27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 19:31

Vendredi dernier, le conseil régional Provence Alpes Côté d'Azur réuni en assemblée plénière avait en premier point de son ordre du jour une délibération permettant de renforcer les politiques régionales en faveur de l'égalité territoriale, de la citoyenneté, de l'insertion sociale, des services publics.

Les évènements tragiques de janvier dernier ont rappelé de la façon la plus violente qui soit que la crise profonde que rencontre notre démocratie est d’abord le fait de sa difficulté à intégrer l’ensemble des citoyen·ne·s à un projet de société fondé sur des valeurs républicaines. La majorité régionale a donc voulu rappeler que ses politiques publiques se fondent avant tout sur les valeurs de la République : la lutte contre les inégalités, la participation active des citoyen·ne·s, l'accès de tous et toutes aux services publics, la construction du vivre-ensemble.

Prenant acte des la gravité des attentats de janvier en France, mais aussi de la situation sur le pourtour méditerranéen, la délibération soumise au vote permet de revisiter les dispositifs existants pour les rendre plus lisibles et plus efficaces : il s'agit de faire émerger de nouvelles mesures permettant notamment aux jeunes d'aller vers plus de responsabilité et d'autonomie.

La droite — qui entend pourtant se rebaptiser « Les républicains » — a préféré s'abstenir, faisant ainsi tomber les masques. De manière moins surprenante, le Front national a entamé une diatribe racialiste voulant opposer « les Occidentaux » au reste du monde, voire les Français·e·s entre eux.

La délibération a été adoptée avec les voix de la majorité de gauche.

Découvrez ci-dessous la vidéo des débats et le texte de la délibération :

Rapport — République, laïcité et citoyenneté, « un devoir d'avenir »

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 07:58

Après les drames en Méditerranée, et suite à la manifestation d'hier, je partage ici un texte de Michel Vauzelle, président de Provence-Alpes-Côte d'Azur, et de Rosario Crocetta, président de la Sicile, dans le cadre de la Conférence des régions périphériques maritimes (CRPM) :

Les attentats qui ont frappé la France, le Danemark et la Tunisie en ce début d’année 2015 soulignent la nécessité d’intensifier la coopération entre les deux rives de la Méditerranée. Le terrorisme et les conflits, ajoutés aux dynamiques démographiques, incitent chaque jour trop de personnes à risquer leurs propres vies dans le but d’atteindre l’Europe. Enfants de cette mer à laquelle nous sommes indéniablement liés, nous devons promouvoir une véritable et authentique prise de conscience dans le but de construire ensemble un futur commun et meilleur pour tous.

Un tel besoin nous est aujourd’hui rappelé de la manière la plus cruelle et brutale qu’il soit par les récents naufrages de migrants et la cruauté des trafiquants d’Êtres humains. Ainsi, et en nos qualités de membres de la Commission Interméditerranéenne (CIM) de la Conférences des Régions Périphériques Maritimes, nous nous sommes réunis hier à Palerme pour lancer un message d’appel à l’engagement et à la solidarité aux citoyens de la Méditerranée, forcés de fuir la guerre et le terrorisme, lesquels nous l’espérons auront la possibilité d’être recueillis par nos collègues des régions côtières, ainsi que par les Institutions Européennes et Internationales.

Il est honteux de laisser l’Italie, Malte, la Grèce ou la Turquie et les régions telles que la Sicile en particulier gérer, avec leurs propres ressources, une crise migratoire qui, bien au-delà de la Méditerranée, concerne toute l’Europe. Le courage et la détermination de ces pays et en particulier l’Italie, avec des opérations telles que « Mare Nostrum » qui ont contribué à sauver de nombreuses vies humaines, est admirable et témoigne d’un exemple positif de gestion de l’urgence migratoire, bien que mené par un seul pays. Par opposition, « Frontex » et « Triton » ont démontré qu’ils sont des instruments trop peu efficaces pour faire face à une situation si urgente et complexe, et incarnent l’important fossé existant entre la Bureaucratie européenne d’une part, et les questions d’immigration et des réfugiés vivant dans des camps d’autre part. De plus, il est nécessaire de garder à l’esprit que la stabilité des pays comme la Libye est urgente, mais que des interventions militaires improvisées dans un cadre de légalité internationale incertain ne feraient qu’empirer la situation.

