17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 11:01

En 2012, j’avais viré en tête du 1er tour. Dans cette circonscription particulièrement marquée à droite, où François Hollande n’avait obtenu que 43% des voix, nous n’avions perdu l’élection qu’à quelques centaines de suffrages, à la surprise générale. Depuis, sur ce territoire, la droite comme la gauche n’ont cessé de perdre des voix et l’extrême droite d’en gagner. 

En 2017, nous avons une responsabilité : faire vivre nos idéaux

Pour cela, nous devons nous donner les moyens de la victoire. Pourtant, je constate que les candidatures de gauche se multiplient : hormis la mienne, étiquetée Parti socialiste, le Parti communiste, le Parti de gauche, le Parti radical de gauche et une candidate sans étiquette se sont déjà déclaré·e·s. EELV ne saurait tarder. Quant aux soutiens d’Emmanuel Macron, j’entends dire qu’ils auraient plusieurs candidat·e·s potentiel·le·s.

Il est temps de savoir ce que nous voulons vraiment : rester sur les méthodes du passé qui ont fait tant de mal à la gauche en nous tournant le dos les uns les autres, sans discussion possible parce qu’il s’agit d’une élection nationale et que « ce sont les partis qui décident, nous, localement on est désolés mais on ne peut rien faire » ou bien changer notre regard. Nous voir. Discuter. Mettre en balance ce qui nous rassemble sur ce territoire par rapport à ce qui nous divise. Et faire en sorte de ne pas apporter l’élection sur un plateau à la droite ou à l’extrême droite. Ne nous berçons pas d’illusions : dans cette configuration de candidatures multiples, la gauche sera atomisée dès le premier tour. 

Derrière ces candidatures se cache parfois la volonté de voir disparaitre le Parti socialiste. Alors qu’en réalité nous construisons notre disparition collective. La disparition de la gauche. De nos idéaux, de nos valeurs, de nos combats, de ceux de nos anciens. Nous avons oublié pourquoi nous faisons de la politique. Nous préférons voir gagner ceux qui portent des idées qui vont à l’encontre des nôtres, voire même des idées qui nous répugnent, seulement parce que nous sommes incapables de voir que nos convergences sont plus fortes que nos divergences. Comment pouvons-nous donner envie aux gens de gauche de voter si nous ne sommes pas capables de nous montrer responsables vis-à-vis d’eux ? 

En nous divisant, nous nous perdons nous-mêmes

Face à ce constat, j’en appelle solennellement à une réunion de l’ensemble des partis, courants, personnes et personnalités concernés. Ensemble, mettons sur la table ce que nous voulons vraiment. Ensemble construisons nos candidatures, dans le respect de chaque tendance, de chaque parti, mais sans oublier le principal : mieux vaut gagner ensemble que de tout perdre seul.

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