24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 13:09

La domination masculine est un documentaire réalisé par Patric Jean, dont il dit lui même vouloir que "les spectateurs se disputent en sortant de la salle". Nous l'avions invité cet été à La Rochelle, lors de l'Université de rentrée des socialistes, dans le cadre du festival du film politique, et Patric avait été l'un des intervenants de l'atelier "le féminisme du XXIème siècle, auprès de Caroline De Haas, inititatrice de la revue Osez le féminisme, de Jean-Pierre Dubois, Président de la LDH et de CHristine Rimbault, secrétaire fédérale à l'égalité femmes-hommes de la fédération PS de Paris, et déléguée nationale sur ces questions.

La projection de La domination masculine à Gardanne, en avant première, le 30 octobre, dans le cadre du festival d'automne, sera suivi d'une rencontre-débat en présence de Patric Jean.

Je serai bien sûr présente à cette occasion, et j'invite toutes celles et tous ceux pour qui le combat féministe a quelque importance à y assister aussi. J'invite aussi toutes celles et ceux qui pensent que ces combats n'ont pas lieu d'être, que tout cela n'est que pure chimère à nous rejoindre. Ce film, et le débat qui s'en suivra ne vous fera peut-être pas changer d'avis, mais vous permettra tout au moins d'appréhender la réalité sous un oeil nouveau.
Disputons nous, au sens noble du terme, sur ces questions à l'occasion de cette avant première ! Rendez-vous le 30 octobre à 21h30, au cinéma 3 Casino à Gardanne.

Pour en savoir plus sur le film, voyez le site ici (d'autres avant premières sont prévues, voir la rubrique agenda)

 

Pour plus de détails sur le festival d'automne de Gardanne, tarifs, horaires, etc. c'est ici

Pour ceux qui auraient raté l'avant première, une deuxième chance à la sortie du film, le 25 novembre prochain !

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Publié par Gaëlle Lenfant
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Jean GABARD 01/11/2009 16:14


Dans cette période de « domination masculine » dans nos pays occidentaux modernes, n’est-il pas temps de s’interroger sur les violences faites aux femmes … et aux hommes et sur les différences
hommes-femmes ?

Avec la libération de la femme et le culte de la spontanéité, y a-t-il, encore aujourd’hui beaucoup d’hommes qui n’ont jamais été insultés, voire même giflés, par une femme ?
La réponse risque d’être difficile à donner : les études ne concernent souvent que les violences faites aux femmes ! …

Mais peu importe, il n’est pas question de comparer des chiffres. Ces derniers, d’ailleurs, sont-ils si importants par rapport à la gravité du sujet, surtout s’il s’avère que les mêmes violences
n’ont pas forcément des effets identiques sur les hommes et sur les femmes ?

Les violences physiques paraissent en effet beaucoup plus graves pour une femme que pour un homme. Les menaces seules, pour elle, sont déjà totalement destructrices. Avec la libération de la femme
et le culte de la spontanéité, y a-t-il, encore aujourd’hui beaucoup d’hommes qui n’ont jamais été insultés, voire même giflés, par une femme ?

Pour un homme, les violences physiques ne sont pas insignifiantes mais ne l’atteignent guère autrement que physiquement …
Il n’en est cependant pas de même pour les insultes. Venant d’une femme, celles-ci l’ébranlent et il ressent comme un cataclysme qui le renvoie à sa castration psychique primaire, quand il s’est
aperçu qu’il ne pourrait plus être comme sa première et parfaite référence : sa maman. Son impuissance devant ce qu’il vit comme un nouveau rejet, décuple sa colère et lui donne souvent envie
d’utiliser ce qu’il possède : sa force physique.

Si la femme frappe la première, il est plutôt soulagé ! Les coups replacent le conflit dans un domaine connu par lui et où il a l’assurance de pouvoir répondre s’il le souhaite. «L’adversaire »
revient alors « à sa portée », sur un terrain qu’il maîtrise. Souvent même, il n’éprouve plus le besoin de riposter où s’il le fait c’est pour la forme, pour sauver son honneur mais pas parce qu’il
se sent menacé.

Une femme ne peut ressentir les effets de sa violence psychique chez un homme, pas plus qu’un homme ne peut ressentir les effets de sa violence physique chez une femme !
C’est la raison pour laquelle les hommes (niant la différence des sexes), ont pu penser (et certains le pensent encore) que leurs violences physiques sur une femme ne pouvaient être très graves,
puisque pour eux, celles d’une femme, sur eux, ne l’étaient pas !

Aujourd’hui, certaines femmes n’ont-elles pas à leur tour tendance à croire que leur agression verbale d’un homme n’est qu’une affaire bénigne, parce que sur elles, la violence des mots peut être
tolérable et n’est aucunement comparable aux violences physiques d’un homme ? ...

Ainsi par négation de la différence des sexes, des sexistes hommes ont tendance à dire que les femmes sont « inférieures » parce que fragiles physiquement et des femmes, toujours par négation de la
différence des sexes, ont tendance à juger les hommes « malades » parce que fragiles psychiquement.

Dans notre société égalitariste, l’emploi du mot « malade » paraît plus correct que le mot « inférieur » mais il est pourtant plus pervers. En effet, il laisse supposer que l’homme pourrait se
soigner et donc qu’il est responsable de sa fragilité psychique qui devient alors un défaut. Ainsi la dénégation de la différence des sexes permet de faire croire à une simple dénonciation des
problèmes de certains hommes alors qu’il y a tout autant une infériorisation de l’homme différent et donc, là aussi, SEXISME !


Alors, pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, il faut certes les condamner mais ne faudrait-il pas aussi commencer par s’efforcer de respecter l’Autre différent ?

Pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, et respecter l’autre, ne faudrait-il pas aussi sortir de la facilité qui consiste à considérer le sexe opposé « inférieur » ou «
malade » et s’efforcer de se comporter en adulte assumant nos différences, nos manques et notre « non toute-puissance » ?

Pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, pour respecter l’autre et assumer la différence, ne faudrait-il pas aussi sortir d’une idéologie dépassée ?
Le rêve d’un droit à une égalité impossible a permis, dans les pays occidentaux, de faire admettre la légitimité de l’égalité en droits. Celle-ci a encore des détracteurs qui nous obligent à ne pas
baisser la garde, mais le maintien de l’utopie égalitariste n’entretient-il pas aujourd’hui, le ressentiment de femmes envers les hommes et d’hommes envers les femmes au lieu de favoriser le
respect et le « vivre ensemble » ? …


Jean GABARD
conférencier et auteur de « Le féminisme et ses dérives. Du mâle dominant au père contesté ». Les Editions de Paris. http://www.jeangabard.com http://blogdejeangabard.hautetfort.com


Gaëlle Lenfant 03/11/2009 11:44


Et selon vous, donc, Patric Jean est un espion à la solde du conseil supérieur du statut de la femme ?
Bon.
Vous démontrez juste que tout ce qui est décrit dans ce documentaire est bien réel. (pour les spectatrices/spectateurs qui auraient eu un doute...)


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