12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 18:10

Au Parti socialiste, nous avons beaucoup avancé ces dernières années en terme d'égalité femmes-hommes: les droits des femmes ont été présents dans les différentes Conventions et dans le projet du PS, puis dans la campagne présidentielle. La parité également a progressé, notamment au sein de l’Assemblée nationale.
Si ces progrès sont réels, ce travail pour construire l'égalité n’est pas achevé et de nombreuses avancées doivent encore être obtenues.

En tant que Secrétaire nationale du PS en charge des Droits des femmes, j'ai co-rédigé et suis l'une des premières signataires d'une contribution thématique pour le prochain Congrès du Parti socialiste, intitulée «L'égalité femmes-hommes, c'est le changement, c'est maintenant !»

>> Ici le lien vers  la Contribution féministe au Congrès de Toulouse

>> Le lien pour signer cette Contribution

>>La page Facebook

>> Le compte twitter : @droitsdesfemmes

Le Congrès est bien sûr un moment de politique interne du PS. Cependant, nous avons fait le choix de permettre aux sympathisant d'apporter aussi leur soutien à ce texte, dans la lignée de tout ce qui a pu être accompli ces dernières années au Parti socialiste pour nous ouvrir plus largement sur la vie citoyenne. 

Signez ou soutenez nous en vous rendant sur le site et en diffusant l'information dans vos réseaux !

Parmi les premier-e-s signataires :

  • Pouria Amirshahi, député
  • Bernadette Bourzai, sénatrice
  • Charlotte Brun, Secrétaire Nationale du Parti Socialiste
  • Fanélie Carrey-Conte, députée
  • Danielle Bousquet, Ancienne vice-présidente de l’Assemblée Nationale, Présidente de l’Assemblée des Femmes
  • Francoise Carton, sénatrice
  • Caroline De Haas, militante féministe et socialiste
  • Adeline Hazan, Maire de Reims
  • Gaëlle Lenfant, Secrétaire Nationale Droits des femmes du Parti Socialiste
  • Michele Meunier, sénatrice
  • Maud Olivier, députée
  • Gisèle Printz, sénatrice
  • Barbara Romagnan, députée
  • Laurence Rossignol, sénatrice
  • Yvette Roudy, ancienne ministre des Droits de la femme
  • Romain Sabathier, militant féministe et socialiste
  • Claire Schmitt, militante féministe et socialiste

Introduction de la contribution :

Pourquoi une contribution féministe ?

L’égalité femmes – hommes s’est invitée à la table de la Présidentielle et du débat public. Les socialistes ont  imposé la question des droits des femmes dans leurs propositions et pris dès le lendemain de l’élection présidentielle des décisions politiques majeures (création du Ministère des Droits des Femmes, parité au gouvernement). Mais ces avancées ne sont pas suffisantes pour masquer la réalité que notre Parti qui reste majoritairement un parti dirigé par des hommes et qui reproduit, sans doute parfois malgré lui, l’invisibilisation et l’infériorisation des femmes. Les chiffres de la parité comme de la répartition des rôles au sein PS le disent eux-mêmes.

    10% de femmes 1ères fédérales
    Moins d’un secrétaire de section sur 4 est une femme
    En 2011, plus de 80% des passages médias socialistes étaient réalisés par des hommes.
    14% des contributeurs à la Revue Socialiste sont des femmes
    27.8% de femmes premières vice-présidentes de région
    75% des intervenants à La Rochelle sont des hommes
    Moins d’un quart des points d’actualité présentés en Bureau National le sont par des femmes

Nous avons encore du chemin à parcourir. A l’image de la société nous avons  tendance à laisser sur le bord de la route l’analyse des mécanismes de domination qui structurent pourtant en profondeur notre société. Les droits des femmes ne sont pas un sujet conjoncturel ou une thématique à part. La première organisation politique de gauche, qui se veut aussi une organisation d’éducation populaire, doit penser le système social dans lequel nous vivons et qui opprime encore aujourd’hui la moitié de l’humanité.

Il nous faut comprendre – pour faire comprendre – que l’égalité femmes – hommes est un élément structurel des inégalités de notre société et donc un levier déterminant de la transformation sociale, du redressement économique et du changement. Certes, cette révolution des rapports sociaux de sexe dérange. Elle interroge des mécanismes anciens que nous reproduisons au sein de notre organisation : responsabilités, répartition stéréotypée des rôles, remarques voire violences sexistes. Nous sommes en 2012 et ces mécanismes visant à rendre les femmes invisibles, à les cantonner à des postes subalternes ou dits « féminins » (social, santé, questions de société…) sont encore à l’œuvre dans notre parti comme dans la société.

Dénoncer les inégalités implique de penser notre parti, de le regarder objectivement et d’agir résolument pour faire enfin en sorte que l’émancipation humaine, au cœur du projet socialiste, ne concerne plus seulement une personne sur deux mais l’ensemble de l’humanité.

C’est l’objet de cette contribution.

 

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Publié par Gaëlle Lenfant - dans Mes convictions
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