Le blog de Gaëlle Lenfant

« (..) si les socialistes du XXI siècle acceptent enfin pleinement le libéralisme, s’ils ne tiennent plus les termes de concurrence ou de compétition pour des gros mots, c’est tout l’humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique. Certains, à l’intérieur même du PS d’aujourd’hui n’accepteront peut être pas cette révolution de pensée. Qu’à cela ne tienne, qu’ils proposent leurs solutions et l’on choisira, car il faut choisir : la synthèse est morte. La synthèse se sont les différences effacées. Voici venu le temps des différences assumées. Et c’est le meilleur chemin, le plus courageux et le plus efficace pour se rassembler. » (p48)

J'entends ici ou là qu'il ne faut en aucun cas s'inquiéter de ce propos, qu'il faut même s'en réjouir, parce qu'il annonce l'ère nouvelle du socialisme. Delanoë parlerait de libéralisme politique, qu'il s'agirait de rendre à la gauche. Remettre l'individu au centre de toutes choses, n'est-ce pas un des combats des socialistes ? Delanoë s'inscrirait pleinement dans ce combat et uniquement celui-ci. Pas la moindre trace de libéralisme économique là dedans.
J'entends bien cela. Mais alors je pose une question à ces défenseurs du social-libéralisme : dans ce cas, pourquoi trouve-t-on dans la même phrase les mots "libéralisme", "concurrence", "compétition", "libéral" et l'expression "corpus idéologique" ?
Concurrence et compétiotion font bien ici référence au champs économique... non ?
Mar 27 mai 2008 3 commentaires
parce que sans concurrence ni compétition (juste et non faussée, comme dirait l'autre ... mais c'est un autre débat) vient la stagnation et finalement le vrai conservatisme, non (cf certains corps de métier) ... ?
tcheque - le 27/05/2008 à 13h41
Drôle de bouillie : http://www.dailymotion.com/cluster/news/featured/video/x5jhh0_delanoe-estil-liberal_news Socialiste et libéral mais pas, social-libéral... Sûr qu'il faut bien un livre pour expliquer ce que ça veut dire. Je serai donc de mauvaise foi (puisque je n'ai pas lu et ne lirai pas le livre), voici ici un exemple typique d'un courant social-libéral qui ne s'assume pas. Il est visiblement très dur aujourd'hui, en vue de la compétition acharnée au poste de 1er secrétaire, de faire entendre une différence idéologique quand, sur le fond, on est d'accord avec la tendance majoritaire. Pauvre Delanoë... J'attends le discours du prochain poulain "pas social-libéral" avec circonspection. Dites, on va se taper ça jusqu'à Reims pendant que l'ami Sarko fait la casse systématique des solidarités sociales ?
Minima - le 27/05/2008 à 17h05
Chère amie, bien vu pour Delanoë, je ne voterais pas pour lui s'il se présente pour être le dirigeant du parti socialiste. mes amitiés
PierreP - le 27/05/2008 à 18h06