7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 12:43
C'est aujourdh'ui que s'ouvre le sommet de l'ONU sur le climat. Martine Aubry, entourée de Laurence Rossignol (secrétaire nationale à l'environnement) et Philippe Martin (secrétaire national adjoint) seront à Copenhague. Le 1er décembre dernier, le Bureau National du Parti Socialiste était consacré au sommet de Copenhague. A cette occasion, le Parti Socialiste avait invité plusieurs personnalités reconnues à venir débattre des questions relatives au sommet.

Vous retrouverez les vidéos et les textes ici

Téléchargez la note sur les enjeux de Copenhague

Ci-dessous, le communiqué de presse du Bureau National (en date du 1er décembre) :

Dans moins d’une semaine le sommet de l’ONU sur le climat s’ouvrira à Copenhague et avec lui l’espoir d’un accord historique pour l’avenir de la planète.

C’est à l’issue de ces 12 jours de négociations que l’on saura si l’année 2009 restera seulement dans les annales de notre histoire comme l’année de la grande crise financière mondiale, ou aussi comme l’année où les hommes ont su, ensemble, adopter la « bonne trajectoire » pour l’humanité.

Dans un tel contexte, le Parti Socialiste a tenu à exprimer de manière claire l’importance qu’il attache à ce rendez-vous, en consacrant une réunion extraordinaire de son bureau national, le 1er décembre, à la lutte contre le réchauffement climatique. Ce bureau national « élargi » s’est ouvert à des invités qui, en raison de leurs fonctions – de dirigeants ou d’experts – ont pu présenter leur vision, leurs attentes et les enjeux du sommet de Copenhague : Jean Jouzel, expert du GIEC, Ousmane Tanor Dieng, Premier secrétaire du Parti socialiste du Sénégal, Fernando Gabeira, parlementaire Vert brésilien, Pierre Radanne et Sandrine Mathy du Réseau Action Climat.

Pour les socialistes, le sommet de Copenhague doit aboutir à des décisions précises, lisibles, contraignantes et vérifiables : les pays riches, qui portent une responsabilité majeure dans la dette écologique mondiale que nous accumulons depuis plusieurs décennies, doivent se fixer des objectifs ambitieux de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, pour qu’ils atteignent collectivement en 2030 une baisse de 40% par rapport à 1990.

Les annonces faites par l’administration américaine sont un grand pas pour les Etats Unis et constituent une rupture avec l’ère Bush même si elles sont encore insuffisantes, notamment parce que les objectifs de réduction d’émissions sont fixés par rapport à 2005 et non à 1990. De ce point de vue, alors que l’Union Européenne était un acteur majeur des sommets précédents, son implication comme le niveau de ses engagements ne sont pas à la hauteur du rôle qu’elle devrait jouer. L’UE a adopté dans son paquet climat/énergie de décembre 2008 un objectif de réduction de 20 % à échéance 2020 des émissions de gaz à effet de serre. Elle déclare aujourd’hui être prête à le porter à 30 % mais sous réserve seulement d’un engagement des autres participants, alors qu’il serait d’ores et déjà nécessaire de viser un objectif de – 40 % à échéance de 2020 pour l’Union européenne. Les premières annonces du Brésil et de la Chine sont novatrices, celles de l’Inde et des autres pays émergents sont attendues, car leur engagement sera essentiel au succès de Copenhague.

Au-delà des engagements des différents Etats, ce sommet doit être l’occasion pour la communauté internationale de manifester de la manière la plus nette sa solidarité à l’égard des pays les plus pauvres. Le soutien financier qui sera arrêté à Copenhague pour aider les pays pauvres à lutter contre les effets du réchauffement climatique tout en se développant sera de ce point de vue essentiel. Il faut des financements appropriés, comme par exemple une taxation sur les transactions financières (inspirée de la Taxe Tobin) – dont il ne s’agit plus de parler, mais de la réaliser – ou encore la proposition du Mexique fondée sur le principe pollueur payeur au prorata des émissions de chaque pays et en tenant compte de la richesse par habitant. Afin d’avancer vers une prise en compte du bilan carbone de l’ensemble des produits, le Parti Socialiste propose comme première étape une taxe sur les émissions liées au transport international de marchandises, qui pourrait être un prélèvement sur le nombre de kilomètres parcourus. Le monde a besoin d’un fonds spécifiquement dédié à la lutte contre le changement climatique, doté de 100 milliards par an à l’horizon 2020, pour financer l’adaptation des pays en développement et assurer l’accès de tous à l’énergie propre. Une coopération technologique est également indispensable pour mettre en place des économies sobres en carbone dans le monde en développement.

Alors seulement, les pays en développement pourront s’engager à mettre un terme à la destruction des forêts et à réduire de 30% leurs émissions par rapport à ce qu’ils prévoient.

Au-delà des engagements chiffrés, qui sont déterminants, les Etats présents devront aussi montrer leur détermination à s’engager vers un nouveau modèle planétaire de développement économique, social et écologique. Il est clair que nous ne parviendrons pas à atteindre des objectifs ambitieux si nous ne changeons rien de nos modes de production, de consommation de chaque citoyen et de partage des richesses.

Réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre, lutte contre le réchauffement climatique et la montée du niveau des océans, arrêt de la déforestation, aide au développement des pays pauvres, bataille de l’eau et de la malnutrition, toutes ces questions seront au centre des négociations qui vont s’ouvrir.