Pour ces raisons, nous demandons aux États et à l’Europe dans son ensemble de s’impliquer davantage afin de trouver des solutions rapides et intelligentes, et de clairement s’engager. Par exemple en faveur de la création d’un couloir humanitaire pour les personnes qui fuient les conflits, la famine ou les persécutions et qui, par conséquent, demandent l’asile et un refuge. Un tel engagement doit est basé sur l’idée de dépasser le règlement de Dublin et sur le partage de la responsabilité et des ressources qui amélioreront, d’une part, les actions de surveillance, de secours et la lutte contre le trafic humain et d’autre part, le tri des demandes d’asile dans les pays d’origine afin d’établir une répartition plus équilibrée des réfugiés à travers les pays de l’Union Européenne.

Parallèlement, des voies pour une mobilité légale doivent être améliorées à travers des accords bilatéraux partagés et mis en œuvre avec les pays voisins, ce qui contribuerait au renforcement des relations socio-économiques à moyen-long terme.

En démonstration de la solidarité et de la volonté de coopérer des Régions méditerranéennes – déjà exprimées par la position politique de décembre 2014 et la création d’une Task Force spécifique de la CRPM – nous organiserons dans les semaines à venir une rencontre en Sicile afin de renforcer la coopération sur les question d’urgence, d’accueil et d’intégration, et nous lancerons la campagne de sensibilisation « NOUS SOMMES TOUS MÉDITERRANEENS ». Cette campagne mettra l’accent sur les valeurs de la coopération, de l’intégration et du dialogue, ainsi que sur la lutte contre le racisme, la xénophobie et le terrorisme. Nous invitons toutes les personnes souhaitant se mobiliser à utiliser le logo de la campagne dans leurs propres communications en ligne. La conférence comptera sur la participation des régions de la CRPM et proposera une visite à Lampedusa.

Suite à ces échanges, une Délégation dirigée par nos Présidents se rendra au Parlement Européen afin de rencontrer le Président Martin Schulz et lui transmettre notre message.

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 08:06

Je relaie ici un appel à manifestation de solidarité aux migrants :

Après les centaines de morts ces jours derniers en Méditerranée, les chefs d’État se retrouvent jeudi 23 avril à Bruxelles pour réfléchir à un plan d’action. Soyons nombreux pour manifester notre indignation et exiger de l’Union Européenne de nouveaux choix politiques en matière d’accueil des migrants :

Jeudi 23 avril à 18h30
Place de la mairie à Aix-en-Pr
ovence

La montée des populismes ou les coûts des sauvetages en mer ne peuvent continuer à justifier la politique européenne. Les personnes qui quittent leur pays y sont contraintes par des raisons vitales. Soyons solidaires !

Appel de : Aix Solidarité – ASTI – ATMF – ATTAC – CGT - Déconnomistes - Ensemble ! – FSU - Ligue des Droits de l’Homme – PCF – PG – POC …

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 08:30

Hier avait lieu le conseil municipal d'Aix-en-Provence. De nombreux rapports concernaient les affaires quotidiennes de la villes et avec mes collègues du groupe « Démocratie pour Aix », nous sommes notamment intervenus sur la délégation de service public au Pasino (afin en particulier que le jardin prévu dans le projet ne soit pas oublié) et sur les baisses de subvention.

Personnellement, j'ai pris la parole sur les rapports 11.3 et 11.5 qui concernaient l'augmentation des tarifs de cantine et la création d'une tarification pour l'heure consacrée aux activités périscolaires. Une politique assumée par la municipalité, puisque comme me l'a répondu Gérard Bramoullé, adjoint aux finances, il s'agit de faire payer les usagers plutôt que les contribuables : cela permet de dire qu'on n'augmente pas les impôts… alors que la municipalité fait payer aux familles aixoises jusqu'à 492 € par an là où elles ne dépensaient rien il y a encore quelques années !

