8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 06:30

Untitled-1.pngPour certains, le 8 mars c'est la « journée de la femme » : une occasion d’offrir des fleurs. Pour moi, en tant que féministe, il s’agit de la « journée internationale des droits des femmes » : la possibilité, au moins une fois par an, d’insister sur le fait que, contrairement à ce que déclarait le 8 mars 2011 le président sortant, la vie des femmes ne ressemble pas à la vie des hommes.

Quelques chiffres permettent de s’en convaincre : que l’on regarde dans le monde du travail (83% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes), dans les foyers (les femmes assument 80% des tâches domestiques et les deux tiers du travail parental) ou en politique (81,5% des députés sont des hommes), l’égalité est loin d’être acquise en France.

Or, en matière de lutte pour l’égalité, la droite et la gauche, ce n’est pas la même chose. Comme le disait François Hollande, pour les socialistes « l’égalité femmes-hommes [est] une grille de lecture devant infuser toutes les politiques publiques et [un] levier pouvant faire progresser l’ensemble de la société vers plus de justice. » Nous avons choisi de placer l’égalité femmes-hommes au centre de notre campagne, non seulement parce que les Français-e-s l’attendent, mais parce qu’il s’agit pour nous d’un impérieuse nécessité : aujourd’hui, parce qu’elles sont nées femmes, 32 millions de Françaises touchent un salaire inférieur à leurs collègues masculins, risquent d’être victimes de violences, n’ont que peu de chances d'accéder aux responsabilités économiques, politiques ou culturelles de notre pays. Il faut que cela change, et que cela change maintenant !

Si François Hollande est élu le 6 mai prochain, une série de mesures concrètes seront appliquées et feront progresser concrètement l’égalité : lutte contre la précarité et pour l’égalité professionnelle par l’application des sanctions pour les entreprises qui ne la respectent pas, suppression des subventions pour les partis politiques qui n’appliquent pas la parité, lutte contre les violences faites aux femmes, garantie de l’accès à la contraception et à l’IVG,… Un ministère des droits des femmes sera créé : loin d'être un symbole, ce ministère pourra mettre en œuvre les propositions pour l’égalité femmes-hommes dans tous les domaines.

En tant que Secrétaire nationale du Parti socialiste aux Droits des femmes, en tant que Vice-Présidente de la région PACA et en tant que simple militante, la lutte pour les droits des femmes est au cœur de mon engagement politique. Si je suis élue députée, je placerai cette lutte au cœur de mon travail à l’Assemblée nationale. Non pas parce que je suis une femme, mais parce que je suis républicaine : pour moi, la « République jusqu’au bout » c’est plus que la promesse de l’égalité, c’est sa réalisation.

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Publié par Gaëlle Lenfant - dans Mes convictions
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Benjamin 08/03/2012 13:51


@Thierry


Je ne suis absolument pas d'accord avec vous : s'il y a une Journée des droits des femmes (pas de "la" femme d'ailleurs, c'est qui "la" femme?), comme il existe du féminisme, c'est bien parce que
les femmes sont le genre qui subissent des discriminations.


Y compris d'ailleurs d'ailleurs dans le champs familial que vous évoquez: comme le dit Gaëlle Lenfant, aujourd'hui encore les femmes assument 80% des tâches domestiques (en tenant compte du
"travail" domestique, les femmes travaillent en moyenne deux heures de plus par jour que les hommes!). Vous parlez des pères,mais pourtant aujourd'hui les femmes s'occupent aux deux tiers du
temps parental (et souvent pas par choix: vu que les femmes sont moins bien payées et ont des emplois précaires, si un des parents doit renoncer à son salaire pour s'occuper des enfants on
préfère souvent se priver du salaire le moins élevé, celui de la femme). Si la garde des enfants est en majorité accordée aux femmes c'est qu'on considère encore dans notre société que c'est aux
femmes de s'en occuper (d'où la pension alimentaire qui découle de ces attributions de garde).


C'est bien cet état de fait que vient rappeler la Journée pour le droit des femmes.

Thierry 08/03/2012 12:34


Je serais favorable, plutôt qu'une "journée de la femme", à une "journée de l'égalité hommes/femmes".


Car si professionnellement, les femmes sont défavorisées, les hommes le sont tout autant, dans le domaine familial (où les femmes ont beaucoup plus de droits).


Je pense notamment à la garde des enfants : on culpabilise les pères en les incitant à "materner" autant que leur conjointe... et au moment du divorce, bien qu'ils soient aussi proches de leur
enfant que la mère, ils en sont dépossédés (dans 85% des cas) !


Sans parler de la double (voire triple) peine avec les pensions alimentaires et prestations compensatoires.


J'argumenterai plus en détail prochainement, sur mon blog.

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