Ces défis nécessitent une meilleure gouvernance globale, notamment par une organisation mondiale de l’environnement dotée de pouvoirs contraignants, ainsi que de nouvelles normes internationales de protection de l’environnement et des droits sociaux, qui doivent primer sur les règles de la concurrence. L’OMC doit de ce point de vue être intégrée au système des Nations Unies et soumise aux autres normes internationales.

Les socialistes n’ont pas attendu Copenhague pour engager dans les collectivités territoriales qu’ils dirigent des politiques innovantes et audacieuses. Déjà, une part importante des budgets des régions, départements et villes est consacrée aux transports collectifs, au développement des énergies renouvelables, aux aides aux particuliers destinées à l’efficacité et à la lutte contre la précarité énergétiques. Ils sont bien décidés à amplifier encore leur action pour que les territoires se mobilisent afin d’atteindre les objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

Martine Aubry se rendra elle-même, en qualité de Première Secrétaire du Parti Socialiste, au sommet de Copenhague les 15 et 16 décembre afin de participer à plusieurs forums et rencontrer les principaux acteurs des négociations de Copenhague. Laurence Rossignol, Secrétaire Nationale à l’environnement et Philippe Martin, Secrétaire National adjoint à l’environnement accompagneront Martine Aubry à Copenhague.

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Publié par Gaëlle Lenfant
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Un de la Bande 08/12/2009 19:01


Le commentaire plus haut ne concernait pas le sujet, de plus, comme je ne me suis pas relu, c'est l'écriture d'un illettré !!! Bon...
Les Socialistes me semblent un peu débutants sur le sujet de l'écologie pure !
Si j'en juge par la politique locale, du village où je vis, il faut tout construire (pardon, costruire) pour respecter l'esprit de la loi sur les 20% de logements sociaux.
Le problème majeur à mon sens étant le tourisme et si nous massacrons les paysages, qui font notre richesse, ne nous plaignons plus du désastre écologique, suivi de l'économique.
L'autre aspect de la question se situe dans le domaine des transports, où la volonté farouche d'évoluer rapidement ne se ressent pas vraiment.
Quand on est socialiste, on propose des mesures sociales, genre transports gratuits dans les TER, bus, etc. de la Région, pour les gens dépendants de Pôle emploi, ils sont légions : voilà une vraie
mesure.
Dans certaines communes, le train, qui devait s'arrêter en 2001, s'y arrêtera, peut être en 2014... Tout cela ne sont que des mots. Le citoyens participera, voyez le ramassage des ordures
ménagères, mais il veut des actes venant des politiques.
Vous êtes neuves dans ce milieu, ne vous gâchez pas dans les manoeuvres de bureaux, qui ne concernent que quelques uns... Sachez rester vous même : honnête


Gaëlle Lenfant 08/12/2009 23:21


Bonjour Un de la bande,

Les socialistes reconnaissent à raison qu'ils ont mis du temps à comprendre l'essence de la problématique écologiste. Pure, ça... je ne sais pas ce que ça veut dire. En revanche, pour moi, comme
pour vous apparemment, écologie rime avec social. Tout ça, c'est la me^me question : quelle société voulons nous demain ?
Le tourisme peut être un problème, mais il peut aussi devenir une solution. Tout dépendra de la façon dont nous penserons notre monde, et nos rapports entre nous.
Oui, les socialistes proposent de vraies solutions dans les collectivités. Qu'il reste beaucoup à faire, nous sommes d'accord. D'ailleurs, ne restera-t-il pas toujours beaucoup à faire ?
Pour le reste, un mot : la politique construit plutôt qu'elle ne détruit. Etre toujours à l'écoute des autres, se poser sans cesse des questions sur des sujets tellement variés, se remettre en
cause, souvent, pour parvenir à trouver le chemin commun qui nous grandira ensemble, tout cela m'apporte beaucoup, très sincèrement.
Bien à vous,
Gaëlle Lenfant


Un de la Bande 07/12/2009 21:43


C'est bien d'aller au Conseil Constitutionnel, mais sans grande suite eu égard au mode de nomination et à la représentation actuelle de cette institution.
On aimerais bien continuer à voter pour l'équipe actuelle, mais le président qui sensément est un vrai socialiste devrait être pour le mandat unique, ce n'est pas le cas.
Voici dix sept ans que nous habitons dans une commune proche d'Aix en Provence et malgré sa gare, le train ne s'y arrête toujours pas... Donc pas d'étonnement que des listes concurrentes se
désolidarise des Socialistes.
Les mêmes sont sans doute ni pire ni meilleurs que les autres pour favoriser la montée de gens qui n'ont passé aucun concours et se retrouvent à diriger des services de la Région, ce sont des
personnes charmantes.
Le Président, n'est il pas devenu un peu monarque avec sa petite cours et capricieux avec le temps, lui qui était un homme pour très policé...
Le pouvoir, on perd peu à peu le sens commun, à Droite, comme à Gauche.
Mandat unique, donc, mais aussi pas plus de deux mandats consécutifs, gage de réalisme et de prise de conscience réelle avec la société, qu'on est sensé représenté, sinon, on ne représente que les
siens :c'est peu !


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