Retrouvez ci-dessous le texte de mon intervention :

Madame la Maire, mes cher-e-s collègues,

Vous nous proposez de voter la création d’une nouvelle tarification, celle de l’heure quotidienne consacrée aux activités périscolaires et l’augmentation des tarifs de cantine. Pour une municipalité qui fait de l’impôt son principal argument chaque fois qu’elle le peut, que ce soit contre la métropole, contre le gouvernement, contre les Marseillais et contre quiconque critique son action, vous avouerez que cela a de quoi surprendre. Vous demandez aux familles 140 € supplémentaires par an et par enfant alors même que vous avez déjà mis en place une tarification pour la garderie depuis 2011, que vous avez largement augmentée l’an dernier, (le tarif était de 50 € par enfant et par an, il est aujourd’hui de 352 € par enfant et par an !) au prétexte (déjà !) que la réforme des rythmes scolaires coûtait cher à la ville. D’ailleurs, nous vous avions fait remarquer qu’il était assez indécent de considérer que le bien-être des enfants coûte à une municipalité, alors même qu’il nous semble, à nous, que vous devriez tout mettre en œuvre pour que les jeunes Aixois·e·s aiment l’école et deviennent, un peu grâce à vous, des citoyennes et des citoyens éclairés. Nous réitérons cette remarque aujourd’hui.

Si je reprends le document explicatif de la réforme des rythmes scolaires que vous avez vous-mêmes rédigé en amont de la dernière rentrée, vous estimez le coût du dispositif à 1,5 à 2 millions pour la ville.

Calculons ensemble :

Les dotations de l’État vous amènent 460 000 € (50 € par enfant et par an). Je reprends bien sûr les chiffres que vous donnez.

Le temps d’activité périscolaire que vous mettez en place, si chaque enfant y participe, vous apportera 1,288 million d’euros (140 € x 9200 enfants inscrits en primaire). Et l’esprit de cette réforme, s’il n’est pas d’obliger les enfants à participer à ces activités, est bien de les y inciter parce qu’elles participent de l’ouverture à la culture, à la citoyenneté, aux échanges, à la découverte du patrimoine communal au sens large du terme. Nous en sommes loin à Aix, mais j’y reviendrai.

Si l’on rapporte ce calcul au nombre d’enfants que vous déclarez comme participants aux garderies (7500) cela fait tout de même plus 1 050 000 € !

Ce à quoi il faut ajouter les financements CAF que vous avez enfin décidé d’aller chercher en mettant en place des partenariats avec les centres sociaux, et de nouveaux financements de l’État liés au PEDT que vous voulez mettre en place, ce qui est, soit dit en passant, une bonne chose.

Vous allez gagner de l’argent sur le dos des enfants et des familles, voilà ce qui va se passer si cette délibération est votée !

Vous inventez de fallacieux prétextes pour saigner à blanc les familles, qui, si elles veulent pouvoir bénéficier de l’ensemble des accueils périscolaires doivent aujourd’hui débourser près de 500 € par an, oui, 492 € très exactement ! Et tant qu’à faire, vous en profitez aussi pour augmenter les tarifs de cantine scolaire… Après tout, là où il y a de la gêne il n’y a pas de plaisir…

Donc, là où les familles ne dépensaient rien en 2010, elles doivent aujourd’hui débourser 492 €.

Mais vous n’augmentez pas les impôts… Vous pourrez bien arguer que ce ne sont pas des impôts et que tout cela est de la faute des Marseillais et du gouvernement, vous n’empêcherez pas les Aixois·e·s de penser à juste titre que vous vous faites de l’argent sur le dos de nos enfants.

