27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 09:32

Le droit des femmes de pouvoir recourir à une IVG est un acquis fondamental. Il est conditionné par la présence, partout sur le territoire, d’établissements pratiquant l’IVG dans de bonnes conditions.Or, dans le cadre de la mise en place de la tarification à l’activité dans le secteur hospitalier, de plus en plus d’établissements renoncent à pratiquer les IVG, faute d’une tarification suffisante. En 15 ans, non seulement la part du secteur public dans la réalisation des IVG est passée de 60% à 75%, à cause du désengagement du secteur privé, mais en plus, les restructurations hospitalières ont conduit à la fermeture de services pratiquant l’IVG, souvent déficitaires.

Dans ce cadre, le Parti socialiste dénonce l’insuffisance de la revalorisation de la tarification de l’IVG décidée par l’arrêté du 4 août 2009. Il s’inquiète de cette politique peu volontariste qui s’apparente à une remise en cause du droit de recourir à une IVG. La revalorisation de l’acte est impérative pour éviter que les IVG, sources de déficits, soient moins pratiquées.

Face aux difficultés croissantes des femmes, le Parti socialiste demande au gouvernement de mettre en place les outils statistiques permettant de mieux connaître les délais de prise en charge, les IVG effectuées pendant les deux dernières semaines du délai légal, et les demandes non satisfaites. Il faut ouvrir le débat sur la possibilité de sanctionner les hôpitaux qui n’organisent pas la prise en charge des IVG comme la loi leur en fait l’obligation. Il est également essentiel de valoriser cette pratique dans la formation du personnel hospitalier.

Le Parti socialiste continuera le combat pour les droits des femmes aux côtés d’autres féministes lors de la manifestation nationale du 17 octobre.

Communiqué de
Gaëlle LENFANT, Secrétaire nationale aux droits des femmes

Retrouvez ce communiqué sur le site du Parti Socialiste

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Publié par Gaëlle Lenfant
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Gaëlle Lenfant 31/08/2009 10:01

Merci et bravo à Fatima Lalem !

Fermetures de centres pratiquant l'IVG, refus de prise en charge par des médecins, rendez-vous tardifs: se faire avorter relève du "parcours du
combattant" en France, selon plusieurs acteurs du secteur, et en particulier à Paris où la mairie a présenté jeudi un plan d'action.

Fatima Lalem, l'adjointe à la mairie de Paris chargée de l'égalité femmes-hommes qui a présenté le plan, dénonce "une offre de service
défaillante" dans la capitale, et même "une dégradation" de l'accès à l'IVG (interruption volontaire de grossesse).

Elle montre du doigt "les tabous qui perdurent" et "un désinvestissement des médecins, les militants des années 70 étant partis à la retraite".
"L'avortement, ce n'est pas la partie noble de la gynécologie (...) et il y a un problème de coût", lance-t-elle. Une fausse-couche coûte 600
euros, le double environ d'un avortement, assure l'élue, laissant entendre que l'IVG rapporte moins.

Elle dénonce la fermeture de centres pratiquant l'IVG, notamment dans les cliniques, et des délais trop longs pour obtenir un rendez-vous.

Pourtant en Ile-de-France, le taux d'IVG pour 1.000 femmes est de 19 contre 14 en France métropolitaine. En 2007, il y a eu 13.700
avortements dans la capitale et 57.000 en Ile-de-France. Il y en a eu 209.700 en 2006 en France.

Comme Fatima Lalem, Sérénade Chafik, du Mouvement français pour le Planning familial, qualifie de "parcours du combattant" l'accès à l'IVG.

"La loi n'est pas appliquée: à partir de huit semaines de grossesse, ça devient difficile de trouver un médecin qui accepte de pratiquer
l'avortement", dit-elle, alors que l'IVG est autorisée jusqu'à la fin de la douzième semaine de grossesse depuis 2001.

