31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 12:41

Atelier n°6 : « Le féminisme du XXIe siècle »

Vendredi 28 août 2009

Inégalité enracinée au cœur de nos sociétés, le sexisme est inscrit au plus profond de nos mentalités. Militants universalistes, les socialistes promeuvent l’égalité effective entre les sexes. Pour cela, nous nous fixons comme mission de porter ces valeurs au sein de la société comme au sein de notre parti.

Le féminisme naît d’une inégalité multiséculaire. L’oppression du système patriarcal sur les femmes est présente depuis la nuit des temps, et agit dans l’ensemble des domaines de la société, sphère privée (cercle familial ou conjugal) comme publique (emploi, éducation, violences subies).

Selon Jean-Pierre DUBOIS, la question de l’égalité effective entre les sexes est une centrale dans le combat pour l’égalité, à la fois pour des raisons historiques, anthropologiques et géopolitiques.
Historiquement, les féministes de la Révolution Française, notamment Olympe de Gouges, ont imposé par leurs actions que le débat ne se concentre pas exclusivement sur l’égalité formelle, mais bien sur les modalités de réalisation d’une égalité réelle.

Anthropologiquement, le rapport entre hommes et femmes, quel qu’il soit, peut être considéré comme constitutif de l’essence même de l’humanité.
Géopolitiquement, les questions de développement économique d’un pays, riche ou non, comme la question de la démocratisation ne peuvent espérer être résolues en faisant l’impasse sur celle de l’égalité effective entre les sexes.

Caroline DE HAAS tient à souligner que cette domination masculine est suffisamment ancrée dans les mentalités pour que les femmes elles-mêmes finissent par intérioriser leur propre aliénation, générant des mouvements d’autocensure de femmes considérant comme « naturels » des phénomènes discriminants (inégalité de salaires, accès disproportionné des hommes aux postes de responsabilité, charge de la cellule familiale et des tâches ménagères…).

Pour autant, les modes d’organisation du mouvement féministe ne font pas nécessairement l’unanimité. L’émancipation des femmes doit-elle être l’œuvre des femmes elles-mêmes ? Ou peut-on être homme et féministe ?

Patric JEAN rappelle que la Troisième Vague féministe, née aux Etats-Unis, considère par ailleurs que les questions de genre (gender studies) recouvrent nettement les questions d’égalité entre les sexes. Le genre est une construction sociale qui alloue à chacun des sexes une place dans la société, au bénéfice du sexe masculin.

Socialistes et féministes, nous nous assignons trois missions essentielles. Nous voulons porter le débat dans la société, mener le combat culturel contre le patriarcat en œuvre dans notre société. Pour cela, nous souhaitons investir fortement le mouvement féministe, auquel le Parti Socialiste ne peut se substituer, afin de lui permettre de retrouver un nouveau souffle. Enfin, nous considérons que les phénomènes sexistes n’épargnent pas notre parti, et que nous devons nous engager pour que celui-ci se transforme, notamment en matière d’application stricte de la parité.

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Publié par Gaëlle Lenfant
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