Si au moins vous proposiez un projet de qualité… Mais là encore il y a tant à dire ! Vous arguez des 470 personnes nécessaires à la mise en place des activités périscolaires. Nous vous avions alerté sur l’inefficacité et les difficultés liées à la formule de trois-quarts d'heure par jour que vous avez choisie. Nous vous avions proposé, et de nombreux parents avec nous, de proposer ces activités deux jours par semaine. Cela aurait réduit de moitié les recrutements nécessaires, vous aurait fait économiser de l’argent, et aurait certainement permis des recrutements de meilleure qualité. Car ce n’est pas le cas aujourd’hui. Les personnes recrutées — comment ? — n’ont bien souvent aucune qualification et plusieurs problèmes nous ont été relatés. Il s’agit de nos enfants, de leur bien-être mais aussi de leur sécurité. Comment pouvez-vous être à ce point laxistes ?

Quant aux activités elles-mêmes, là encore il y a beaucoup à redire. Les familles vous demandent autre chose que de la garderie. Cette réforme n’a pas été mise en place pour que les enfants aient une heure de cours supplémentaire par jour. Il ne s’agit pas d’école après l’école ! Et pourtant, à Aix, la plupart des référentes et référents sont les enseignant·e·s. Je vais vous relire le texte issu du site du ministère, pour que chacune et chacun soit bien au fait des objectifs de cette réforme, comme des raisons qui l’ont portée. Je vais le faire parce que votre entreprise de dénigrement perpétuel de cette réforme, votre mauvaise volonté évidente à l’appliquer et la façon dont vous la dénaturez ne doivent pas masquer la réalité positive de ce qu’elle apporte.

Je rappelle d’abord que jusqu’en 2008 les enfants avaient école le samedi matin. Et que c’est la droite qui a supprimé cette matinée, avec des conséquences désastreuses pour les enfants.

De nouveaux rythmes scolaires pour mieux apprendre et favoriser la réussite de tous les élèves
La réforme des rythmes scolaires poursuit en premier lieu un objectif pédagogique : la réussite des enfants à l’école primaire dépend pour une part essentielle des conditions dans lesquelles se déroulent leurs apprentissages. Or, depuis la mise en place de la semaine de quatre jours en 2008, les élèves français subissent des rythmes scolaires totalement inadaptés à leurs rythmes biologiques.
La journée actuelle de nos écoliers est en effet plus longue et plus chargée que celle de la plupart des autres élèves dans le monde.
Notre pays cumule ainsi :

  • un volume horaire annuel d’enseignement très important, qui s’élève à 864 heures par an contre 774 heures à 821 heures en moyenne - selon l’âge des écoliers - au sein de l’OCDE ;
  • le nombre de jours d’école le plus faible d’Europe, à savoir 144 jours seulement contre 187 jours en moyenne au sein de l’OCDE ;
  • une semaine particulièrement courte avec 4 jours d’école par semaine, contre 5 voire 6 chez la plupart de nos voisins européens ;
  • une année scolaire concentrée sur seulement 36 semaines.

Pour mettre fin à cette spécificité française défavorable à la réussite scolaire de nos enfants, il est nécessaire et urgent d’instaurer un meilleur équilibre du temps scolaire et du temps périscolaire à la fois sur la journée et sur la semaine.
Il s’agit, avec cette réforme, d’assurer un plus grand respect des rythmes naturels d’apprentissage et de repos de l’enfant, grâce à une meilleure répartition des heures d’enseignement en classe sur la semaine, à un allègement du nombre d’heures d’enseignement par jour et à une programmation des séquences d’enseignement à des moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande.
Elle permet également de répondre plus efficacement à la difficulté scolaire dans le cadre de périodes d’enseignement en groupes restreints.
Par ailleurs, les nouveaux rythmes donnent lieu à une meilleure articulation des temps scolaire et périscolaire. L’ensemble des activités proposées aux élèves au cours de la journée sont organisées de façon complémentaire grâce à un dialogue renouvelé avec les collectivités territoriales et aucun enfant ne devra être laissé sans solution de prise en charge avant 16h30.
Les élèves pourront accéder sur le temps périscolaire à des activités sportives, culturelles, artistiques qui développeront leur curiosité intellectuelle, leur permettront de se découvrir des compétences et des centres d’intérêt nouveaux et renforceront le plaisir d’apprendre et d’être à l’école.