Et entre le moment où la femme prend conscience de sa grossesse et l'IVG, il peut s'écouler plusieurs semaines, dit-elle, puisqu'il faut
consulter son médecin traitant, faire une échographie avant de se rendre dans un centre pratiquant l'IVG, où il faut patienter pour un premier rendez-vous.

Selon le Planning, chaque année, entre 3.000 et 5.000 femmes sont contraintes d'aller à l'étranger.

En réaction, la mairie de Paris développe l'IVG par voie médicamenteuse, sans hospitalisation, dans les centres de planification, ce qui est
permis depuis un décret paru en mai. Cela sera possible dans cinq centres d'ici la fin de l'année, puis dans les 18 autres.

"C'est très bien, ça va améliorer l'accessibilité à l'IVG", se félicite Martine Beauplet, sage-femme chargée par le département des centres de planification. L'acte est gratuit pour les femmes non assurées.

Mais l'IVG par voie médicamenteuse est réalisable seulement jusqu'à la fin de la cinquième semaine de grossesse, contrairement à celle par voie chirurgicale (aspiration utérine), possible jusqu'à 12 semaines.

"Il faut voir tôt la grossesse puis réagir vite pour la voie médicamenteuse", reconnaît Mme Beauplet, qui insiste donc sur "la nécessité de faire quelque chose" pour l'IVG chirurgicale. Comme de nombreux acteurs du secteur, elle interpelle le gouvernement sur ce sujet.

D'autres insistent sur la nécessité d'améliorer la prévention pour faire baisser le nombre d'avortements, stable depuis 2002.

Pour le Dr Michel Teboul, gynécologue à l'hôpital Broussais dont le centre IVG a fermé jeudi, "l'important, c'est de bien s'occuper des
femmes qui ont recours à l'avortement et non de réduire à tout prix le nombre d'IVG". Pour lui, s'il reste stable, c'est aussi parce que les
femmes ne se résignent plus à une grossesse indésirable, ce qui est positif".

Vin 30/08/2009 14:06

Un embryon représente le commencement d'une vie dont l'épanouissement, s'il n'est pas entravé, se traduira par la naissance d'un enfant. Il n'est pas d'existence humaine qui n'ait commencé ainsi. A ce titre, hormis dans les cas d'urgence à traiter individuellement, l'embryon devrait être protégé car toute vie est sacrée. On peut être pour le droit des femmes tout en étant contre l'IVG de masse pratiqué sans réflexion bio-éthique. Ce n'est pas être conservateur mais humaniste.

Gaëlle Lenfant 31/08/2009 09:56


Je me doutais bien que ce type de commentaires allaient venir...
Je ne vais pas répondre très longuement, cela ne sert à rien, votre conservatisme vous empêche de regarder la réalité en face : un embryon ne "représente" rien ni personne. Il s'agit d'un amas de
cellules qui n'a rien d'humain.
Pour certainsle sperme "représente" aussi un humain en puissance (d'où l'interdiction de la masturbation dans certains dogmes religieux notamment), quant à l'ovule non fécondé que les femmes
expulsent chaque mois, je suppose que c'est un immense péché de gâcher ces vies sacrées en puissance d'une telle façon...
Tout cela est parfaitement ridicule.
Quant à votre réflexion sur un féminisme qui pourrait être contre l'IVG (le "de masse sans réflexion" n'appartient évidemment qu'à votre esprit étroit) c'est tout simplement la preuve que vous vous
fichez des droits des femmes comme de votre première chaussette. Permettre aux femmes de maîtriser leur procréation est au contraire intimement lié aux droits pour lesquels nous luttons. L'IVG
n'est pas le seul moyen, mais il en est un parmi d'autres, qu'il faut, on le voit, continuer de défendre avec apreté, l'actualité et vos propos le démontrent parfaitement.
Merci d'avoir fait prendre conscience à mes lecteurs que des courants de pensée aussi rétrogrades existent bel et bien encore en France, au XXIème siècle.


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