13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 14:30

J’ai adhéré au Parti socialiste le 22 avril 2002, le lendemain de l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle : le combat contre l’extrême-droite est au cœur de mon engagement politique.


Alors que l’université d’été du FN se réunit à Marseille, aujourd’hui vice-présidente d’une région où ce parti enregistre parmi ses meilleurs scores et demain – si je suis élue – maire d’Aix-en-Provence, je continuerai de faire de la lutte contre les idées de l’extrême droite un engagement personnel. 


Ce ne sont pas les électeurs du Front national que je condamne : dans une économie en crise et un monde de plus en plus complexe, le repli sur soi et les discours simplistes et démagogiques du FN peuvent sembler une réponse à celles et ceux qui sont en perte de repère et manquent de lien et de confiance avec leurs élus. Mais c'est pourquoi il est de ma responsabilité, comme celle de tous les élus républicains, de casser les fantasmes sur lesquels ces discours prospèrent.


Non, l’immigration ne coûte pas cher : elle rapporte au contraire de l’argent à l’État. Non, l’identité de notre pays n’est pas en danger : il suffit d’ouvrir un livre d’histoire pour se rendre compte que l’identité de la France – dont singulièrement celle de la Provence – est le produit de différents peuples et différentes cultures. Non la fermeture des frontières n'amènerait pas la construction de cet Eden que promettent les extrémistes. Au contraire, c'est l'ouverture sur nos voisins, la construction collective, l'Europe, la solidarité avec les pays émergents, et singulièrement l'Afrique pour nous Méditerranéens, qui seront source de progrès pour tous et apporteront des réponses de sortie de crise.  Il faut le dire clairement : non seulement les Le Pen apportent de mauvaises réponses, mais ils ne posent même pas les bonnes questions.


Cette intransigeance sur le fond, je veux la porter également à ceux qui, à droite, sont prêts à sacrifier les valeurs de la République dans l’espoir futile de prendre quelques voix au FN.  

Il est de notre responsabilité d'élus républicains, de droite comme de gauche, non seulement d’assumer nos valeurs face à l’extrême droite mais aussi de les appliquer lorsque nous sommes en responsabilité. Et moi qui suis de gauche, progressiste, je veux dire clairement que porter le changement, porter une politique de solidarité et de vivre ensemble, cela ne peut s’arrêter aux mots : des actes sont attendus et nécessaires.


Le risque de voir des villes de notre région dirigées par le Front national après les prochaines municipales est réel et inquiétant. Souvenons nous des politiques racistes appliquées par les Mégret à Vitrolles. Souvenons nous de la catastrophique gestion des fonds publics par les élus FN. Souvenons nous également que tous les maires FN élus en 1995 ont ensuite été mis en examen ou condamnés par la justice.


En tant que citoyenne et républicaine, je n’entends pas laisser les idées de l’extrême droite prospérer, ni en 2014 ni après, et je resterai ferme sur cet engagement.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Gaëlle Lenfant - dans Mes convictions
commenter cet article

commentaires

Philippe Bonhomme 13/09/2013 16:24


Tu as totalement raison, Gaélle, je t'approuve à 100%. Et en même temps, tu as raison de ne pas diaboliser ni mépriser les électeurs de ce parti. Les partis fascistes progressent partout, et
c'est drapatique, regarde en Norvège où ils viennent d'entrer au gouvernement.  Bien que n'étant pas aixois, je te suis à fond.


bisous


Philippe (Les Pennes Mirabeau)

Accueil

Qui est Gaëlle Lenfant

Contacter Gaëlle Lenfant

Gaëlle Lenfant sur Facebook

Gaëlle Lenfant sur Twitter

Démocratie pour Aix, groupe d'opposition républicaine au conseil municipal

Section socialiste d'Aix-en-Provence

Parti socialiste