Nous avons, à Aix, un environnement culturel, sportif et citoyen tout à fait exceptionnel, et vous faites faire du coloriage ou la révision des leçons ? À 500 € l’année, c’est vraiment déprimant.

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 18:12
« À gauche pour gagner » : découvrez le texte de la motion

Comme je l'écrivais samedi, au Parti socialiste les congrès se jouent autour des questions de fond : les militant·e·s choisissent entre différents textes (les motions), qui proposent chacun une orientation politique pour le parti.

Je vous propose ici de découvrir le texte que j'ai signé : « À gauche pour gagner ». Avec les autres signataires, nous y défendons une réorientation de la politique économique du gouvernement par quatre décisions : recentrer les aides aux entreprises là où elles sont efficaces pour l'emploi, améliorer les conditions de vie des Français·e·s, contrôler la finance et engager une vraie négociation pour la réorientation de la politique européenne.

Au delà, nous y défendons l'idée d'un socialisme écologiste, qui œuvre pour protéger les salarié·e·s dans la mondialisation et pour l'égalité réelle par l'école, par l'accès égal aux soins, au logement, à la culture et la lutte contre les inégalités de genre et les discriminations.

Vous pouvez découvrir ces propositions en détail, et d'autres encore — sur la nécessaire réforme des institutions et le rôle que le PS devrait jouer dans le quinquennat — ci-dessous :

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Publié par Gaëlle Lenfant - dans tribune Parti socialiste
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 18:29
Congrès du Parti socialiste : les raisons de mon choix

En juin prochain, les militant·e·s du Parti socialiste seront réuni·e·s en congrès à Poitiers. Un congrès socialiste est un exercice qui peut sembler byzantin vu de l’extérieur du parti… et parfois même vu de l’intérieur, c’est vrai ! Mais c’est une procédure qui trouve sa source dans l’histoire du socialisme de notre pays : au Parti socialiste, les choix sont démocratiques (ce sont les adhérent·e·s qui votent), ils se fondent non pas sur des personnalités mais sur des textes politiques (les motions) et dans le respect des différences (par la proportionnelle).

Voilà d’ailleurs pourquoi celles et ceux qui pensent que tout est déjà joué se trompent : une période de campagne interne s’ouvre aujourd’hui et elle va permettre à chaque militant·e de faire le choix qu’il ou elle pensera être le meilleur en votant le 21 mai pour l’une des quatre motions proposées.

Ces motions ont été officiellement déposées ce samedi, chacune avec une liste de ses signataires, c’est-à-dire de socialistes qui s’engagent dès le début dans ce processus démocratique. Le ou la premier·e signataire de chaque motion sera son ou sa candidat·e pour l’élection du premier·e secrétaire du PS, qui aura lieu le 28 mai.

J’ai fait aujourd’hui le choix de m’engager en signant la motion « À gauche pour gagner », dont le premier signataire est Christian Paul, député de la Nièvre. Je fais ce choix pour plusieurs raisons.

D’abord, par fidélité à mes convictions et au travail que j’ai effectué lorsque j’étais secrétaire nationale adjointe aux Droits des femmes dans la direction du PS qu’animait Martine Aubry, et à laquelle participait également Christian Paul. À cette époque, les socialistes avaient engagé un énorme travail de fond qui a abouti au Projet socialiste et qui, lui-même, a été la base des 60 engagements sur lesquels François Hollande a été élu en 2012. Notre démarche consistait alors à analyser notre société, en lien avec ses forces vives, et de proposer des solutions de transformation qui améliorent concrètement la vie des gens. C’est cette démarche, qui me semble à la base de l’engagement socialiste, que je retrouve aujourd’hui dans la motion conduite par Christian Paul.

