peu sont concernés, soit plus de la moitié et parmi les plus gros. 61 % des circonscriptions peuvent être affectées par ce redécoupage sans compter les collectivités d’Outre-mer et les Français à l’étranger. C’est donc un projet de grande envergure. Les chiffres avancés par Alain MARLEIX sont faux, comme c’est le cas dans le Tarn, les Deux-Sèvres ou la Meurthe-et-Moselle. On pourrait multiplier à l’envi les exemples tirés des chiffres donnés par Alain MARLEIX lui-même.


Ces propositions sont totalement inacceptables et on a l’impression qu’Alain MARLEIX veut constituer un bouclier électoral pour l’UMP. Même avec 51 % des voix au second tour d’une élection législative, la gauche ne pourrait pas obtenir la majorité au Parlement. Nous demandons donc l’équité et le respect des règles démographiques. Ces propositions ressemblent davantage à celles d’Alain MARLEIX, Secrétaire national de l’UMP, que Secrétaire d’Etat de la République. Nous lui demandons de choisir entre ces deux fonctions et nous préférerions avoir pour interlocuteur un républicain devant nous qui fasse des propositions acceptables. Ce n’est pas une question partisane mais démocratique. C’est le sens du vote des Français qui risque d’être modifié avec cette réforme telle qu’elle est engagée pour rendre l’alternance encore plus difficile. Nous demandons au gouvernement de reprendre ses propositions et de respecter les décisions du Conseil constitutionnel et dans ce cas nous pourrons entrer dans le jeu de la concertation.”

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Publié par Gaëlle Lenfant
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