La deuxième raison pour laquelle je signe « À gauche pour gagner », est que je crois qu’une réorientation de la politique du gouvernement est nécessaire. Disons le tout net : je ne me situe pas dans l’opposition au gouvernement. D’ailleurs, si certain·e·s, par facilité rhétorique, voudraient voir des « raisonnables » et des « fidèles » s’opposer à des « irresponsables » « frondeurs », ils et elles font une erreur d’analyse fondamentale. Tous et toutes, nous sommes là pour voir la gauche réussir au gouvernement.

Mais pour cela il faut faire la bonne analyse. Nous avons été élu·e·s en 2012 en promettant, non pas la révolution, mais le changement. Si, en 2015, nous venons d’essuyer trois graves défaites successives, c’est bien que les électrices et les électeurs sont déçu·e·s de la politique menée. Et nous voyons bien les résultats de cette déception : beaucoup de ceux et celles qui votaient socialiste en 2012 s’orientent, non pas vers « plus à gauche », à peine plus vers la droite, mais surtout vers l’abstention et le Front national. Continuer dans la même voie serait suicidaire, et pas seulement pour le PS.

Je crois qu’il nous faut sortir des discours creux sur la « réforme » et engager, enfin, le vrai changement : celui par lequel nous rétablissons la justice, par lequel la vie de nos concitoyen·ne·s s’améliore concrètement. Il est encore temps de vraiment refonder notre système fiscal, de mener à bout la réforme de la justice, de démocratiser nos institutions et de renforcer les services publics et les protections sociales des citoyen·ne·s, indispensables alors qu’ils/elles continuent de souffrir de la crise.

Et puisqu’il s’agit d’un congrès du Parti socialiste, je dois dire que si je signe aussi « À gauche pour gagner », c’est je crois que les choses doivent changer en interne également. Je conçois que le rôle d’un parti n’est pas le même dans l’opposition et dans la majorité… mais tout de même : le rôle du Parti socialiste n’est pas d’être la simple courroie de transmission de choix qui se font ailleurs, au gouvernement.

Cela vaut au niveau national, mais également au niveau local. Certaines situations sont scandaleuses : par exemple dans le Lot, des élus s’affranchissent du vote des militant·e·s pour voter contre la candidate de notre parti. Ou encore dans les Bouches-du-Rhône, nous ne sommes même pas capable de désigner une tête de liste avant la campagne…

Nous sommes un parti militant, pas une machine électorale ou un réseau d’élu·e·s : nous sommes là pour inventer, lutter et à faire respecter ses idées. La motion « À gauche pour gagner » me paraît répondre à ces exigences.

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Publié par Gaëlle Lenfant - dans tribune Parti socialiste
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 16:23
Soirée de solidarité avec la Tunisie à la Villa Méditerranée

Après le tragique attentat qui s’est produit le 18 mars dernier au musée du Bardo de Tunis, la Villa Méditerranée accueille une soirée de solidarité avec la Tunisie.

Deux thèmes seront à l’honneur :

  • La « révolution tunisienne » entre événement et processus de transition démocratique
  • L’engagement citoyen de la jeunesse

Parmi les invité·e·s attendu·e·s : Pierre Puchot, reporter, journaliste à Médiapart spécialiste du Moyen Orient, une conservatrice du musée du Bardo, Aziza Mraihi, les représentant·e·s du Forum Social Mondial qui vient de se tenir à Tunis, l’Observatoire de l’Assemblée des Représentants du Peuple, la Fondation Al Jasmine, un· représentant·e du Tunisie Bondy Blog… Et en présence de

  • Kamel Jendoubi, ministre chargé des relations avec les institutions constitutionnelles,
  • Michel Vauzelle, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur,
  • Naceur Essid, consul général de Tunisie à Marseille,
  • Serge Telle, Président de l’Agence des villes et territoires méditerranéens duables,
  • Ghazi Ghrairi, secrétaire général de l’Association internationale de droit constitutionnel

> Plus d'informations sur le site de la Villa Méditerranée.

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 12:53
Départementales : communiqué de « Démocratie pour Aix »

Les élu·e·s du groupe d’opposition « Démocratie pour Aix » saluent le choix des électrices et des électeurs qui, au soir du second tour des élections départementales, ont clairement et conformément à nos vœux d’après le premier tour, écarté l’option populiste et démagogique du FN. Nous y voyons la victoire de la démocratie et de la République contre la haine et l’exclusion.

Nous ne nous réjouissons pas pour autant de la victoire de l’UMP au niveau départemental. Opposant·e·s à la droite au sein de notre commune, nous savons que les politiques qu’elle mène ne servent en rien l’intérêt des habitant·e·s et de nos territoires confronté·e·s à la crise. Nous continuerons à être particulièrement actifs et vigilant·e·s.

La perte du département et l’élimination des candidat·e·s de gauche dès le premier tour à Aix-en-Provence doivent provoquer un sursaut des forces de progrès. Aussi, c’est sans relâche que nous travaillerons au rassemblement des forces de gauche, écologistes, citoyennes. Pour poursuivre la politique durable et solidaire mise en œuvre par la majorité régionale et préparer une alternative locale, forte et crédible, c’est avec détermination que nous mobiliserons les Aixoises et les Aixois autour des formats novateurs de la démocratie participative.

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Publié par Gaëlle Lenfant - dans élections Aix-en-Provence
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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 05:45

Je salue la victoire des deux binômes républicains sur Aix-en-Provence.

Dans ce deuxième tour, la gauche n'avait plus de représentants. Le Parti socialiste, le Partit occitan, le groupe d'opposition municipale « Démocratie pour Aix » et de nombreux élu-e-s et militant-e-s ont appelé très clairement à voter pour ces binômes. C'était une décision responsable mais aussi courageuse, au vu notamment de déclarations de certaines personnalités de droite appelant à un "ni-ni" brisant le pacte républicain.

Les électrices et les électeurs nous ont rejoints dans cette responsabilité républicaine et je m'en réjouis.

La gauche doit maintenant travailler à son rassemblement. Organisations politiques, militant-e-s, sympathisant-e-s, élu-e-s doivent ensemble se donner les outils pour réussir. Nous l'avons vu, lorsque nous sommes en capacité de dépasser nos divergences et parfois nos clivages artificiels, alors nous sommes en situation de ramener la confiance des électeurs. Allons chercher cette confiance, non pas avec de simples promesses, mais avec des actes, sur les engagements que nous devons prendre ensemble comme sur les méthodes de construction de ce rassemblement qui passent forcément par la citoyenneté active.

Comme élue socialiste, chacune de mes journées est consacrée à améliorer la vie des gens. Comme militante, je veux permettre à celles et ceux qui partagent ces valeurs progressistes de continuer de les porter. Je ferai tout mon possible pour permettre ce rassemblement de la gauche, dès les premiers tours, qui, seul, permettra les victoires futures.

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Publié par Gaëlle Lenfant - dans élections tribune
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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 12:17
Le groupe d’opposition municipale « Démocratie pour Aix » en  appelle au front républicain

Communiqué de presse :

Le groupe d'opposition municipale « Démocratie pour Aix » prend acte des résultats décevants du premier tour des départementales.

Cette défaite, qui interroge tous les démocrates, leurs formations, doit nous amener à élargir le rassemblement de la gauche et des écologistes.

Dimanche prochain seuls deux bulletins seront à disposition des électrices et électeurs dans ces deux cantons. C'est en restant pleinement mobilisés sur notre opposition aux politiques menées localement mais sans aucune hésitation, que nous appelons à faire barrage à l’extrémisme en utilisant le seul bulletin à notre disposition, celui de la droite républicaine.

> Site internet du groupe « Démocratie pour Aix »

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